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Si aujourd’hui on légalise le cannabis, il faudra légaliser demain la cocaïne et après-demain l’héroïne… Le bla-bla de certains n’empêche pas le business de suivre son cours tant qu’une loi d’exception n’est pas votée. Mais les politiques hésiteront à se lancer dans cette affaire car s’attaquer sérieusement au trafic de drogue, c’est s’attaquer en particulier à l’immigration, mais aussi au capitalisme. Deux sujets tabous…
Cela fait longtemps que les élus de gauche réclament la légalisation du cannabis ; pour eux, ce serait un moyen efficace pour tarir le trafic de drogue. Ainsi Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, avait imaginé expérimenter cette mesure dans certaines villes. Mais cette “solution“ apparaît déjà datée face au phénomène. « 38 % du trafic de stups, c’est la cocaïne, c’est ça qui gangrène nos villes », dit Johanna Rolland (PS), maire de Nantes et présidente de Nantes Métropole, qui ajoute : « Pas un seul territoire n’échappe au narcotrafic » (Le Nouvel obs, 30 janvier 2025). Il est vrai que Mme Rolland est devenue une spécialiste de la question puisque, dans sa ville, le trafic de drogue constitue une industrie florissante ; dans certains quartiers (Malakoff, Dervallières, Breil…), c’est même l’activité principale
On peut évoquer quelques exemples : Bout des landes, comme Samuel de Champlain ou la route de la Chapelle sont des rues sous haute surveillance. « Ce sont des points de deal ouverts quotidiennement, les rabatteurs [qui dirigent les clients vers les points de deal] et les charbonneurs [qui revendent la drogue au détail] sont essentiellement des immigrés qui ne parlent pas français et quelques mineurs », explique un policier de terrain (Presse Océan, mardi 19 novembre 2025). A Nantes nord, des habitants ont constitué le Collectif du 24 mai qui s’oppose aux dealers en occupant le terrain. « Nous sommes là pour reprendre place dans l’espace public. Tant que nous sommes ici, eux n’y sont pas », explique l’un de ses membres. A ce rassemblement, il y avait même Pascal Bolo (PS), adjoint de quartier : « Quand on se serre les coudes, on a moins peur. Quand on est solidaire, on montre notre détermination. Non, Nantes nord ne se laissera pas bouffer par le deal », lance-t-il sur un ton martial (Presse Océan, mercredi 15 janvier 2025). Des belles paroles qui ne règleront rien. Des policiers municipaux présents en permanence dans ces quartiers non seulement rassureraient les habitants mais encore seraient en mesure de contrer les narcotrafiquants.
Le nouveau directeur interdépartemental de la Police nationale Philippe Jos constate un changement de profil des “petites mains“ du trafic à Nantes : « Oui, dans certains secteurs, comme à Nantes nord, ces “petites mains“ ne vivent pas dans le quartier. Elles sont originaires d’Afrique du nord, souvent en situation irrégulière. Comme ça devient dangereux, les trafiquants font appel à de la main-d’œuvre extérieure, et quand ça devient vraiment compliqué, ils font appel aux plus démunis. S’ils se font rafaler, pour eux, personne ne viendra pleurer. » (Presse Océan, mardi 21 janvier 2025).
Une entreprise qui ne craint pas la crise
La commission d’enquête sénatoriale sur l’impact du narcotrafic en France estime que le trafic de drogue représenterait un chiffre d’affaires de 3 à 6 milliards d’euros et ferait vivre plus de 200 000 personnes. L’auteur de “Gomorra“, roman-enquête sur la mafia napolitaine, s’intéresse en ce moment à la France. Roberto Saviano explique ainsi que « le narcotrafic est une chaîne de montage, la banlieue fait fonctionner cette usine, puis l’argent est injecté dans les magasins, restaurants, entreprises à Paris, dans les centres-villes partout en France, non dans les banlieues » (Le Nouvel obs, 30 janvier 2025). Quand on l’interroge sur la déstabilisation de l’Etat en France, la corruption des institutions, du monde politique, sa réponse est pessimiste : « La corruption à haut niveau existe déjà, j’en suis convaincu. Evidemment, je ne peux pas donner de preuve, probablement que les bonnes enquêtes n’ont pas été réalisées, mais beaucoup d’indices le démontrent. Je suis convaincu que les organisations criminelles liées à la drogue ont déjà corrompu les institutions françaises. Il ne faut pas croire qu’elles recherchent les élus au plus haut niveau, un président de la République, non, elles ont besoin de fonctionnaires au niveau local, d’adjoints, de conseillers, elles font pression en apportant des voix aux élections. Donc je pense que la situation en France est déjà grave. » (Le Nouvel obs, 30 janvier 2025).
