Quimper. Saisie record de cannabis, armes à feu, héroïne : Finistère, terre de toxicomanes et de trafiquants ?

Quimper

Dans la région de Quimper, plusieurs saisies de drogue ont eu lieu ces derniers jours et un important réseau de trafiquants a été démantelé. Des quantités de stupéfiants considérables qui interrogent également sur le nombre de toxicomanes dans le Finistère.

115 kg de résine de cannabis saisis

Les saisies de drogue s’enchaînent semaine après semaine en Bretagne. Mais l’une s’est révélée être plus importante que les autres ces derniers jours.

Après une enquête initiée au mois de mai 2022, la brigade de recherche de Quimperlé est parvenue à mettre la main sur 115 kg de résine de cannabis. Une quantité de stupéfiants dont la valeur a été évaluée à 900 000 €. Derrière ce trafic, les enquêteurs ont ainsi découvert l’existence d’un réseau de grande ampleur.

Aux côtés des gendarmes Quimperlé, la cellule départementale observation surveillance du Finistère (CDOS 29) a également pris part à l’enquête, menée sous la direction du parquet de Quimper.

Au terme de plusieurs mois d’investigations, deux véhicules réalisant un « go fast » depuis le sud de l’Espagne en direction de la Bretagne ont été interceptés dans la nuit du 21 au 22 septembre dernier tandis qu’il traversait les départements de la Charente-Maritime et des Deux-Sèvres avec de la drogue à bord. Une interception à laquelle ont participé le groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) et le groupe d’observation et de surveillance de Bordeaux (GOS).

Des interpellés déjà très défavorablement connus de la justice

Dans le cas de cette opération, deux hommes âgés de 33 et 50 ans ont été interpellés. Ils sont tous deux déjà très défavorablement connus de la justice.

En parallèle, une femme âgée de 30 ans et suspectée de faire partiE de ce réseau de trafic de stupéfiants a été interpellée à son domicile dans le Morbihan. Opération à laquelle a pris part le peloton de surveillance et d’intervention (Psig) de Quimperlé. Lors de la perquisition, les forces de l’ordre ont saisi de la cocaïne ainsi que de la résine et de l’herbe de cannabis, confirmant les suspicions de trafic.

Par ailleurs, durant la perquisition d’un véhicule, les enquêteurs ont également mis la main sur deux armes de poing et plusieurs centaines de munitions et de la résine de cannabis.

Après avoir été placé en garde à vue par les enquêteurs de la compagnie de gendarmerie départementale de Quimperlé, le trio a été présenté au parquet de Quimper samedi 24 septembre pour l’ouverture d’une information judiciaire pour « trafic de stupéfiants », « importation de stupéfiants », « participation à une association de malfaiteurs », « détention d’armes et de munitions de catégorie B ». Par la suite, les trois individus ont été placés en détention provisoire.

La drogue tombe en pluie sur Quimper

Enfin, cette saisie record ne doit pas éclipser les autres affaires de trafic de stupéfiants dans la région de Quimper. Au matin du 20 septembre dernier, une vingtaine de fonctionnaires de police de différentes unités venus épauler ceux de la PJ quimpéroise ont mené une vaste opération dans plusieurs appartements de la ville ayant conduit à saisir trois kilos d’héroïne, environ 150 grammes de résine de cannabis, près de 4 000 euros en liquide et deux armes de poing. Le résultat d’une enquête de plusieurs mois.

Dans le même temps, les policiers sont intervenus dans des logements situés au Juch près de Douarnenez, mais aussi à Bezons dans le Val-d’Oise, où des renforts de la BRI (brigade de recherche et d’intervention de la police nationale) ont été nécessaires.

À l’issue de ces opérations, quatre individus ont été interpellés le même jour à Quimper et au Juch. Âgés de 51, 42, 40 et 26 ans, ils furent placés en garde à vue par la suite, puis en détention provisoire. Si deux d’entre eux résidaient dans le Finistère, les deux autres effectuaient de fréquents allers-retours entre l’Île-de-France et la Bretagne.

Toujours le mardi 20 septembre, dans l’après-midi cette fois, un contrôle routier de routine effectué par trois motards de la police de Quimper s’est également conclu par la saisie de 7 kg de drogue dans le coffre de la voiture. Le conducteur transportait en effet plus de 4,8 kg d’amphétamines, 2,65 kg de cocaïne, 378 grammes d’ecstasy et 815 grammes de cannabis.

Dans un second temps, la perquisition réalisée par les forces de l’ordre au domicile de l’individu dans le quartier quimpérois du Moulin-Vert a conduit à la découverte d’un laboratoire permettant de fabriquer des cachets d’ecstasy. L’individu a également été placé en détention provisoire.

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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8 réponses

  1. La pourriture envahit la Bretagne profonde après les grandes villes de la région. Quel dommage et quel malheur ! On avait déjà assez avec les problèmes d’alcool. Où va la culture particulière de ce pays ?

  2. C’est une manière de liquider la jeunesse bretonne, il faut mettre hors d’état de nuire ces trafiquants, confisquer tous les bien acquis avec le produit du trafic.

  3. Des mois d’enquête pour quelques kilos de drogue, cool la vie. Alors que les revendeurs opèrent dans se cacher.
    Et que les trafiquants sillonnent les routes : des policiers avec des chiens les arrêteraient assez facilement.
    C’est un puits sans fond et la justice ne sévit pas.

  4. j’avais un chien  » malamute » , qui pour une raison que j’ignore était particulièrement doué pour la recherche des stups . D’une taille imposante, je l’ai vu rentrer dans une voiture de d’jeunes par la portière ouverte , tandisque les occupants se sauvaient , nous ayant pris pour des flics . Je me rendais quotidiennement à l’hopital de la cavale à BREST , et je le laissais seul dans la voiture, lui faisant faire un tour de parking pour se soulager;c’est incroyable le nombre de voitures qu’il « marquait « , tournant autour , reniflant les poignées de portes, les portières ….Sur beaucoup de ces véhicules, on trouvait des autocollants :  » MEDECIN ….ELEVE INFIRMIER (ere)….ETUDIANT EN MEDECINE « etc il y avait aussi des  » nucleaire non merci « 

  5.  » deux hommes âgés de 33 et 50 ans ont été interpellés. Ils sont tous deux déjà très défavorablement connus de la justice. »
    mais qui se retrouvent dans les rues!
    le laxisme judiciaire est patent

Les commentaires sont fermés.

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