Après une hausse spectaculaire entre 2021 et 2023, le marché français de l’occasion poursuit en cette fin d’année 2025 son repli. Sur les parcs, la tendance est nette. « Celle-là, on vient juste de la vendre. On a fait une promotion et on a proposé une garantie de 24 mois. Aujourd’hui, c’est ce qu’il faut faire pour vendre… », expliquait au journal Sud Ouest le 25 octobre dernier Jacques Estansan, patron de VPN Autos, en présentant une Hyundai i30 dont le prix est passé de 21 290 € en septembre à 19 490 €.
Ce reflux marque la fin d’un cycle ouvert par la pénurie de semi-conducteurs après le Covid. Entre janvier 2020 et décembre 2022, les prix avaient bondi de 43,7 % selon La Centrale. Désormais, ils reviennent à des niveaux comparables à ceux de fin 2021. D’après Leboncoin Auto, la baisse moyenne entre janvier 2023 et septembre 2025 atteint 3 100 € sur l’essence, 3 500 € sur le diesel, 5 700 € sur l’hybride et jusqu’à 10 000 € sur l’électrique.
Dans son baromètre, La Centrale confirme un prix moyen de 20 200 € en septembre 2025, soit 800 € de moins qu’un an plus tôt, avec un recul de 2 000 € sur les électriques et de 2 090 € sur les hybrides.
Pouvoir d’achat contraint et défiance envers certaines marques
Si les prix baissent, les Français n’achètent pas davantage. Le premier frein est financier : « Là où un client mettait 250 euros par mois, aujourd’hui il est à 350 euros », souligne Jacques Estansan. Les ménages gardent plus longtemps leur véhicule, tandis que le coût du crédit auto dissuade les achats.
Autre facteur : une crise de confiance vis-à-vis de marques habituellement solides sur l’occasion. Le patron de VPN Autos cite les problèmes de moteurs PureTech, d’AdBlue ou d’airbags Takata, au point qu’une voiture d’un an et demi peut se revendre « à 40 % de son prix neuf ».
Selon le site Caradisiac, au 26 septembre 2025, les ventes d’occasions récentes sont celles qui avaient le plus chuté : -22 % pour les modèles de moins d’un an et -10,4 % pour ceux de 2 à 5 ans. Les modèles de plus de six ans progressent à l’inverse de 2 à 3 %. Les marques françaises reculent de 7 %, dont -12 % pour les modèles Stellantis, tandis que les marques coréennes gagnent 3,5 % et les japonaises près de 3 %.
Des opportunités sous 10 000 €, mais un marché encore prudent
Dans ce paysage contrasté, certains modèles tirent leur épingle du jeu, notamment sous le seuil des 10 000 €. Dans un article du 25 novembre, le journal Ouest-France cite comme fiables et économiques :
– la Toyota Yaris 1.3 VVT-i ;
– la Honda Jazz ;
– la Peugeot 208 PureTech 82 ;
– la Renault Clio IV.
Une Volkswagen Golf TDI ou une Ford Focus 1.5 TDCi bien entretenue restent de bonnes options en diesel, tandis que des modèles comme la Dacia Sandero Stepway séduisent par leur robustesse.
Enfin, pour les conducteurs urbains, des petites électriques de première génération, comme la Renault Zoe ou la Citroën C-Zero, offrent une autonomie suffisante à un coût d’usage très faible.
Entre baisse des prix, doute sur la fiabilité de certaines motorisations récentes et budgets contraints, le marché retrouve un certain équilibre mais demeure marqué par une prudence durable de la part des acheteurs.
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