Ski-alpinisme aux JO de Milan-Cortina 2026 : la montagne brute entre enfin dans l’Olympe

C’est l’une des grandes nouveautés de Milan-Cortina 2026 : pour la première fois de son histoire, le ski-alpinisme intègre le programme des Jeux olympiques d’hiver. Discipline longtemps cantonnée aux massifs alpins et aux initiés, elle accède enfin à la scène mondiale, portée par un format explosif, lisible et spectaculaire.

Version compétitive du ski de randonnée, le ski-alpinisme – souvent appelé SkiMo – associe ascension, portage et descente, le tout avec un matériel ultra-léger et des transitions réalisées à pleine vitesse. On grimpe avec des peaux de phoque, on court skis sur le sac, on bascule les fixations, et l’on redescend à toute allure. À Bormio, en Valtellina, c’est une page d’histoire olympique qui s’écrira du 19 au 21 février 2026.

Une discipline née en montagne, structurée au plus haut niveau

Le ski-alpinisme s’est développé pendant des décennies dans les Alpes et les grands massifs enneigés, avant de se structurer à l’international au tournant des années 2000. Les premiers championnats du monde ont lieu en 2002 et, depuis, la discipline dispose d’un circuit de Coupe du monde annuel, avec des étapes dans plusieurs pays.

Elle est régie par la Fédération internationale de ski-alpinisme (ISMF), qui fédère aujourd’hui près de quarante nations. Le sport avait déjà connu une première reconnaissance olympique lors des Jeux Olympiques de la Jeunesse de Lausanne 2020. Milano Cortina 2026 marque donc son entrée officielle chez les seniors.

L’Italie fait partie des nations de référence, avec une forte tradition alpine et de nombreux succès internationaux au cours de la dernière décennie, ce qui explique aussi le choix de cette discipline pour ces Jeux organisés au cœur des Dolomites.

Des formats courts, nerveux, pensés pour le spectacle

Pour ses débuts olympiques, le ski-alpinisme a fait le choix de la lisibilité et de l’intensité. Trois épreuves seulement sont au programme, toutes conçues sur des formats courts, explosifs, parfaitement adaptés à la retransmission télévisée.

Le sprint individuel (hommes et femmes)

C’est l’épreuve phare. Chaque manche dure environ 3 à 5 minutes, mais concentre une intensité maximale. Le parcours se compose de plusieurs séquences bien distinctes : une montée à skis avec peaux, une section de portage à pied skis sur le sac, puis une descente rapide jusqu’à la ligne d’arrivée.

Les transitions sont décisives : enlever ou remettre les peaux, bloquer ou libérer les talons, chausser ou déchausser sans perdre une seconde. La compétition débute par des qualifications en contre-la-montre, avant d’enchaîner quarts de finale, demi-finales et finale, sous forme de manches regroupant plusieurs athlètes, où seuls les meilleurs passent.

Le relais mixte

L’épreuve collective réunit deux femmes et deux hommes par équipe nationale. Chaque relayeur effectue un mini-parcours comprenant montée, portage et descente, avant de transmettre le relais au suivant par un contact dans une zone définie.

Le format favorise les retournements de situation, les écarts minimes et une lecture immédiate de la course. C’est l’épreuve la plus collective et sans doute la plus télégénique du programme.

Où et quand se déroulent les épreuves ?

Les compétitions de ski-alpinisme ont lieu à Bormio, dans la région de la Valtellina, du 19 au 21 février 2026. Le site, déjà réputé pour ses épreuves alpines, offre un terrain parfaitement adapté à cette discipline où le relief, la neige et la technicité jouent un rôle central.

Le ski-alpinisme olympique se veut élitiste. 36 athlètes seulement sont qualifiés pour les Jeux : 18 hommes et 18 femmes, avec un maximum de deux athlètes par sexe et par comité olympique. La qualification repose sur les résultats en Coupe du monde ISMF entre novembre 2024 et décembre 2025, ainsi que sur les Championnats du monde 2025, où des quotas sont directement attribués.

Le pays hôte est automatiquement qualifié dans chaque épreuve. Pour le relais mixte, seules les nations ayant qualifié au moins un homme et une femme peuvent aligner une équipe.

Avec le ski-alpinisme, le CIO fait entrer aux Jeux une discipline ancrée dans le réel, directement issue du terrain, de la montagne et de l’effort brut. Peu de mise en scène, pas de superflu : juste la pente, la neige, le souffle court et la gestion parfaite du matériel.

Ces débuts olympiques à Milan-Cortina pourraient bien être fondateurs. À l’image du snowboard ou du ski freestyle à leurs premières apparitions, le ski-alpinisme a tout pour s’installer durablement dans le paysage des Jeux d’hiver

Calendrier du Ski Alpinisme aux JO 2026

Crédit photo : DR
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