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Samedi à 16h30, le RC Vannes se rend à Bayonne pour y disputer l’un des matchs les plus périlleux de sa première saison en Top 14. Alors que le club breton joue sa survie dans l’élite, c’est tout un peuple breton qui pousse derrière lui.
Les Vannetais, en quête d’un maintien historique, se déplacent ce samedi au stade Jean-Dauger pour affronter une Aviron Bayonnais redoutable sur ses terres. La 24e journée de Top 14 pourrait bien être décisive pour les Morbihannais, derniers du classement mais toujours en vie.
Un déplacement à l’ancienne pour un match capital
Chose rare cette saison : les joueurs du RC Vannes rejoindront Bayonne en car, comme au bon vieux temps de la Pro D2. Le choix d’un déplacement terrestre – le deuxième seulement cette saison après La Rochelle – tranche avec les vols privés habituellement utilisés. Pas forcément idéal avant un tel match.
Car le défi est immense. L’Aviron Bayonnais n’a pas concédé la moindre défaite dans son stade cette saison. Vannes, de son côté, n’a gagné que deux fois loin de ses bases. Mais si les statistiques ne jouent pas en leur faveur, les Bretons ont déjà prouvé qu’ils pouvaient surprendre : victoires à La Rochelle et au Racing 92, nul héroïque à Perpignan… l’exploit n’est pas impossible.
Composition probable : Rayasi de retour, Kalamafoni incertain
Le RC Vannes pourra compter sur le retour du puissant ailier néo-zélandais Salesi Rayasi, remis de sa commotion. Il formera la paire avec John Porch aux ailes, en l’absence de Filipo Nakosi. Au centre, la paire Boudehent-Saili devrait être reconduite, tandis que Varney enchaînera à la mêlée en l’absence prolongée de Ruru.
En troisième ligne, l’incertitude plane sur Sione Kalamafoni. S’il devait déclarer forfait, Joe Edwards glisserait au poste de numéro 8 et Jesse Parete prendrait le flanc. Sur le banc, on devrait retrouver Robin Taccola et Léon Boulier, prêts à entrer dans l’arène.
Ce match dépasse le cadre sportif. C’est tout un territoire qui soutient son club, symbole d’une Bretagne ambitieuse, travailleuse et enracinée. La montée du RC Vannes en Top 14 a réveillé une ferveur populaire rarement vue pour un sport que l’on disait réservé au sud-ouest. Dans les bars locaux, les écoles de rugby, les médias locaux, l’enjeu est sur toutes les lèvres : il faut sauver Vannes.
Et même si les Bretons sont derniers avec 36 points, ils n’ont qu’un point de retard sur le Stade Français (13e) et quatre sur Perpignan (12e). Rien n’est donc encore joué, surtout si les coéquipiers de Gorrissen ramènent quelque chose du Pays basque.
Une 24e journée sous tension
Cette avant-dernière ligne droite de la saison s’annonce haletante :
- Le Stade Français, en pleine chute libre, reçoit Lyon dans un match à quitte ou double.
- Perpignan, qui n’a toujours pas gagné à l’extérieur, se déplace à Clermont, qui joue son avenir dans le Top 6.
- La Rochelle et Montpellier s’affrontent dans le match le plus chaud du week-end, chacun pouvant prendre la 6e place.
- Castres, endeuillé par la mort de Josaia Raisuqe, ira à Bordeaux avec le cœur et l’orgueil.
- Le Racing 92, à la dérive, tentera l’impossible face à Toulouse.
- Pau, encore en vie, accueille Toulon, capable du meilleur comme du pire.
Dans ce contexte explosif, chaque point compte. Un bonus défensif à Bayonne pourrait déjà valoir de l’or pour Vannes. Une victoire ? Ce serait une légende en train de s’écrire.
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