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La Bretagne sous la pluie, une légende qui a fait long feu ? En Ille-et-Vilaine, la préfecture vient d’annoncer plusieurs mesures de restriction concernant l’usage de l’eau potable car le département est confronté à la sécheresse.
Un déficit pluviométrique inquiétant en Ille-et-Vilaine
Après un début de printemps particulièrement sec en Bretagne, la préfecture d’Ille-et-Vilaine a officiellement placé, le 24 mai, le département en « état d’alerte sécheresse », impliquant dorénavant un encadrement des usages d’eau potable.
Un département qui, déjà placé en « état de vigilance sécheresse » depuis le 28 avril dernier, a dû faire face a un « déficit pluviométrique persistant », indique la préfecture sur son site, soulignant que la saison hivernale 2021-2022 a été « plutôt tardive, courte et sèche ». Un constat partagé par les jardiniers et les amateurs de météo…
Dans le détail, les services de l’État précisent que le déficit pluviométrique sur ces quatre premiers mois de 2022 passe ainsi progressivement de 20 % au nord à 40 % au sud du département. Par ailleurs, la quasi-absence de pluie ces dernières semaines a aussi impacté les débits des cours d’eau bretilliens, dont certains ont franchi les seuils de déclenchement de l’alerte dès ce mois de mai, laissant craindre le pire pour la saison estivale si le temps sec se maintient.
Autre conséquence de la sécheresse, la préfecture explique que les barrages du département, réserve d’eau potable pour la population, subissent une baisse progressive de leur volume, et ce, de façon « particulièrement précoce cette année ». Parmi les ouvrages les plus touchés par cette situation, les barrages de Mireloup, de Beaufort dans le nord du département et les trois barrages sur la Vilaine en amont de Rennes sont ceux qui inquiètent le plus les autorités.
Des restrictions qui « s’imposent à tous » dans le département
Ainsi, depuis le 24 mai, en application de l’arrêté cadre « sécheresse » d’Ille-et-Vilaine en date du 11 juin 2021, les habitants du département (particuliers, industriels, collectivités ou exploitants agricoles) sont donc appelés par Emmanuel Berthier, préfet d’Ille-et-Vilaine, à adopter « une conduite éco-responsable ».
Dans les grandes lignes, ces restrictions ont pour objectif d’inciter la population à réduire sa consommation en eau, « quelle qu’en soit l’origine », et à « examiner si un usage d’eau autorisé peut être décalé à une période moins sensible pour la ressource, voire être évité ».
Un renforcement des mesures possible en cas d’aggravation la sécheresse
Pour cela, la préfecture a publié une liste de mesures d’interdiction ou de restriction d’usage de l’eau qui concernent :
- le nettoyage des façades, terrasses, murs, escaliers, toitures, véhicules dont les bateaux ;
- les vidanges et remplissages des piscines familiales et collectives privées ;
- l’arrosage des terrains de sport (stades, golfs…), des espaces verts, des jardins ;
- l’alimentation des douches de plages ;
- l’alimentation des fontaines d’agrément ;
- l’utilisation de l’eau potable dans les différents process relatifs aux usages industriels ;
- les reconnaissances opérationnelles, manœuvres et exercices du service départemental d’incendie et de secours
- les contrôles techniques périodiques, purge et tests des poteaux d’incendie
- l’interdiction de manœuvrer les vannes pouvant influencer le réseau hydrographique, sauf pour les barrages ayant pour vocation le soutien d’étiage et/ou l’alimentation en eau potable.
Enfin, en cas d’aggravation de la situation sur le plan hydrométrique, il n’est pas exclu que des mesures supplémentaires visant à interdire ou à restreindre l’usage de l’eau potable ou de l’eau prélevée dans le milieu naturel (cours d’eau et forages) soient imposées en Ille-et-Vilaine.
Pour se tenir informés, les habitants du département peuvent suivre l’évolution de la situation et les mesures de restriction en vigueur par commune ainsi que les arrêtés « sécheresse » en cours sur le territoire national.
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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