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Nous vous proposons dans cette rubrique de découvrir l’histoire des Saints Bretons. Les saints bretons désignent des personnalités bretonnes vénérées pour le caractère exemplaire de leur vie d’un point de vue chrétien. Peu d’entre elles ont été reconnues saintes par la procédure de canonisation de l’Église catholique (mise en place plusieurs siècles après leur mort), mais ont été désignées par le peuple, leur existence même n’étant pas toujours historiquement attestée. La plupart des vitae de saints bretons qui nous sont parvenues datent en effet des ixe et xe siècles ou ont été réécrites dans le contexte de la réforme grégorienne qui induit parfois les clercs à remodeler les documents hagiographiques, issus de traditions orales transmises aussi bien dans le vieux fond populaire que dans le milieu savant, dans leur intérêt (légitimation de la figure épiscopale, du bien-fondé d’une réforme d’une communauté monastique). Le développement du culte de ces saints se développe au Moyen Âge tardif lorsque plusieurs familles de l’aristocratie bretonne s’approprient les légendes hagiographiques en justifiant par des arguments généalogiques, de la protection particulière d’un saint ou de son adoption comme ancêtre de substitution dans leurs lignages.
Les historiens actuels éprouvent encore beaucoup de difficultés pour distinguer entre imaginaire et réalité. L’historicité des épisodes de la vie de ces saints reste ainsi souvent douteuse car ces épisodes se retrouvent dans l’hagiographie tels qu’ils apparaissent dans les coutumes ou dans le folklore. La structure même du récit des vitae se rencontre dans d’autres Vies de saints dont les auteurs reprennent généralement des « conventions littéraires d’un modèle biblique qui façonnait leurs modes de pensée et d’expression ».
En 2025, environ 250 saints bretons sont représentés, chacun par une statue, à la Vallée des Saints, en Carnoët.
Le 30 septembre, c’est la St Lery
Saint Léry est l’un de ces saints bretons plus ou moins mythiques des débuts de la christianisation de l’Armorique, qui aurait vécu au viie siècle.
Ses origines sont floues, fondées sur deux traditions différentes :
La première évoque une origine tourangelle, sans que la manière dont il aurait atteint l’Armorique ne soit connue. À son arrivée en terre armoricaine, il rentre au service d’un prêtre fort exigeant qui lui demande de puiser de l’eau à une source lointaine, eau dont le goût lui plaisait particulièrement. Harassé de ses marches, Léry prie Dieu et obtient qu’une source, dont l’eau aurait même gout, coule dans le jardin du presbytère.
Dans la deuxième hypothèse, il provient d’une noble famille bretonne (de l’actuelle Grande-Bretagne) et aurait débarqué à Aleth, avant de s’enfoncer dans les terres armoricaines et atteindre les bords de l’Oust. Il aurait ainsi prêché dans les environs de l’actuelle ville de Josselin. Descendant le cours de la rivière en se servant de son manteau comme canot, il débarque au lieu qui deviendra Montertelot et y fonde un monastère (Mouster sant Laur).
Il se met ensuite au service du roi Judicaël . Vers 632, celui-ci donne quelques terres (devenues la paroisse de Saint-Léry), qui accueillirent auparavant saint Élocan, à Léry, qui y bâtit une cellule, puis un monastère lorsque le nombre de ses disciples augmente . Il y meurt le et est mis dans un cercueil en pierre qu’on avait fait venir du Broërec.
Ses reliques furent déplacées au xe siècle, sous la pression des raids normands et transportées en l’abbaye Saint-Julien de Tours. Elles y restèrent jusqu’en 1562, année où les protestants les détruisirent
Crédit photo : DR
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4 réponses à “A la découverte des Saints Bretons. Le 30 septembre, c’est la St Lery”
Qu’ entendez vous par » plus ou moins mythique ? Y a t il débat ?
Je comprends que les mémoires des saints bretons ne reposent pas toutes sur des témoignages historiques. Votre rubrique. donne envie d’en savoir plus, pourrez vous citer des sources d’infornation ? Merci.
https://actu.fr/bretagne/carnoet_22031/la-vallee-des-saints-en-fete-ces-samedi-1er-et-dimanche-2-octobre-a-carnoet_54189267.html
😊
Certains « Saints » sont de chez nous et nous les acceptons même si c’étaient plutôt de « prudes hommes » ou de « nobles hommes ». D’autres ne nous concernent pas! En ce qui concerne le cercueil en pierre s’il n’y a rien à voler il n’intéresse certainement pas les pillards vikings! Sur un autre sujet je ne vois pas l’intérêt de bricoler son arbre généalogique lorsqu’il est déjà bien fourni par lui-même.