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L’augmentation du nombre de familles monoparentales que l’on déplore en France depuis de nombreuses années a également pour conséquence d’exposer davantage à la pauvreté les enfants victimes de ces séparations.
La famille monoparentale, un fléau contemporain
La déliquescence de la famille traditionnelle au profit des familles monoparentales est l’un des marqueurs de notre époque. Et les chiffres pour en attester ne manque pas, y compris en Bretagne ! Pas plus tard qu’au mois d’avril dernier, l’Agence Départementale d’Appui aux Collectivités (ADAC) des Côtes d’Armor rapportait par exemple qu’entre 2008 et 2019, le département avait vu la part des familles monoparentales passer de 10,5 % à 12,9 %.
Assez logiquement, il s’avérait que les familles monoparentales étaient la catégorie de ménages la plus touchée par la pauvreté dans les Côtes d’Armor :
Source : ADAC 22
Trois ans plus tôt, en janvier 2020, une étude de l’Insee sur les différents types de familles composant la société française indiquait que pas moins de quatre millions d’enfants mineurs vivaient à domicile avec un seul de leurs parents, selon les chiffres portant sur l’année 2018.
Selon les mêmes données, 68 % des enfants mineurs vivaient encore dans une famille « traditionnelle » à l’époque, 21 % vivaient quant à eux dans une famille monoparentale. Auxquels il fallait ajouter 11 % vivant dans une famille recomposée : 7 % avec un parent et un beau-parent et 4 % avec leurs deux parents. En synthèse, ce sont donc 28 % des enfants français qui ne résidaient qu’avec un seul de leurs parents. Soit près du tiers !
Sous un autre angle, la même étude révélait que les familles monoparentales, représentant moins de 10 % du total des familles françaises en 1975, comptaient désormais pour 24 % de ces dernières en 2018.
Les enfants de parents séparés menacés par la pauvreté
Comment a évolué la situation au cours des toutes dernières années ? Au mois d’avril 2023, une étude réalisée par l’Institut national d’études démographiques (Ined) s’est quant à elle intéressée aux effets néfastes de la rupture conjugale sur le niveau de vie des enfants. Avec des conclusions sans équivoque…
À la lecture de ces travaux, nous apprenons qu’un enfant sur cinq (21 %) vivait en 2019 en France sous le seuil de pauvreté (1 100 euros mensuels par ménage). Or, ce taux de pauvreté apparaissait comme bien plus élevé (29 %) chez les enfants dont les parents s’étaient séparés dans l’année que celui des enfants vivant avec leurs deux parents (13 %).
Par ailleurs, le temps ne fait pas de miracles puisque, cinq ans après la rupture, ce taux de pauvreté est toujours supérieur (23 %) chez les enfants de parents séparés. À ce sujet, l’Ined affirme que « le surplus de pauvreté élevé tient majoritairement à des entrées en pauvreté suite à la séparation et, dans une moindre mesure, au fait que les enfants dont les parents se séparent appartenaient plus souvent que les autres à des ménages déjà pauvres ».
Autre corrélation observée par les auteurs de l’étude, plus les enfants connaissent la séparation de leurs parents à des âges jeunes, plus le risque de pauvreté est important. Ainsi, plus de 35 % des enfants de deux ans dont les parents viennent de se séparer sont pauvres, contre 22 % des enfants de 13 ans.
Risque accru de pauvreté en cas de résidence avec la mère
Suite à la séparation de leurs parents, les enfants concernés connaissent généralement une baisse notable de leur niveau de vie, évaluée à 15 % l’année de la séparation selon la publication de l’Ined, par rapport à l’année précédant la séparation. Un an plus tard, cette baisse est toujours évaluée aux environs de 10 %.
Tandis que les enfants placés en garde alternée apparaissent comme ceux présentant le moins de risque de tomber dans la pauvreté, c’est lorsque l’enfant réside fiscalement principalement avec la mère que la baisse est la plus importante, de l’ordre de 24 % l’année de la séparation, tandis qu’elle est moitié moindre quand l’enfant réside fiscalement avec le père.
Crédit photo : publicdomainpictures.net (CC0 Public Domain) (photo d’illustration)
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2 réponses à “Familles. Séparation des parents : les enfants condamnés à la pauvreté ?”
Je ne comprends pas ces chiffres…la pension alimentaire versée par le père n’existe plus?
En 1968:les gauchos prônaient »la liberté des moeurs » tel le pédophile Cohn-Bendit qui criait : »Il est interdit d’interdire »…maintenant beaucoup de ménages français sont divorcés, leurs enfants sont trimballés d’un foyer dans un autre!…cette mentalité des Français encourage les musulmans à nous envahir et à crier que chez eux on ne divorce pas!…Nos présidents (François Mitterrand, Hollande, Macron) sont des exemples de la vie dissolue des Français! »La gauche » a détruit la famille afin de pouvoir mieux manipuler le peuple français comme faisaient les Russes!..