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Répression contre la tradition dans l’Eglise. Lettre ouverte à Monseigneur de Moulins-Beaufort, Président de la Conférence des Évêques de France, sur la situation dans le diocèse de Quimper et Léon

L’Évêque de Quimper et Léon continue dans sa volonté de se mettre à dos les fidèles catholiques respectueux de la tradition. Dans une lettre adressée aux fidèles le 19 mai, ce dernier adresse un véritable bras d’honneur à ceux qui avaient manifesté au mois de Mai, réclamant le maintien de la fraternité Saint Pierre et de ses prêtres, à Sainte-Sève et à Quimper (lire la lettre ici).

Mais Monseigneur Dognin semble ne pas se rendre compte de l’ampleur que la mobilisation pourrait prendre. Et de la colère des fidèles. Et l’affaire ne devrait pas en rester là. Une lettre ouverte à Monseigneur de Moulins-Beaufort, Président de la Conférence des Évêques de France, sur la situation dans le diocèse de Quimper et Léon, vient d’ailleurs de lui être adressée par les fidèles. Nous la reproduisons ci-dessous.

Monseigneur,

Les mensonges d’un Evêque peuvent-ils continuer à lui valoir la confiance des fidèles ? Poser la question, c’est déjà y répondre ! Vous avez eu, Monseigneur, à gérer plusieurs cas douloureux de mensonges épiscopaux lors de la révélation de scandaleux abus. Vous êtes donc particulièrement conscient du drame que représente pour des fidèles laïcs la trahison de leur pasteur.

Nous, fidèles du diocèse de Quimper et Léon attachés à la liturgie traditionnelle, venons dénoncer devant vous les mensonges réitérés de Monseigneur Laurent Dognin nous concernant. Évêque de Quimper depuis 2015, Monseigneur Dognin a signé en 2016 une convention avec la Fraternité Saint Pierre, confiant à ses soins les fidèles de Quimper et Sainte Sève attachés à la liturgie traditionnelle. Il existe par ailleurs à Brest une communauté où l’ancien rite est célébré, desservie de tout temps par un prêtre diocésain.

Première mystification : le 11 juin 2023, Monseigneur Dognin a renouvelé la convention confiant les fidèles de Quimper et Sainte Sève à la Fraternité Saint Pierre et, le 17 décembre 2023, il l’a brutalement déchirée et ordonné le renvoi du diocèse des deux prêtres de la Fraternité Saint Pierre, affirmant : « au fil des ans, j’ai constaté que cette messe dominicale s’est transformée de facto en la création de deux paroisses personnelles (non canoniques) avec toutes les activités afférentes, en parallèle des activités paroissiales ». Comment croire que l’évêque, ayant effectué une visite pastorale au printemps 2023 et renouvelé une convention avec la Fraternité Saint Pierre en juin, se soit tout d’un coup aperçu en décembre que « au fil des ans », la communauté avait évolué dans une direction qu’il désapprouvait ? Aurait-il été aveugle en juin et aurait-il recouvré la vue en décembre ? Vouloir nous le faire croire est absurde et méprisant !

Deuxième mystification : le 22 décembre 2023, Monseigneur Dognin se rétracte au sujet des deux prêtres de la Fraternité Saint Pierre dans un nouveau courrier : « Ils sont fidèles aux orientations et choix pastoraux de leur Fraternité sacerdotale tout en maintenant la communion avec moi. Il est évident qu’on ne peut pas le leur reprocher ». Il change alors d’argument et affirme : « c’est précisément la position de la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre au sein de l’Église en général qui pose un problème ». Cette affirmation est mensongère et insultante ! Le 29 février 2024, le Pape François a reçu trois Supérieurs de la Fraternité Saint Pierre à la suite du décret du 11 février 2022 signé par lui, confirmant le droit propre de la Fraternité Saint Pierre à célébrer la liturgie selon l’ancien ordo. Lors de cette rencontre, le Pape François les a encouragés à « servir toujours davantage la communion ecclésiale à travers (leur) charisme propre ». Monseigneur Dognin s’autorise à parler pour « l’Eglise en général » alors que, selon François, le charisme propre de la FFSP doit être mis « toujours davantage » au service de la communion ecclésiale, preuve s’il en faut qu’il n’est pas un obstacle à cette dernière. C’est donc notre évêque qui est en désaccord avec le Pape, pas la Fraternité Saint Pierre !

