Nantes. Les quartiers sensibles sont toujours une poudrière

Même si les fusillades ont presque cessé – à part une nouvelle, la 61e de l’année, le 5 novembre dernier qui a fait trois blessés rue de Cholet à Bellevue, les tirs de mortiers et d’artifices à répétition, toutes les nuits, et les découvertes d’armes à intervalles réguliers rappellent que malgré une présence policière accrue, les quartiers dits sensibles de Nantes sont toujours bouillants et que rien n’est réglé – faute, notamment, d’une volonté politique de s’attaquer aux causes du lucratif trafic de drogue.

Le 17 novembre dernier, lors d’une opération des CRS rue Antoine Watteau aux Dervallières, très vite ponctuée des cris « Arah » des guetteurs, un homme caché dans un local à poubelles, un sac plastique à la main, est interpellé non sans mal – puisqu’il mord un CRS au doigt jusqu’au sang. Dans le sac en plastique, est retrouvé un pistolet d’alarme qui a été modifié pour tirer des balles réelles, des munitions de calibre 9 et 7.65, et 404 grammes d’héroïne [plus de 15.000 € à la revente au détail]. L’interpellé avait déjà été arrêté le 7 novembre dernier, toujours pour infraction à la législation sur les stupéfiants.

Deux jours avant, peu avant minuit, un policier municipal a été trainé sur 200 mètres par le conducteur d’une Clio qui avait refusé de s’arrêter, rue Mathurin Brissonneau et quai de la Fosse – le conducteur interpellé à 23h45, ivre et sans assurance, avait sur lui cinq grammes de résine de cannabis, ainsi que deux savonnettes (100 grammes pièce) de cannabis.

En début de semaine dernière, les feux de mortiers et d’artifice nocturnes, vers 1h30 à 2h du matin, anormalement longs, au Breil et aux Dervallières notamment, ont fini par faire la Une. Tirés depuis des points de deal – « notamment quand la drogue arrive dans les quartiers », relève un policier nantais chevronné – ils montent à dix-quinze mètres et sont parfaitement audibles du centre-ville.

Louis Moulin

Crédit photo : DR

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3 réponses

  1. Tant qu’ils s’entretuent mais après que les forces de l’ordre sois prise pour cibles là nous devrions les autoriser à riposter aux tirs de mortiers par des tirs par armes létales, pas de pitié pour la racaille !!!

  2. Les policiers, comme les profs ne sont pas soutenus par leur hiérarchie ( politique pour les uns Education Nle pour les autres ) Le mot d’ordre, jamais avoué, c’est : Ne rien faire d’efficace par peur des  » représailles  » et surtout pas de vagues pour l’enseignement….. Le manque de courage au plus haut niveau est terrifiant et nos adversaires l’ont compris depuis longtemps

  3. il faut bien que ces pauvres gens vivent, le rsa, les apl, les subsides donnes ne leu suffisent pas, et la brutalité policière est intolérable, d’ailleurs les juges remettent en liberté les contrevenant dare dare

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