Au 1er janvier 2026, une nouvelle hausse des prix du tabac est entrée en vigueur en France. Plusieurs fabricants ont revu leurs grilles tarifaires, avec des augmentations allant de 10 à 50 centimes selon les références. Les marques dites premium sont les plus touchées. Les paquets de Camel et de Winston (Japan Tobacco International) passent ainsi pour la plupart à 13 euros, contre 12,50 euros auparavant. De son côté, Philip Morris International applique une hausse d’environ 50 centimes sur ses cigarettes : les Marlboro atteignent désormais 13,50 euros, à l’exception de la référence « Crafted », maintenue à 11,50 euros.
Des augmentations accompagnées de retraits de produits
La hausse concerne également le tabac à rouler et à tuber, avec des augmentations variables selon les formats et les fabricants. Parallèlement, plusieurs références disparaissent des étals à compter du 1er janvier. C’est notamment le cas du pot de 45 grammes de tabac à tuber « Camel Essential », jusqu’ici vendu 28,40 euros, ainsi que la suppression de plusieurs produits de la marque Fleur du pays. D’autres références de cigarettes, cigares et cigarillos sont également retirées, conformément à la nouvelle grille tarifaire publiée par les Douanes françaises.
Sur le plan des volumes, les données officielles relayées par CNews indiquent que les ventes de cigarettes ont reculé de plus de 11 % entre novembre 2024 et novembre 2025, et celles de tabac à rouler de plus de 15 % sur la même période.
Buralistes sous pression et nouvelles perspectives législatives
L’objectif affiché de ces hausses reste la réduction de la consommation, en particulier chez les plus jeunes. TF1 rappelle toutefois que cette politique suscite de vives inquiétudes chez les buralistes. Un fumeur interrogé sur LCI estime ainsi : « Je ne pense pas que ce soit le prix qui dissuade de fumer. C’est addictif, une fois qu’on est habitué, on est habitué ». Un buraliste cité par TF1 souligne pour sa part : « On observe une diminution de nos ventes […] entre 20 et 25 % ». Le reportage évoque également le risque de développement du marché parallèle, précisant que « près d’une cigarette sur deux consommée en France en 2024 serait issue de la contrebande ».
Rappelons aussi qu’une proposition de loi a été déposée début novembre 2025 par le député écologiste Nicolas Thierry avec pour objectif d’interdire progressivement la vente de tabac aux personnes nées après 2014, à partir de 2032. Une mesure qui, si elle venait à être adoptée, marquerait une nouvelle étape dans la stratégie française de lutte contre le tabagisme.
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