Ensauvagement. À Alençon, la dentelle « grand-remplacée » par les cocktails Molotov et les tirs de mortiers [Vidéo]

Alençon

11 mois après des scènes d’émeutes urbaines, Alençon et son quartier Perseigne ont vécu un nouvel épisode de violences en début de semaine. Trafic de drogue, voitures incendiées, policiers attaqués et maire socialiste dépassé par les racailles : la recette infaillible pour rendre invivable un paisible chef-lieu de l’Orne !

Tirs de mortier et barres de fer

À peine un an après s’être fait connaître de la France entière, le quartier « sensible » de  Perseigne, à Alençon, vient à nouveau de faire parler de lui. Le chef-lieu de l’Orne, longtemps réputé paisible, est donc une nouvelle fois dans la tourmente.

Dans la nuit du mardi 27 au mercredi 28 septembre, entre 23 heures et 2 heures du matin, des violences urbaines, un terme jadis inconnu dans le département, ont secoué Alençon. Selon le parquet, une vingtaine de véhicules ont été incendiés. Autre caractéristique désormais classique de ce genre de soirée, les bandes de racailles locales ont attaqué les forces de l’ordre par des tirs de mortier lorsque celles-ci sont arrivées dans le quartier pour intervenir.

Les policiers ont dû faire face à un groupe composé d’une trentaine à une cinquantaine d’individus cagoulés et munies de barres de fer.

À Alençon, les cocktails remplacent la dentelle

Par ailleurs, comme souvent dans ces émeutes de banlieue, l’interpellation d’un dealer durant l’après-midi serait à l’origine de ces violences. Selon RMC, un conducteur ayant refusé d’obtempérer aurait finalement été arrêté. Il transportait à ses côtés un homme sous le coup d’un mandat d’arrêt. Le chauffeur de la voiture se serait rebellé tout en menaçant de mort les policiers et en incitant à l’émeute les habitants du quartier. Auparavant, d’autres interpellations pour détention et trafic de drogue avaient eu lieu la semaine dernière dans ce même quartier.

Outre les véhicules brûlés, les voyous de Perseigne ont également placé les poubelles en travers de la route afin de constituer des barrages. Tout comme certains véhicules utilisés aussi pour bloquer les rues. Une partie d’entre eux sera incendiée par des cocktails Molotov. Un abribus a également été dégradé.

Du côté de la municipalité, malgré l’énorme coup de projecteur mis sur Alençon en octobre 2021 lors des précédentes émeutes et la création de postes supplémentaires de policiers suite à ces faits, le maire Joaquim Pueyo (Parti socialiste) a déploré le 28 septembre 2022 le manque de fonctionnaires de police dans sa ville la nuit. Ainsi, pour stopper les émeutiers de ce 27 septembre, les forces de l’ordre d’Alençon ont dû faire appel à des policiers extérieurs venus leur prêter main-forte. Notamment des gendarmes et des policiers de la Sarthe voisine.

L’élection présidentielle n’aura rien changé…

Quant aux émeutes de l’an dernier justement, les délinquants du quartier Perseigne avaient incendié une quinzaine de véhicules dans la nuit du 26 au 27 octobre.

La suite des événements ressemblait déjà furieusement au déroulement de la soirée de septembre 2022 : tandis que les pompiers furent dépêchés sur place tout en étant escortés par les forces de l’ordre vers minuit afin d’éteindre les différents feux, ils furent pris pour cibles par des tirs de mortier, les contraignant alors à quitter le quartier. Par chance, aucun blessé ne fut à déplorer.

À l’époque, la préfète de l’Orne avait, selon les formules d’usage devenues monnaie courante face à l’ensauvagement de la France, « condamné avec la plus grande fermeté les violences de la nuit et ces comportements de voyous ». En expliquant par ailleurs que ces interpellations étaient « conformes à la volonté très ferme » des services de l’État « de perturber les trafics de drogue et les points de deal ». 11 mois plus tard, nous pouvons donc mesurer toute la portée de cette volonté et l’efficacité des réponses apportées…

Notons enfin, et c’est peut-être là le point le plus inquiétant, que la tenue de l’élection présidentielle au mois d’avril dernier et la campagne électorale l’ayant précédé avec moult promesses à la clé, n’ont strictement rien résolu aux problèmes de délinquance et d’insécurité endémiques qui sévissent dans tant de villes françaises, y compris de taille modeste. Alençon en est le meilleur exemple !

Crédit photo : Capture YouTube (photo d’illustration)
[cc] Breizh-info.com, 2022, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

3 réponses

  1. Quand les français vont-ils comprendre que la France d’avant, c’est fini ! Le pays est désormais ouvert à tous les hors la loi ( imaginez le buzz médiatique si on avait attaqué la Police ou un commissariat il y a 20 ans..) de nos jours c’est du quotidien….Nos politiques trouvent des réponses très fermes dans les discours mais la rue appartient désormais aux hors la loi et la justice fait preuve de fermeté uniquement avec les bons citoyens ou les automobilistes !

  2.  »Ce n’est qu’un sentiment d’insécurité »…nos politicards  »baissent leur culotte » devant les musulmans! La mollesse et l’inaction des gouvernements successifs nous ont entraîné dans une spirale d’une extrême violence! La  »terre d’accueil » est un gaspillage, ce sera bientôt la chienlit, dans notre pays! On a fait la statue d’Abdelkader au lieu de rappeler le duc d’Aumale! Nos  »gouvernants » doivent montrer plus de fermeté auprès de cette population musulmane, qui ne craint que ceux qui se montrent  »forts »! Il ne faut pas s’étonner de la montée de l’extrême droite!  »Tirs de mortiers » sur la police donc acte de guerre! Où est le courage politique? Les islamistes sont soutenus par les gens qui nous gouvernent!.. Les Français ne sont plus en sécurité chez eux!

  3. les racailles se sentent forts, ils peuvent en toute impunité agresser les policiers qui ont ordre de ne pas répliquer

Les commentaires sont fermés.

- Sécession la première parution de Yann Vallerie, rédacteur en chef de Breizh-info -

- Je soutiens BREIZH-INFO -

PARTAGEZ L'ARTICLE !

LES DERNIERS ARTICLES

ARTICLES LIÉS