Longtemps considéré comme une maladie touchant principalement les seniors, le cancer colorectal frappe désormais de plus en plus tôt. Dans tout l’Occident, les médecins constatent une augmentation rapide et persistante des cancers du côlon et du rectum chez des adultes jeunes, parfois à peine sortis de l’adolescence, souvent en excellente condition physique, sans antécédents médicaux apparents.
Le phénomène inquiète la communauté scientifique. Selon plusieurs spécialistes interrogés par Business Insider, la hausse la plus marquée concerne les personnes âgées de 20 à 40 ans, avec des formes souvent plus agressives et diagnostiquées à un stade avancé. Une évolution d’autant plus troublante que ces patients sont, en théorie, en meilleure santé générale que leurs aînés.
Des profils inattendus, parfois très sportifs
Le docteur Tim Cannon, oncologue en Virginie, raconte avoir diagnostiqué en l’espace de quelques mois trois sportifs d’endurance âgés d’une trentaine d’années, tous atteints de cancers métastatiques du côlon. Les trois sont décédés. Intrigué, il a poursuivi ses recherches sur une centaine de coureurs de fond âgés de 35 à 50 ans : près de 40 % présentaient des lésions précancéreuses, un taux très supérieur aux statistiques attendues.
Ces observations, encore exploratoires, posent une question centrale : pourquoi des individus jeunes, actifs et sans comorbidités développent-ils des cancers digestifs aussi précoces et sévères ?
Les chercheurs commencent à envisager que les racines du problème soient bien plus anciennes qu’on ne le pensait. Des travaux récents suggèrent que certaines mutations prédisposant au cancer colorectal pourraient survenir dès les premiers mois de la vie.
Le biologiste moléculaire Ludmil Alexandrov a identifié, dans plus de la moitié des tumeurs colorectales chez les moins de 40 ans, une signature génétique associée à la colibactine, une toxine produite par certaines souches d’Escherichia coli. Fait marquant : les lésions de l’ADN semblent apparaître avant l’âge d’un an. Autrement dit, une exposition précoce pourrait accélérer de plusieurs décennies l’apparition du cancer.
Si ces résultats sont confirmés à grande échelle, ils pourraient bouleverser la compréhension actuelle de la maladie, en mettant en cause des facteurs très précoces liés au microbiote intestinal.
Microbiote, alimentation et modes de vie modernes
Les chercheurs pointent également des changements profonds dans l’alimentation et l’environnement. Une consommation accrue de sucres, notamment via les boissons sucrées et énergétiques, est associée à un risque accru de cancer colorectal précoce. À l’inverse, les régimes pauvres en fibres semblent priver le microbiote intestinal de métabolites protecteurs capables de freiner l’inflammation et la croissance tumorale.
D’autres éléments sont étudiés : naissance par césarienne, allaitement réduit, exposition précoce aux antibiotiques, lumière artificielle nocturne, sédentarité prolongée, pollution atmosphérique. Aucun de ces facteurs ne constitue, pris isolément, une cause directe, mais leur accumulation pourrait fragiliser l’équilibre biologique sur le long terme.
Les spécialistes restent prudents. Ils insistent sur le fait que ces pistes ne doivent pas être interprétées comme une mise en cause individuelle des patients. Le cancer demeure largement un événement multifactoriel et partiellement aléatoire.
Néanmoins, certaines recommandations émergent : augmenter l’apport en fibres, réduire la consommation de sucres rapides, préserver le microbiote intestinal, favoriser une activité physique modérée et régulière, et améliorer la qualité du sommeil. Des recherches explorent également des stratégies innovantes, comme des probiotiques ciblés dès l’enfance ou des traitements agissant sur l’horloge biologique.
Pour les oncologues, l’enjeu est aussi psychologique et social. Beaucoup de jeunes patients se sentent coupables ou incompris, persuadés que leur mode de vie est en cause. Le public surestime largement le contrôle individuel sur le cancer rappellent les médecins.
La montée en puissance des cancers colorectaux chez les jeunes adultes apparaît ainsi comme l’un des grands défis médicaux de la décennie à venir, appelant à une réflexion globale sur nos modes de vie, notre environnement… et notre rapport au temps long en matière de santé.
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10 réponses à “Cancers du côlon chez les jeunes adultes : une explosion inquiétante qui déroute les médecins”
et le vaxxx ????
Demat je suis en train de lire le livre du navigateur vainqueur du dernier Globe Challenge Charlie DALIN « La Force du Destin » . Lui aussi comme beaucoup d’athlètes est victime de ce « crabe » de cet « intrus » et il a fait preuve d’un courage extraordinaire car malgré cela il a quand même gagné cette course autour du monde…La cause de cette maladie insidieuse serait génétique ; les conseils avisés pour guérir ou atténuer ce mal dans cet article sont à suivre ; pour vous remercier, une chanson pépite du groupe The Who que j’écoute en ce moment même pour divertissement : « Anyway anyhow anywhere »kenavo.
On enfonce encore des portes ouvertes ! Le cancer, comme toute maladie chronique ne vient pas « par hasard », il est le fruit de la non observation des lois de la nature ! Et, pour être marathonien je vois les dérives alimentaires des coureurs qui ne peuvent que déboucher sur des troubles physiques.
Et, bien évidemment que le mode de vie est en cause ! Mais changer de bouffe, outre que c’est plus difficile que de changer de conjoint, de parti politique, de religion et même, aujourd’hui, de sexe, diminuerait l’incidence de la maladie et donc les bénéfices de l’industrie médicale ! Ceci expliquant cela.
Bonjour,
en dehors des pistes évoquées dans votre article, qui sont toutes fort intéressantes, il faut noter que ce nouveau fléau est apparu depuis la première campagne de vaccination COCO; à mettre en lien avec tous les autres cancers dont le nombre a explosé concomitamment, et qui frappent en particulier les personnes jeunes et en bonne santé.
Tout ce que j’évoque est dûment prouvé par des médecins et oncologues internationaux, qui, aux vu des statistiques éloquentes, ont tôt fait la relation de cause à effet.
Très cordialement
Article intéressant, mais personne ne se pose la question de l’ARNm que l’on a massivement injecté il y a 4 ans. Cela correspond au début de l’explosion des turbo-cancers… Soñjit en dra-se !
Evidemment le fameux faux « vaccin » n’y est pour rien.
Il n’est d’ailleurs même pas évoqué dans l’article.
Chapeau.
D’accord avec l’ Alsaco….nos rues ont perdu des restaurants classiques au profit de bouffe rapide ( Kebabs, crousty poulets, pizzas industrielles, hamburgers, sandwiches grecs etc…) Au vrai marché des bons produits on ne rencontre presque que des vieux….plus personne ne veut s’embêter à préparer les légumes et le repas traditionnel…les écrans d’abord ! Pas besoin d’explorer des pistes compliquées mais s’attaquer au problème ce serait aussi s’attaquer à la bouffe industrielle et ses lobbys .
Arn messager : évidence qu’il faut nier pour BIG ENORMOUS PHARMA bien sûr.
Et sans doute le Doliprane pourrait faire partie des causes car nous sommes peu nombreux à savoir le rôle toxique de ce truc sur le foie! Or les médecins sont devenus avec le covid des DOLIPRANOLOGUES.
Il pourrait y avoir un lien puisque les gens consomme ça très souvent.
et les moeurs ?
Nous ne pouvons que souscrire aux propos de Joglars et avant du Dr Brounahans, lundi je récupère un panier de légumes du petit producteur et je me ferai une bonne soupe mod kouzh. Qu’importe le temps passé à surveiller a cuisson.