Breizh-Info s’arrêtera le 31 décembre s’il manque 60 000 euros
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Chaque midi, pour seulement 2 euros, les étudiants de la fac de lettres de Villejean peuvent s’acheter une galette garnie et une crêpe sucrée. A ce prix-là, la crêperie ouverte dans le hall depuis le 16 janvier ne désemplit pas, malgré ses 40 places. Avec la rotation, entre 120 et 150 repas seront vendus par service.
Devant le comptoir, une file d’attente s’allonge. « Ça change du sandwich jambon fromage qu’on mange d’habitude », remarque Youna, étudiante en littérature. « Quand on voit la baisse de la qualité au restaurant universitaire cette année, c’est une bonne nouvelle d’avoir cette crêperie pour pouvoir manger varié et pas cher », renchérit Lucas, étudiant en urbanisme.
Derrière les billigs, ce sont d’autres étudiants qui s’activent, comme Théophile : « C’est marrant parce que je suis originaire de Marseille et avant d’arriver en Bretagne, mes potes là-bas me disaient que j’allais finir par faire des crêpes pour me charrier, mais en fait, ils ont eu raison ! » (Le Télégramme du 24/1).
L’initiative de cette crêperie étudiante autogérée vient des étudiants eux-mêmes. Ce sont les élus de l’Union Pirate qui ont obtenu des instances universitaires les locaux (abandonnés par le Crous), le matériel (4 billigs et un frigo), 15 000 euros de subvention pour l’achat de matières premières et l’embauche de 4 étudiants pour une vacation de 4 heures par jour. Règlementation hygiéniste oblige, les crêpes et galettes sont achetées à un sous-traitant et seulement chauffées et garnies sur place… Il n’empêche : l’idée simple et géniale reste d’avoir misé sur le snack breton traditionnel, facile à mettre en œuvre et peu coûteux en matières premières. Et chaud, ce qui n’est pas un luxe par un temps de Chandeleur !
C’est pas souvent, mais même à Rennes 2 il arrive que des idées utiles voient le jour…
E.P.
Crédit photo : DR
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