Cet effet ciseau se fait également sentir dans les métropoles françaises : selon les dernières statistiques publiées par INE (Institut national de la statistique) espagnol, la Catalogne et la région de Madrid perdent régulièrement des habitants autochtones (castillans et catalans) et gagnent des migrants venus notamment d’Afrique, de Roumanie ou des pays arabes.
Cependant, ces autochtones « fuyards » ne s’évanouissent pas dans la nature : ils quittent ces régions surpeuplées pour s’installer dans les contrées ou provinces voisines, plus rurale, comme la Castilla-Mancha (pour Madrid) ou la Communauté valencienne (pour la Catalogne). Ces données sont d’autant plus intéressantes qu’elles surviennent dans un contexte de flambée des prix de l’immobilier.
La tendance est-elle aussi nette ? Oui. Un simple coup d’œil aux chiffres de l’INE sur le solde migratoire le confirme. En examinant ce solde (la différence entre la population étrangère ayant immigré en Espagne et la population espagnole s’étant installée à l’étranger), on constate qu’en 2034, la Catalogne a enregistré un résultat nettement positif de 129 030 personnes. Comme toute la population occidentale, la Catalogne connait désormais les joies du Grand Remplacement.
La situation change lorsqu’on parle de « migrations internes », qui désignent les mouvements de population entre les différentes communautés espagnoles, toujours à l’intérieur du pays. Dans ce cas, le bilan est négatif : -6 437. Autrement dit, 53 585 personnes originaires d’autres régions se sont installées en Catalogne, tandis que 60 022 Catalans ont quitté le pays pour s’installer dans d’autres communautés autonomes.
Et à Madrid ? La situation est similaire. Le solde migratoire international est positif, avec 113 964 personnes de moins que la population totale, tandis que le solde migratoire interne est négatif, avec 12 993 habitants de moins. En 2024, 100 342 personnes originaires d’autres régions se sont inscrites dans une commune de Madrid, tandis que 113 335 ont fait le chemin inverse : elles ont quitté la capitale pour s’installer dans d’autres régions.
En réalité, la Communauté de Madrid affiche le solde migratoire interne le plus défavorable (du moins en termes nets) du pays. Seules la Catalogne (-6 437) et l’Andalousie, avec un solde négatif de -5 858, s’en approchent (et de loin). Ce qui n’est guère surprenant. Ce phénomène est la réplique ibérique de ces Parisiens qui quittent L’Ile-de-France pour Rennes ou Nantes et continuent à aller travailler deux ou trois fois par semaine grâce au TGV. Ainsi des Madrilènes s’installent à Valladolid et prennent quotidiennement le TGV AVE pour continuer à travailler dans la capitale espagnole.
Qu’elle est la raison de cette « fuite des grandes villes » ? En tout premier lieu, la hausse de l’immobilier qui fait que Madrid et Barcelone sont devenues interdites aux ouvriers et aux professions de la classe moyenne. Ne reste que les bobos et la bourgeoisie old-school. Et, en deuxième lieu, l’immigration extra-européennes est également en tête des causes de la « fuite des villes » car, en Espagne comme en France, les quartiers des centre-villes perdent des habitants autochtones tandis que les quartiers périphériques en gagnent. Et les Blancs peuvent de moins en moins vivre dans ces quartiers.
L’Espagne a, de surcroît, cette particularité de vivre une « double peine » en matière d’immigration : d’une part, elle se voit de plus en plus imposée une immigration africaine et arabe (il y a notamment une explosion de l’immigration marocaine en ce moment) qui était jusqu’alors plutôt anecdotique mais elle doit également accueillir historiquement une immigration en provenance d’Amérique du Sud. Et ces derniers temps, les Vénézuéliens étaient les têtes de gondole de ces flux sud-américains. Les Roumains constituent, comme dans certains coins de Bretagne, une des populations migrantes les plus importantes de la capitale espagnole depuis quelques années également, parmi eux nombre de Rroms.
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Une réponse à “Fuite de villes : Barcelone et Madrid perdent des autochtones et gagnent des migrants”
Je comprend mal comment les migrants envahissant ces grandes villes ( Barcelone/Madrid ) aux tarifs exorbitants de l’immobilier pourraient se loger ? Le grand remplacement gratuit ?