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Le week-end des 8 et 9 novembre a offert un condensé de ce que le rugby international produit de meilleur : intensité, surprises et domination européenne. Alors que la France observait une trêve avant ses prochains chocs face à l’Afrique du Sud et à l’Irlande, les nations majeures du Vieux Continent ont frappé fort, tandis que d’autres ont créé la surprise.
Le choc du week-end : la France impuissante face à la machine sud-africaine
Le Stade de France, plein à craquer, espérait la revanche de la demi-finale 2023. Il a eu droit à une leçon de réalisme.
Les Springboks ont battu les Bleus 32-17, au terme d’un match dominé par leur puissance et leur discipline, malgré un carton rouge infligé à Lood de Jager juste avant la mi-temps.
La France, pourtant bien entrée dans son match grâce à un essai de Damian Penaud et une pénalité de Thomas Ramos, a complètement perdu pied après la pause.
Les Sud-Africains, emmenés par Siya Kolisi pour sa 100e sélection, ont renversé la rencontre à 14 contre 15. Cobus Reinach, Andre Esterhuizen et Grant Williams ont crucifié une défense française trop souvent en retard.
Les statistiques sont cruelles : 68 % de possession pour la France, mais à peine deux essais inscrits, contre quatre pour les Boks.
Les Bleus ont manqué de tranchant, de précision en touche et de cohérence en attaque. Fabien Galthié, déjà fragilisé après un Tournoi des Six Nations décevant, sort sous pression de ce test d’automne.
L’Afrique du Sud, elle, confirme son statut de référence mondiale. Cinq victoires consécutives en test-matchs, une défense impénétrable, et la même rigueur méthodique que celle qui l’a menée à deux titres planétaires de suite.
L’Europe résiste
À Dublin, l’Irlande a livré une prestation magistrale face au Japon (41-10). Cinq essais, une conquête souveraine, une maîtrise collective intacte malgré plusieurs absences : les hommes d’Andy Farrell restent une référence en Europe, à la fois solides devant et inventifs derrière.
À Londres, l’Angleterre a retrouvé le sourire. Devant un Twickenham comble, les joueurs de Steve Borthwick ont écarté les Fidji (38-18) en signant cinq essais spectaculaires. L’efficacité offensive semble de retour, même si la discipline reste un chantier ouvert.
En Écosse, les Blacks ont dominé sans briller (25-17). Les hommes de Ian Foster ont dû attendre la seconde période pour renverser des Écossais valeureux mais trop maladroits. Le public de Murrayfield, lui, a cru longtemps à l’exploit.
L’Italie s’offre l’Australie
L’exploit du week-end est venu d’Udine, où l’Italie a fait tomber l’Australie (26-19). Menés 14 à 0 à la pause, les Azzurri ont renversé la rencontre grâce à une mêlée conquérante et à la vista d’Ange Capuozzo.
Pour Gonzalo Quesada, ce succès n’a rien d’anecdotique : il consacre une génération italienne qui n’a plus peur de bousculer les grandes nations du Sud. Une victoire historique pour le rugby transalpin, à quelques mois d’un Tournoi des Six Nations où l’Italie espère désormais jouer les trouble-fêtes.
Les nations émergentes progressent
Derrière les affiches principales, la Géorgie a impressionné en dominant les États-Unis (43-30) à Batoumi. Six essais pour les Lelos, qui confirment qu’ils frappent à la porte de l’élite mondiale.
Dans les autres rencontres, la Roumanie a battu le Canada (31-21) à Bucarest, tandis que l’Uruguay s’est imposé face au Portugal (26-8) à Lisbonne. Des résultats qui confirment la montée en puissance du rugby d’Europe de l’Est et d’Amérique du Sud.
Cardiff sous le choc : les Pumas humiliant le Pays de Galles
La plus grosse claque du week-end est venue de Cardiff. L’Argentine a infligé une véritable correction au Pays de Galles (52-28).
Sept essais inscrits par les Pumas, dont un doublé de Santiago Carreras, face à une défense galloise dépassée en seconde période. Sous la houlette de Michael Cheika, l’Albiceleste confirme son statut de grande nation de l’hémisphère sud, pendant que le XV du Poireau s’enfonce dans la crise.
À deux ans de la Coupe du monde 2027, les Gallois n’ont toujours pas trouvé la recette pour exister face aux équipes du top 8 mondial.
Illustration : DR
[cc] Article relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par ChatGPT.
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