A la découverte des Saints Bretons. Le 28 mai, c’est la Saint Joran

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Nous vous proposons dans cette rubrique de découvrir l’histoire des Saints Bretons. Les saints bretons désignent des personnalités bretonnes vénérées pour le caractère exemplaire de leur vie d’un point de vue chrétien. Peu d’entre elles ont été reconnues saintes par la procédure de canonisation de l’Église catholique (mise en place plusieurs siècles après leur mort), mais ont été désignées par le peuple, leur existence même n’étant pas toujours historiquement attestée. La plupart des vitae de saints bretons qui nous sont parvenues datent en effet des ixe et xe siècles ou ont été réécrites dans le contexte de la réforme grégorienne qui induit parfois les clercs à remodeler les documents hagiographiques, issus de traditions orales transmises aussi bien dans le vieux fond populaire que dans le milieu savant, dans leur intérêt (légitimation de la figure épiscopale, du bien-fondé d’une réforme d’une communauté monastique). Le développement du culte de ces saints se développe au Moyen Âge tardif lorsque plusieurs familles de l’aristocratie bretonne s’approprient les légendes hagiographiques en justifiant par des arguments généalogiques, de la protection particulière d’un saint ou de son adoption comme ancêtre de substitution dans leurs lignages.

Les historiens actuels éprouvent encore beaucoup de difficultés pour distinguer entre imaginaire et réalité. L’historicité des épisodes de la vie de ces saints reste ainsi souvent douteuse car ces épisodes se retrouvent dans l’hagiographie tels qu’ils apparaissent dans les coutumes ou dans le folklore. La structure même du récit des vitae se rencontre dans d’autres Vies de saints dont les auteurs reprennent généralement des « conventions littéraires d’un modèle biblique qui façonnait leurs modes de pensée et d’expression ».

En 2022, environ 170 saints bretons sont représentés, chacun par une statue, à la Vallée des Saints, en Carnoët.

 Le 28 mai, c’est la Saint Joran

L’histoire de saint Jorand de Plouëc, nous est connue grâce à Anatole LE BRAZ, qui conte dans la « Légende de la mort », un récit fait en 1903 par le sacristain de la Belle-Église sur sur sa mort (voir encadré). On trouve encore de traces de saint Jorand à Plouëc, puisque la chapelle Saint Jorand de la Belle-Église existe toujours. Il s’agit d’un ancien oratoire dédié à la Trinité datant de la fin du XVème siècle et agrandi au XVIIIème, présentant :

  • un chevet de 1619,
  • un ossuaire de 1619 également,
  • un clocher mur a trois chambres de cloches,
  • une sacristie de 1730,
  • une poutre de gloire, en bois polychrome, du XVIème siècle,
  • une fontaine, du XVIIème siècle,
  • le tombeau de saint Jorand, en granit, du XVème siècle aussi.

Saint Jorand était un pauvre homme qui mourut seul dans sa chapelle et dont seuls les habitants de la région se souviennent en le célébrant le 28 mai.

Crédit photo : wikipedia (cc)

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Une réponse à “A la découverte des Saints Bretons. Le 28 mai, c’est la Saint Joran”

  1. Raymond Neveu dit :

    Honneur et gloire à ce saint campagnard, un brave homme qui ne faisait pas de bruit mais répandait le Bien autour de lui contrairement à tous les prétendus saints de la prétendue Sainte Religion Tintamare née au Concile de Nicée en 325 pour fabriquer le culte d’un empereur glauque, il était même dans la Trinité à la place du machin par la suite devenu Esprit Saint …Diabolique supercherie venue de Rome!

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