Ensauvagement. Alençon, ville symbole de racailles des villes se faisant aussi racailles des champs… [Vidéo]

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Une nuit d’émeutes a frappé Alençon (Orne) il y a quelques jours avec des bandes de racailles attaquant pompiers et policiers après avoir incendié des véhicules. La ville normande est le symbole d’une insécurité ayant gagné les villes de taille modeste.

À Alençon, des racailles qui ne font plus dans la dentelle

Alençon, discrète préfecture de l’Orne jadis connue pour sa dentelle, Alençon et ses un peu plus de 25 000 habitants située aux confins du Maine de la Normandie… et désormais Alençon, ville où les bandes de racailles sévissent.

L’information a ainsi pu surprendre les Français peu au fait de la sociologie locale : la bourgade normande a connu une importante flambée de violences dans la nuit du 26 au 27 octobre dernier. Une quinzaine de véhicules ont été incendiés dans le quartier « sensible » de Perseigne. Car, comme de nombreuses villes françaises épargnées par le phénomène il y a encore 20 ans, Alençon a désormais, elle aussi, ces « zones de non-droit »…

Tandis que les pompiers ont été dépêchés sur place tout en étant escortés par les forces de l’ordre vers minuit afin d’éteindre les différents feux, ils ont été pris pour cible par des tirs de mortier et ont été contraints de quitter le secteur. Par chance, aucun blessé n’a été à déplorer. Si la nuit suivante était redoutée par les autorités quant à de nouvelles violences potentielles, les renforts policiers et la soixantaine de CRS dépêchés sur place ont visiblement permis de maintenir un calme relatif.

Trafic de drogue, interpellation, représailles : un scénario qui se répète

En ce qui concerne l’origine de ces violences, le cas d’Alençon semble ressembler fortement à ces nombreuses nuits d’émeutes qui ont marqué plusieurs villes de France au cours des derniers mois : c’est l’interpellation d’un « jeune » du quartier plus tôt dans la journée du mardi 26 qui aurait mit le feu aux poudres. L’individu en question était par ailleurs en possession d’environ 500 g de résine de cannabis mais aussi de 165 grammes d’héroïne, d’une centaine de grammes de cocaïne et d’une vingtaine de grammes de crack.

Loin de présenter un profil exempt de tout soupçon, ce garçon de 16 ans aurait déjà effectué de la détention pour trafic de stupéfiants par le passé. Lors de l’opération, une cliente du réseau de trafic de stupéfiants a également été interpellée et un pistolet d’alarme semi-automatique de calibre 9 mm ainsi qu’un couteau ont été saisis.

Une arrestation qui n’a pas été du goût de ses comparses résidant dans la cité de Perseigne. Lesquels lanceront les hostilités vers 23 heures en cassant des vitres de voiture puis en jetant des cocktails Molotov à l’intérieur.

Une arrestation qui n’endiguera pas le trafic

De son côté, la préfète de l’Orne a, selon les formules d’usage désormais habituelles en pareille situation, « condamné avec la plus grande fermeté les violences de la nuit et ces comportements de voyous ». En expliquant par ailleurs que ces interpellations étaient « conformes à la volonté très ferme qui est la nôtre de perturber les trafics de drogue et les points de deal ».

Cette satisfaction n’a été que moyennement partagée par le procureur de la République d’Alençon, François Coudert. Cité par Ouest-France, il explique qu’ « une interpellation, ce n’est pas un démantèlement. Ce n’est pas en extrayant un revendeur qu’on s’attaque en profondeur au trafic. Pour ça, il faudrait des enquêtes en profondeur de la police ».

Ces dernières ne semblent pas à l’ordre du jour tandis que la cité Perseigne est une plaque tournante du trafic de drogue dans le département de l’Orne. En outre, les dealers locaux ne se contentent plus du seul commerce de cannabis et les drogues dites « dures » telles la cocaïne, l’héroïne et le crack sont désormais proposées aux consommateurs d’Alençon et de sa région.

En matière de délinquance et de criminalité, les villes moyennes de la « France périphérique » auront bientôt rattrapé leur retard sur les banlieues des métropoles et d’Île-de-France.

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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5 Commentaires

  1. Des violences, des émeutes, des voitures incendiées, les pompiers pris pour cible.. à Alençon.
    Mais Nooooon !… c’est juste un petit fait divers sans gravité et sans conséquences.
    Mais l’extrême droite amplifie à l’exagération des choses insignifiantes parce que à Alençon ils sont gentils.

  2. j’avais vu une vidéo d’un shérif de l’arizona qui enfermait les délinquants de son comté dans un camp de tentes; les détenus se plaignaient de n’avoir pas la clim, devoir porter un uniforme rose, de devoir nettoyer les abords des routes, de n’avoir pas la télé ni des portables.
    il répondait : si nos soldats peuvent dormir sous la tente pourquoi pas vous!
    en effet ! et si on faisait ça …

  3. « L’aristocratie financière, dans son mode de gain comme dans ses jouissances, n’est pas autre chose que la résurrection du lumpenprolétariat dans les sommets de la société bourgeoise. » Marx, Les luttes de classes en France (Clouscard reprendra ça)

    L’Argent dieu jaloux du bobo progressiste en purin, dieu jaloux du dealer.

    « Le lumpenproletariat – cette lie d’individus déchus de toutes les classes qui a son quartier général dans les grandes villes – est, de tous les alliés possibles, le pire. Cette racaille est parfaitement vénale et tout à fait importune. Lorsque les ouvriers français portèrent sur les maisons, pendant les révolutions, l’inscription : « Mort aux voleurs ! », et qu’ils en fusillèrent même certains, ce n’était certes pas par enthousiasme pour la propriété, mais bien avec la conscience qu’il fallait avant tout se débarrasser de cette engeance. Tout chef ouvrier qui emploie cette racaille comme garde ou s’appuie sur elle, démontre par là qu’il n’est qu’un traître. » La sociale démocratie allemande, Marx

    Vous connaissez le traitre qui emploi la racaille « chance » ?

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