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On est content de l’apprendre : « Oui, je vais me représenter en 2026. Quand on porte des projets, on a envie de les voir aboutir » (Presse Océan, mercredi 6 septembre 2023). On sent que Johanna Rolland est pressée d’annoncer la bonne nouvelle ; elle s’y prend donc trois ans à l’avance. Voilà une information destinée à tout le marigot nantais qui constitue la gauche : PS, PCF, EELV, LFI… et les autres. Traduction : vous devrez passer par moi et c’est moi qui vais diriger l’opération. Bien entendu, je serai la tête de liste et je ne compte pas abandonner mon siège de maire. Voilà un message qui n’avait pas lieu d’être à l’époque de Jean-Marc Ayrault ; son leadership était indiscuté. Mais les temps ont changé et les écolos et les insoumis possèdent maintenant un incontestable poids politique et électoral à Nantes ; ce qui leur donne de l’appétit. On l’a vu lors des élections législatives de juin 2022 avec la victoire de Andy Kerbrat (LFI), de Ségolène Amiot (LFI) et de Julie Laernoes (EELV) ; il n’y a plus aucun député socialiste à Nantes. Un premier avertissement avait été donné un mois plus tôt lors de l’élection présidentielle. Au premier tour, Jean-Luc Mélenchon était arrivé en tête (48 161 voix, 33,03 %), devançant Emmanuel Macron (43 272 voix, 29,68 %) et Yannick Jadot (14 565 voix, 9,99 %). Pour la candidate socialiste Anne Hidalgo, c’était la Bérézina : 3 727 voix (2,56 % des suffrages exprimés) – pourtant sa directrice de campagne s’appelait Johanna Rolland… Evidemment, les élections municipales répondent à une autre logique et constituent un autre combat. Bilan, image, notoriété, popularité bénéficieront au maire sortant ; les électeurs de gauche préféreront jouer « gagnant » et soutenir quelqu’un qu’ils connaissent. D’autant plus que les insoumis ne seront peut-être plus à la mode…
La droite nantaise présentera une liste dirigée certainement par Laurence Garnier (LR) ; ses chances de succès apparaissent nulles. La nouveauté est à rechercher du côté de Sarah El Haïry (MoDem), secrétaire d’État à la Biodiversité. Dès maintenant, elle montre qu’elle a des idées sur la question : « Ce que je peux dire, c’est que c’est un mandat marqué par les abandons au pluriel, comme l’extension du parking cathédrale. Il faut être à la hauteur des promesses. Nantes mérite de retrouver ce qu’elle est, une ville où il fait bon vivre, avec moins de problèmes de sécurité. Il faut lutter contre la pollution sonore, lumineuse. Nous devons construire avec les oppositions dans l’intérêt des Nantais. » Une liste d’union avec Les Républicains est-elle envisageable ? « Cette question arrivera en temps et en heure. Nous sommes en 2023. » (Dimanche Ouest-France, Loire-Atlantique, 3 septembre 2023)
Bien sûr, une liste unique de la gauche faciliterait la vie de Johanna Rolland ; elle y songe : « Le moment venu, la discussion se fera sur le projet. Ma seule boussole, c’est la vie des Nantais. » (Presse Océan, mercredi 6 septembre 2023). Affirmation qui fera sourire les professionnels de la politique. Le rapport de force et les sondages sont les deux éléments clés d’une négociation.
Il faut reconnaître que la victoire de Sarah El Haïry aurait de la « gueule ». Une Marocaine devenant maire de Nantes, les journalistes seraient enchantés et la bourgeoisie ravie ; ils verraient là une réussite de la politique d’immigration. Au fond, il n’y aurait rien de révolutionnaire pour les Nantais puisque l’actuel premier adjoint Bassem Asseh (PS) est libanais.
B. Morvan
Crédit photo : Selbymay/Wikimedia (cc)
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3 réponses à “Nantes : la campagne pour les élections municipales de 2026 a démarré”
Nantes est un laboratoire fantastique .
Donc, 4 ans pour ramasser les poubelles !
« Sarah El Haïry aurait de la « gueule ». Une Marocaine devenant maire de Nantes, »
» l’actuel premier adjoint Bassem Asseh (PS) est libanais. »
comme le premier ministre britannique est indien, le maire de londres pakistanais, tout comme le premier ministre écossais.
le grand remplacement n’est qu’une invention de l’estrêêême droaaate