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Durant tout l’été au Musée Pont-Aven, les visiteurs auront la possibilité de découvrir des œuvres emblématiques et inédites de Mathurin Méheut, l’un des peintres bretons les plus populaires. Dont les œuvres témoignent d’une Bretagne aujourd’hui disparue.
Quand Mathurin Méheut arpente Pont-Aven…
En cette année 2022, le peintre lamballais Mathurin Méheut (1882-1958) n’est pas seulement à l’honneur dans sa ville natale, où un nouveau musée portant le nom de l’artiste accueillera le public à partir du 18 juin dans l’une des anciennes écuries du Haras national.
Au Musée de Pont-Aven, Mathurin Méheut va aussi se voir dédié une exposition intitulée « Méheut, l’arpenteur de la Bretagne ». Accessible à partir du 25 juin prochain, elle sera en place jusqu’au 31 décembre 2022. Avec l’arrivée des vacances d’été, voici donc une belle occasion pour les Bretons comme pour les touristes de découvrir ou redécouvrir un artiste qui a laissé une empreinte majeure dans la peinture bretonne du XXe siècle.
Tout au long de sa vie, Mathurin Méheut s’est démarqué en traçant une voie artistique personnelle et originale. Avec un coup de crayon aussi fulgurant qu’inimitable, l’artiste a su mettre en valeur cette société bretonne travailleuse et pieuse de la première moitié du XXe siècle. Mais la quantité d’œuvres produites et la diversité des techniques expérimentées ont fait du peintre lamballais un artiste prolifique et inclassable.
Un artiste prolifique dans plusieurs disciplines
Mathurin Méheut, demeurant aujourd’hui encore l’un des artistes bretons les plus populaires, a cependant effectué toute sa carrière à Paris, une ville dans laquelle il résidera dès 1902, alors âgé de 20 ans. Il connaîtra la célébrité à partir de 1913 puis 1921 au musée des Arts décoratifs. Le public découvrira alors ses peintures résultant de séjours à Roscoff (1910-1912) puis à Penmarc’h (1919-1920). Méheut s’impose à cette époque comme le peintre de la Bretagne, celle des activités rurales et maritimes, du labeur et des gestes de l’artisanat, mais aussi des fêtes religieuses et profanes.
Mais l’artiste, prolifique, brillera aussi dans d’autres disciplines. Ainsi, il sera également l’auteur de décors aux sujets éclectiques pour les navires des compagnies maritimes, et de planches naturalistes célébrant le règne végétal. Par ailleurs, il nourrira une production foisonnante dans les domaines de la céramique et du livre illustré, inspirations puisées dans ses séjours à répétition qu’il ne manquait jamais de passer, chaque année, en Bretagne.

Mathurin Méheut. Ramasseurs de sel à Guérande. Source : auction.fr
Mathurin Méheut, témoin d’une Bretagne en mutation
Cette Bretagne contemporaine de Mathurin Méheut sera celle d’un pays en pleine mutation, dont l’artiste observe la diversité naturelle et culturelle. Sa prédilection pour un Finistère aux paysages plus âpres et aux costumes chatoyants n’exclut pas des explorations qui le conduisent des marais salants de Guérande à la baie du Mont-Saint-Michel. De ses innombrables croquis réalisés avec virtuosité, il tire des compositions d’une modernité mesurée, qui donnent à son œuvre une dimension de témoignage. Avant tout peintre de la réalité, il s’autorise cependant quelques exceptionnelles incursions dans l’imaginaire.

Mathurin Méheut. Le Pardon de Notre Dame de la Joie en Pays bigouden. Source : auction.fr
Au Musée de Pont-Aven, les visiteurs auront la chance de pouvoir admirer durant le parcours de l’exposition des œuvres emblématiques et inédites de Mathurin Méheut provenant de collections publiques et privées.
Enfin, des visites commentées de l’exposition d’une durée d’une heure seront proposées régulièrement durant la saison, notamment chaque vendredi à 15 h 30.
Informations pratiques
Tarifs d’entrée : plein : 8 € / réduit : 6 €
Le musée est ouvert tous les jours de 10 h à 18 h (sauf le lundi)
Tous les jours de 10 h à 19 h en juillet et août
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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