Crise des hebdos bretons, immigration, Larsonneur, La Baule, Dinard..à part ça tout va bien

Les hebdos bretons souffrent – Ils ont connu leur heure de gloire. Aujourd’hui, ils poursuivent leur glissade, ce qui signifie effritement des ventes, année après année. Evidemment, leurs patrons souligneront les dégâts causés par Internet, oubliant  d’évoquer un contenu rédactionnel faiblard et des journalistes peu créatifs, pas incités à «travailler » les faits divers, seule matière qui dynamise les ventes. Il est intéressant de prendre connaissance de leur diffusion France payée en 2021 (ACPM-OJD) :  Le Trégor (14 835 exemplaires/semaine), L’Echo de la presqu’île guérandaise (13 203), La Chronique républicaine-Fougères (11 019), Le Pays malouin (9 593), Le Courrier du Pays de Retz (8 637), L’Eclaireur-Châteaubriant (8 106), L’Echo de l’Armor et de l’Argoat (7 916), Le Journal de Vitré (6 602), La Presse d’Armor (6 094), Le Courrier indépendant de Loudéac (6 033), Le Petit Bleu des Côtes-d’Armor (5 889), La Gazette du Centre Morbihan (5 718), L’Echo d’Ancenis et du vignoble (4 771), L’Hebdomadaire d’Armor (4 653), Pontivy journal (3 980), Le Ploërmelais (3 917), Les Infos-Pays de Redon (3 868), Les Infos-Pays de Ploërmel (1 785). Pour montrer l’importance de la chute des ventes, nous prendrons l’exemple du Trégor (Publihebdos, groupe Ouest-France), le plus important hebdo breton. Diffusion France payée en 2015 : 17 063. En 2021 : 14 835. Soit un recul de 2 228 exemplaires/semaine en six ans. Bravo !

L’immigration crée des emplois – L’association nantaise AMI (Accompagnement migrants intégration) était condamnée à la liquidation, en effet la Caisse des dépôts et consignations, opérateur pour l’Etat du programme « Intégration professionnelle des réfugiés » (IPR) avait annoncé qu’elle ne verserait pas la deuxième tranche de subventions prévue dans le cadre de l’appel à projets. La CDC reproche en effet à AMI « un non-respect des objectifs » et « l’utilisation non conforme des fonds alloués » (Le Monde, mardi 19 juillet 2022). Au cœur du conflit : la décision de l’AMI d’étendre son action aux demandeurs d’asile munis d’autorisation de travail, mais dont la situation juridique n’est pas tranchée. Le mardi 19 juillet, le tribunal ordonne la liquidation. Mais un miracle se produit puisqu’une fondation fait un don de 20 000 euros, tandis qu’une « haut-fonctionnaire officiant au sein d’un ministère régalien » (sic) verse 5 000 euros ; ce coup de pouce permettra d’assurer les salaires de l’équipe « au cours des deux prochains mois » ; car l’association compte sept salariés (Presse Océan, samedi 30 juillet 2022). Ce genre de boutique étonne toujours par le nombre de « salariés » qu’elle emploie. Si le journaliste de Presse Océan (Yan Gauchard) faisait preuve de curiosité – qualité professionnelle -, il s’intéresserait non seulement à la masse salariale, mais encore aux rémunérations ou aux indemnités dont bénéficient les uns et des autres. Les lecteurs aiment savoir l’utilisation qui est faite de l’argent public …

Jean-Charles Larsonneur, atlantiste acharné   « Je suis intraitable (…) quand il s’agit de soutenir nos forces armées », insiste Jean-Charles Larsonneur, député sortant de Brest (Agir), dans une tribune (Le Télégramme, Brest, mardi 7 juin 2022). Réélu, il peut être satisfait puisque « le ministre des armées, Sébastien Lecornu a assuré jeudi 7 juillet, lors de sa première audition devant la commission de la défense de l’Assemblée nationale que le budget des armées serait bien en hausse d’au moins 3 milliards d’euros en 2023, conformément à la loi de programmation militaire (LPM) 2019-2025 » Cette augmentation comble d’aise Larsonneur (Horizons) car « il y a encore six mois, nous n’étions pas certains qu’elle serait respectée », dit-il  (Le Monde, samedi 9 juillet 2022). Le budget 2023 de la Défense nationale passe donc de 41 à 44 milliards d’euros ; il était de 35,9 milliards en 2019 et devrait atteindre 50 milliards en 2025, d’après la loi de programmation militaire. Tout travail méritant une récompense, Jean-Charles Larsonneur a été élu rapporteur du « très stratégique programme 144, qui comporte notamment une partie des crédits du renseignement, des études sur les grands programmes d’armement et de l’innovation » (Le Monde, dimanche 31 juillet-lundi 1er août 2022). Ainsi il pourra contribuer « à renforcer le dispositif de l’Otan à l’Est de l’Europe, avec les forces françaises et le concours d’autres pays. La France est présente en Estonie et va intensifier sa présence en Roumanie » (Le Télégramme, Brest, vendredi 25 février 2022). Comme Larsonneur est diplomate de carrière, il pourrait très bien devenir ambassadeur de France à Washington ; il serait ainsi chez ses « amis » américains.

Le duel La Baule-Dinard – D’après le mensuel Capital (août 2022), la nuit d’hôtel la plus chère à La Baule coûte 2 900 euros (Hôtel Barrière L’Hermitage) contre seulement 2 400  euros à Dinard  (Grand Hôtel de Dinard). Mais Dinard fait mieux sur un autre terrain puisque cette cité balnéaire n’a connu que 13 cambriolages en 2021 contre 137 à La Baule que fait Franck Louvrier ? Notons qu’à Dinard, François Pinault est propriétaire de trois villas : Solidor, Bel-Esbat et Greystones (plus de 10 millions de travaux de rénovation).  A côté, Valérie Pécresse et son mari Jérôme (dirigeant de GE Renewable Energy) font figure de pauvres avec leurs deux villas mitoyennes situées sur le front de mer de La Baule qu’ils ont achetées en 2003 et 2004  pour un montant total de 2,9 millions. Jusqu’en décembre 2021, il était même possible de louer un appartement dans l’une des deux maisons, mais lorsque le quotidien nantais  Presse Océan a dévoilé l’affaire, les Pécresse ont arrêté la location ; ils n’aiment pas la publicité. Rappelons que Mme Pécresse était la candidate la plus riche à l’élection présidentielle.

Bernard Morvan

Crédit photo : DR
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3 réponses

  1. AMI (Accompagnement migrants intégration) fonctionne exactement comme une agence de travail temporaire, sauf qu’elle est spécialisée officiellement dans les temporaires réfugiés — et qu’elle a étendu subrepticement son activité aux temporaires illégaux. Qu’elle ait des salariés pour assurer le placement de ses ouailles, comme toute agence de travail temporaire, c’est normal. Ce qui ne l’est pas, c’est que sa rémunération soit assurée par des subventions publiques et non par ses clients. A fortiori si elle ne respecte pas la loi ! Ses dirigeants devraient être tenus personnellement de rendre les subventions perçues à tort.

  2. des chances pour la france !!! encore plus d’agression de vieilles dames pour leur dérober leur sac ou les violer, encore plus d’égorgements, de fusillades, de rodéos assassins etc.

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