Troisième mystification : le 19 mai 2024, Monseigneur Dognin a de nouveau écrit aux fidèles de Quimper et Sainte Sève. Dans ce dernier courrier, il énonce : « J’ai donc décidé, après avoir entendu mes conseils, de garder dans le diocèse trois messes dominicales selon le Missel de 1962 ». C’est au détour d’une phrase, dans un courrier adressé « Aux fidèles qui participent aux messes célébrées avec le Missel de 1962 à Quimper et Sainte Sève » que les fidèles de l’église Saint Martin de Brest, où est également célébrée la liturgie traditionnelle, apprennent que l’évêque leur retire les messes en semaine, le triduum pascal, la Fête-Dieu, les baptêmes, les mariages, les obsèques, le catéchisme et les formations pour adultes ! Jusque-là, il n’avait jamais été question que la communauté de Brest soit concernée par une décision qui visait la Fraternité Saint Pierre, puisqu’elle est desservie par un prêtre diocésain. Mais Monseigneur Dognin a, en catimini, étendu sa décision.

Il ne restera plus que trois messes dominicales selon l’ancien rite dans tout le diocèse, célébrées à tour de rôle par des prêtres remplaçants, tout le reste est supprimé !

Monseigneur, nous tenons à exprimer ici notre écœurement devant tant de duplicité, de faux-semblants et de contre-vérités. La parole de notre évêque est maintenant totalement discréditée à nos yeux, mais aussi devant tous les catholiques du diocèse. Les faits parlent d’eux-mêmes : il n’est plus question de liturgie ou de choix pastoraux, ce qui est en cause ici, c’est la vérité. Notre évêque nous a trompé depuis des mois, nous ne pouvons plus le croire pour l’avenir.

Nous vous demandons, Monseigneur, qu’un médiateur épiscopal soit nommé, afin de garantir qu’un cadre d’expression dans la vérité nous soit offert, avant que le désespoir d’avoir été trahi ne provoque une cassure irrémédiable au sein du diocèse. Espérant avoir été entendus, nous vous assurons, Monseigneur, de notre fidélité dans la foi, l’espérance et la charité malgré les offenses.

Les fidèles de Saint Mathieu et Sainte Sève

Monseigneur Dognin serait plus avisé de faire le tour des églises de son évéche, pour s’apercevoir que lorsqu’elles ne sont pas vides et fermées, ce qui est un comble pour la Cornouaille catholique et bretonne, elles sont remplies essentiellement de têtes grises, signe manifeste d’un déficit lourd de transmission de la foi, pourtant sa mission principale.

Crédit photo : DR

[cc] Breizh-info.com, 2024, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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3 réponses à “Répression contre la tradition dans l’Eglise. Lettre ouverte à Monseigneur de Moulins-Beaufort, Président de la Conférence des Évêques de France, sur la situation dans le diocèse de Quimper et Léon”

  1. Gwilhmod dit :

    L’évêque est sur un siège éjectable car il y a le précédent de Mgr Le Vert : il est obligé d’obéir à la pression de son clergé et aussi de la CEF : Quimper arrive après Dijon et Grenoble.

  2. Odile dit :

    Absolument.
    Je pense que l’évêque plie lâchement devant une frange progressiste et chenue de son presbyterium.
    A Brest, il s’agit de l’église St Michel qui est (ou n’est pas, selon les interprétations de la lettre épiscopale) concernée par cette « chasse aux tradi », l’église St Martin étant fermée depuis des années, soi disant pour travaux.
    L’objectif affiché par certains prêtres de Brest est de regrouper toutes les paroisses du centre à St Louis, en ne proposant plus que le rite ordinaire.

  3. JEAN dit :

    Oui, les travaux reprendront au mois d’octobre 2024 à l’église St Martin de Brest, source municipale. Ils avaient commencé en novembre 2017 : les meneaux, puis l’enduit intérieur en 2019
    Grand diagnostique de toutes les églises dont l’entretien revient à la municipalité de février 2020 à décembre 2022.
    Interruption de ces expertises dues aux confinements.
    Nouvel appel d’offres puisque les devis et contrats signés étaient devenus obsolètes.
    Vote du budget travaux consacrés aux églises relevant de la municipalité.
    Appel des entreprises automne – hiver 2023 – 2024.
    Reprise des travaux en octobre 2024.
    Réouverture de l’église en principe fin 2026.
    Les travaux ne sont pas virtuels même si leur durée et le budget ont largement dépassé les estimations de départ.

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