Le constat, longtemps pressenti, est désormais objectivé. Selon une étude menée du 1ᵉʳ au 31 octobre 2025 par l’Institut Thomas More, 1 280 chroniques diffusées dans les matinales de France Inter, France Culture et France Info ont été analysées via l’intelligence artificielle. « L’originalité de notre approche tient à l’usage systématique de l’intelligence artificielle pour analyser l’ensemble des propos tenus à l’antenne, sans sélection humaine », explique Jean-Thomas Lesueur, directeur général de l’Institut, auprès du Figaro le 28 novembre. L’IA, dit-il encore, permet de mesurer « la tonalité éditoriale sur des centaines d’heures d’émissions, de manière homogène et fondée sur les faits ».
Les conclusions sont claires : la gauche est majoritairement favorisée. Seule France Info maintient un certain équilibre, avec 57 % de chroniques neutres et un volume presque symétrique de chroniques classées à gauche et à droite. Sur France Inter, la polarisation est forte : la majorité des formats réguliers est « durablement orientée à gauche », et seuls « L’Invité de 7 h 50 » et « L’Édito éco » apparaissent à droite. Les partis d’opposition « radicale », à savoir LFI ou RN, subissent le traitement « le plus sévère », quand « la gauche modérée bénéficie d’une indulgence nettement plus marquée ».
Dérives éditoriales, polémiques et crise interne
Cette étude intervient dans un contexte déjà tendu. En mai, l’Arcom a « demandé fermement » à France Inter de traiter le conflit israélo-palestinien « avec la plus grande rigueur », après un bulletin d’information relayant un bilan de décès à Gaza « non sourcé » et présenté comme incontestable. La direction reconnaît le bien-fondé de cette intervention.
L’enquête relève également des séquences où l’absence de pluralisme est flagrante : invitations répétées de Francesca Albanese, propos complaisamment relayés dans « Bistroscopie », émissions thématiques très orientées telles qu’« Interception » ou « Zoom Zoom Zen », souvent construites autour d’experts ou de militants de gauche sans expliciter leurs engagements.
En interne, la défiance monte. Une lettre signée de journalistes et techniciens de France Inter évoque un « mal-être profond ». Même le rédacteur en chef de la matinale, Mickaël Thébault, critique publiquement des rendez-vous « où l’on empile les invités sur le même ton » et des humoristes « ni corrosifs, ni impertinents, ni drôles ».
Audiences en baisse et commission d’enquête parlementaire
La crise éditoriale se reflète dans les chiffres : France Inter a perdu 458 000 auditeurs sur un an, la matinale 392 000, et France Info 76 000, quand Europe 1 en gagne 304 000.
Dans ce climat, l’Union des droites pour la République a obtenu l’ouverture d’une commission d’enquête sur « la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public ». L’audiovisuel public coûte 4 milliards d’euros par an, dont près de 700 millions pour Radio France.
Une question domine désormais le débat : est-il acceptable qu’un service financé par tous parle majoritairement d’une seule voix politique ?
Crédit photo : capture YouTube (photo d’illustration)
[cc] Article relu et corrigé par ChatGPT. Breizh-info.com, 2025, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine
8 réponses à “Radio France : un service public clairement orienté à gauche, chiffres à l’appui”
France-inter maintien peut-être un certains équilibre de façade dans le traitement des informations , mais du coté modérations sur les réactions des lecteurs du site , c’est plutôt extrême-gauche total , les modérateurs ne censure pas le texte mais directement la personne qui écrit car ils elles l’on pris en grippe pour des motifs obscures cela quelque soit le texte même si celui respect la charte du site a la lettre.
France-Inter est a 80-90% gauchiste , traite l’information a sa façon et l’arcom qui est a gauche joue le jeux en lui tapant doucement sur les doigts alors que pour des faits moindre , l’arcom a fait fermer des chaines d’information qui n’étaient pas d’orientation gauche..
Malgré quelques tentatives récentes, je n’ai pas réussi à écouter les radios du service public.
J’ai d’ailleurs aussi un peu de mal avec Europe 1.
Je me contente de divers podcasts.
Mais un radio moins engagée, cela manque.
Votre étude est basée sur des analyses faites par…l’IA !! Sérieusement ? Vous faites feu de tout bois (virtuel). Et puis en soi, moi qui écoute plein de médias, je sais faire la part des choses entre des chaînes (Europe 1, Cnews…) bien orientées à droite , et d’autres (Inter…) à gauche. Ce qui me permet d’être critique et moins berné. Cela étant, savoir qu’un media financé par le quidam vante plutôt le bien vivre ensemble (même utopique) plutôt que le complotisme me rassure, on n’est pas encore en Russie ou chez Bolloré…
Les »chaînes publiques » nous coûtent 4 milliards par an et la présidente Ernotte touche 400.000€ par an!..
Les chaînes publiques nous coûtent 4 milliards par an!…La présidente Ernotte, qui gagne 400.000€ par an, a dit: »Nous ne sommes pas là pour relater l’actualité comme elle est, mais comme nous voulons qu’elle soit »…Si on privatisait ces chaînes cela ferait faire des économies aux contribuables français! Le jugement de ces chaînes »privées » se fera par les téléspectateurs… selon leur compétence et leur audimat: elles disparaîtront naturellement, si elles ne trouvent pas leur public!..
Merveilleux Yoaren qui croit que les médias financés par nos soins qui vantent le bien vivre ensemble ne nous enfument pas .Alors qu’eux même font tout pour que cela ne s’appliquent pas en jetant l’anathème avec ceux qui ne pensent pas comme eux et en leur refusant toutes discussions
Donc bien vivre ensemble mais entre nous est leur devise
Cher Yoren on était pas encore en Russie mais Macron veut un gendarme de l’info et ce sera comme en ex URSS ! Aucune voix dissidente ne sera permise….
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