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Tiers mondisation. En Bretagne, le secteur médical et hospitalier en voie d’effondrement avant Noël

En Bretagne, le secteur médical et hospitalier est en voie d’effondrement avant Noël, alors que les annonces qui se succèdent font de plus en plus penser que globalement, la France devient un pays du Tiers monde, malgré un taux de taxes, d’impôts, de charges démentiel. Ce qui signifie que les citoyens paient pour un service que l’Etat n’est plus en mesure de lui garantir, il y a donc tromperie sur la marchandise. Tour d’horizon de la situation hospitalière bretonne, tandis que comme l’an passé, les dentistes comme tout un tas de spécialistes ne seront pas non plus disponibles entre les fêtes.

Dans de nombreux hôpitaux, le plan blanc a été activé. Ce qui signifie que le personnel trinque (modification d’horaires, heures supplémentaires…) comme les patients (opérations déprogrammées). À Morlaix – plus de 50 arrêts maladie à l’heure actuelle – il a été activé depuis le 30 novembre. Puis dans tous les établissements de santé d’Ille-et-Vilaine d’en faire de même. Mais aussi à l’hôpital de Lannion et à celui de Brest-Carhaix ou de Vannes. A Landerneau, les urgences vont fermer à Noël faute de personnel.

A Lorient, le personnel n’en peut plus, et tire la sonnette d’alarme : « Le tableau dressé est sombre avec des patients nombreux (personnes âgées surtout) qui attendent un lit d’hospitalisation dans les couloirs. Plus d’une trentaine lundi 19 décembre 2022, une quarantaine le mercredi suivant. « Les lits disponibles de la chirurgie programmée n’ont pas suffi », fait remarquer un soignant. Ils décrivent des salles d’examen où les patients se retrouvent à deux, assurent que « pour éviter que les gens n’attendent dans le couloir » une salle d’attente a été transformée en salle d’examen. « Humainement, ce n’est plus possible. Les urgences, ce ne devrait être qu’un passage. Ce n’est pas notre idéal de s’occuper de patients dans les couloirs ». Ils dénoncent des temps d’attente interminables. « En arrivant mercredi matin il y avait des patients qui attendaient depuis 13 heures. Ils avaient été vus par l’infirmière d’accueil et étaient en attente d’un médecin » note Le Télégramme.

Rappelons qu’à Saint Malo récemment, un homme est mort sur un brancard, abandonné aux urgences.

Voici ce qu’indique l’ARS concernant l’hôpital de Saint-Brieuc, les choses sont claires :

A compter du 24 décembre jusqu’au 2 janvier, l’accès au service des urgences adultes du CH de Saint-Brieuc (site Yves Le Foll) se fera sur régulation préalable du 15, hors urgences vitales.

Durant cette période, et sauf urgences vitales, il est demandé aux usagers souhaitant se rendre aux urgences d’appeler systématiquement et préalablement le Centre 15 du SAMU, lequel pourra dispenser des conseils médicaux, confirmer l’orientation vers les urgences ou réorienter si besoin, et en fonction de la situation de santé, vers une prise en charge relevant de la médecine de ville (médecin traitant, maison médicale de garde) ou vers une autre structure. 

Sous l’effet d’épidémies multiples et concomitantes dans la population ayant également un impact sur l’absentéisme du personnel, le service des urgences est confronté à une activité extrêmement soutenue depuis maintenant quelques semaines et à un besoin important d’hospitalisation dans les services. Une situation qui conduit à une saturation des capacités d’hospitalisation de l’établissement et à un grand nombre de patients présents simultanément au sein des locaux des urgences.

Cette mesure, régulant l’accès aux urgences, vise donc à garantir une prise en charge adaptée et sécurisée pour les patients nécessitant effectivement un recours aux urgences. C’est la raison pour laquelle des patients se présentant pour de la traumatologie simple (ex : entorse, petites blessures) ont été réorientés depuis le 20/12 vers leur médecin traitant.

La direction confirme que tous les patients qui nécessitent une prise en charge en urgence au CH de Saint-Brieuc durant cette période du 24 décembre au 2 janvier continueront d’être accueillis.

Par ailleurs, l’accueil des patientes pour la Maternité n’est pas modifié, le circuit spécifique de prise en charge des femmes enceintes accessible 24h/24 est maintenu.

Afin d’accompagner cette mesure temporaire, le CH de Saint-Brieuc est en lien régulier avec les services de l’Agence Régionale de Santé et maintient le renfort de ressources au niveau du Centre 15 et du service des urgences.