Qu’en est-il de la lutte contre la Mafia en Italie aujourd’hui ? « Il y a une grande complicité entre les entreprises, le crime organisé et la politique y compris à haut niveau. Giorgia Meloni, qui a toujours affirmé qu’elle était entrée en politique en 1992, révoltée par les assassinats de Falcone et de Borsellino, n’a absolument pas donné la priorité à la lutte contre le crime organisé. Jamais. Dans le sud de l’Italie, son parti est entre les mains de personnes qui ont des positions très ambiguës par rapport à la Mafia et à ses codes. » (Le Nouvel obs, 30 janvier 2025). Voilà qui nous rappelle la belle époque de la Démocratie chrétienne où, en Italie du sud, les députés de ce parti étaient élus et réélus grâce aux “bons offices“ de la Mafia.
En 1992, le juge Giovanni Falcone, sa femme et son escorte étaient assassinés sur la route de l’aéroport de Palerme ; un attentat à l’explosif particulièrement spectaculaire. L’exécution avait été commandée par un boss de la Mafia, Toto Riina. Aujourd’hui, Roberto Saviano, qui vit sous protection policière, sort un ouvrage intitulé tout simplement « Giovanni Falcone » (Gallimard).
Bernard Morvan
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8 réponses à “Drogue : Johanna Rolland (PS), la maire de Nantes, en connaît un rayon”
Commencez par la déchéance de nationalité française pour les binationaux délinquants.
Retour au bled pour les délinquants étrangers.
30 ans fermes pour les trafiquants
Curieusement j’ai jamais vu de dealeurs au coin des écoles en arabie.
La peine de mort décourage
depuis que l’on parle du cas Roland ! rien dire de plus sinon assiéger la mairie et la mettre à la porte avec interdiction de séjour ! tout comme la Appéré !
Faire du Trump, y’a que ça !
commencer par la déchéance des députés pris en flagrant délit d’achat de drogue, des dileurs (louis boyard de lfi)
J’adore les titres de ce genre sur Breizh-Info !
A propos de Giorgia Meloni, attention à ne pas reprendre aveuglément une campagne lancée par des juges italiens d’extrême-gauche. Pour lutter contre la reprise en main d’une magistrature pas moins dévoyée que la nôtre, ils ont trouvé cet angle de contre-attaque : si Meloni s’en prend à la liberté des juges, c’est pour laisser le champ libre aux mafieux. Cette campagne a été reprise par des journaux de gauche français.
Quand le cancer de la drogue et de la corruption s’infiltre en métastases envahissant tout le corps ( institutions, politique, justice) c’est mal barré pour sauver le « soldat France » !
Tout est dit en une phrase : « S’attaquer au trafic de la drogue, c’est s’attaquer à l’Immigration ».
Or, apparemment, les Nantais sont incapables de voter en faveur d’autre chose que la Gauche.
De ce fait, comme chacun sait, l’immigration de Nantes ne resiste que par la présence de la municipalite gauchiste…
Selon l’OFD(Observatoire français des drogues: il y a eu, en 2023,5 millions d’usagers de cannabis et 1,1 million de personnes qui consomment de la cocaïne!…Le cannabis arrive du Maroc: il est la principale ressource de ce pays!.. Le roi du Maroc pourrait interdire la culture du cannabis mais il ne le veut pas car cela lui rapporte des euros…Je le répète »avant l’indépendance des colonies, dans notre pays, il y avait moins de drogués mais les musulmans ont suivi, en France, les non-musulmans qu’ils ont chassés de leur pays natal et ils vendent de la drogue à nos enfants!…Ma belle-soeur, qui étai principale dans un collège de la région parisienne, avait constaté que certains de ses élèves étaient »shootés »!…