A chaque fois, les autorités se réfugient derrière grippe, bronchiolite et les restes de Covid, mais aussi derrière certains mauvais comportements individuels, pour justifier de l’effondrement du système hospitalier. Et sur le manque de personnel (combien ont été mis sous la touche faute de vaccination, ou ont jeté l’éponge du fait de la tyrannie sanitaire ?) argument qui pourrait bien servir, comme dans d’autres secteurs, à justifier l’immigration massive prochainement.

Pervers mais habile.

En attendant, il en faut peut pour que tout s’écroule lourdement : les pompiers sont débordés, victimes des ambulanciers de moins en moins nombreux à assurer certaines rotations et certaines interventions qui ne leur rapportent pas d’argent (tandis que les interventions pompiers sont payées par le contribuable). Il est certain qu’une multiplication des urgences vitales peut donner lieu à des couacs sérieux, notamment dans la ruralité (impossibilité par exemple d’aller sur deux arrêts cardiaques au même moment et à proximité ou délais rallongés…). Les soignants eux, colmatent comme ils peuvent, avec les moyens (de moins en moins) du bord, et des bulletins de salaire toujours aussi légers (pas comme leurs horaires de travail).

Une question se pose tout de même, face à ce constat de tiers mondisation : où va l’argent ? A qui profitent les impôts, les charges, les taxes, les prélèvements obligatoires qui s’accumulent ? Dans n’importe quel pays réellement démocratique, les autorités devraient rendre des comptes…

Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2022, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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8 réponses à “Tiers mondisation. En Bretagne, le secteur médical et hospitalier en voie d’effondrement avant Noël”

  1. gautier dit :

    Pourquoi pleurer maintenant bande de mauviettes ! il faut que l’etat aille encore plus loin, quand vous serz tous à moitié morts, sans force pour aller dans la rue !! l’etat vous donne des miettes et vous ditent MERCI ! ils sont tres forts, et nous tous reunis, des lopettes. Joyeux froid à tous pour noel !!

  2. Banessa dit :

    Pensez printemps les amis…

  3. Michel THepault dit :

    Je pense que l’hôpital est sur administré
    et qu’il faut supprimer les ARS qui ne servent à rien car nous avons vu le résultat pendant la crise du Covid .
    Il faut remettre les médecins qui travaillent dans ces entités à soigner les malades et aussi réintégrer les personnels non vacciné car c’est un véritable scandale.
    La France est malade de ses administrations , il est urgent de dégraisser les agences de l’état car rien ne marche dans ce pays . Mais qui va osez le faire ?
    Il faut supprimer le Sénat et aussi au niveau local soit les préfectures ou le département et aussi les communautés de communes qui n’existaient pas auparavant car les mairies sont plus compétentes et au plus près du terrain et des citoyens.
    Je pense que cela ferait des économies sur le budget de l’état qui est criblé de dettes.
    Bon Noël à tous !

  4. blanquette29 dit :

    15 000 soignants suspendus…. et les médias subventionnés se taisent

  5. Dominique dit :

    Les urgences ne sont plus les urgences depuis longtemps : beaucoup les utilisent plutôt que de prendre rendez vous chez un médecin de ville, pour un coup de fièvre d’un enfant par exemple, et aussi par ce que les urgences sont gratuites. C’est ainsi.

    Il eut fallu commencer par multiplier les médecins de ville et les spécialistes au lieu de créer le numerus clausus. Et aussi créer un corps de secouristes au lieu de confier les premiers secours aux soldats du feu qui n’ont pas de compétences médicales.

  6. patphil dit :

    bossez pour payer des impots, et ensuite fermez la, si vous êtes malade, attendez que les urgences soient ouvertes, c’est un signe de civilité

  7. domper dit :

    Il y a 30 ans que l’on savait qu’on allait manquer de soignants après les départs en retraite de l’ancienne génération mais malgré l’appel ,des professionnels, les politiques ont fait la sourde oreille, on a maintenu un Numerus Clausus aberrant et on a embauché des soignants étrangers !
    Nos ” élites ” pacotille sont au courant de tout ce qui se passe donc pourquoi ne rien faire ?
    Un but supérieur et non avoué laisse la médecine hospitalière s’écrouler pour donner le feu vert au privé et aux grands groupes financiers qui gèrent déjà pas mal d’établissements dans toutes les spécialités….comme aux USA vous sortirez votre carte de crédit à la place de votre carte vitale si vous voulez être soignés !!

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