Alors que la Bretagne et la Normandie viennent de subir la tempête Goretti dans la soirée du 8 janvier 2026, l’origine de son nom suscite des interrogations. Pourquoi une tempête a-t-elle été baptisée ainsi, et quel lien avec Maria Goretti, martyre chrétienne du début du XXe siècle ?
.Dès l’alerte déclenchée par Météo-France, la dépression qui génère cette tempête se voit attribuer un nom, choisi dans une liste préétablie pour la saison 2025/2026. Après Goretti, des tempêtes portant les noms de Harry, Ingrid, Joseph, ou encore Kristin viendront poursuivre cette séquence de phénomènes naturels.
Le nom de Maria Goretti : une figure chrétienne de pureté et de pardon
Née en 1890 dans une famille pauvre des Marches italiennes, Maria Goretti est une sainte catholique vénérée pour son courage et son témoignage de pureté face à un acte de violence extrême. À l’âge de 11 ans, elle est assassinée par Alessandro Serenelli, un jeune homme de 20 ans, qui tente de la violer. Refusant d’abandonner sa vertu, elle se débat, prononçant ces mots : « Alessandro, Dieu ne veut pas ces choses-là ! Si tu fais cela, tu iras en enfer ! » Après lui avoir été infligée 14 coups de poinçon, Maria, avant de mourir, pardonne à son agresseur, lui offrant même son salut éternel.
Maria Goretti a été béatifiée en 1947 par le Pape Pie XII et canonisée en 1950. Elle est devenue un symbole de la pureté chrétienne, du sacrifice et du pardon, des valeurs chrétiennes essentielles dans l’enseignement catholique. Sa vie et son martyre de pureté ont été un modèle de sainteté et de vertu pour des générations de catholiques.
Le choix du nom Goretti pour cette tempête a de quoi surprendre, voire choquer certains. Comment une sainte de la pureté et du pardon pourrait-elle être associée à un phénomène de violence naturelle tel qu’une tempête dévastatrice ? Le lien symbolique entre une figure de la vertu chrétienne et un événement météorologique dévastateur semble difficile à établir, et c’est là que réside le cœur de la controverse.
La tempête Goretti frappe au moment même où l’Hexagone, tout juste sorti d’une période de froid extrême et de neige abondante, se prépare à des vents pouvant atteindre 160 km/h sur les côtes. Si le choix de ce nom n’est pas religieux mais simplement un nom prédéfini dans une liste internationale de tempêtes, l’ironie du hasard ne passe pas inaperçue. Là où la sainte Goretti incarne la douceur, la pureté et le pardon, la tempête nommée ainsi sème la terreur, contraignant les habitants à prendre des mesures exceptionnelles de précaution : fermeture des écoles, interdiction des déplacements en voiture, fermeture des ponts côtiers, et arrêt de tous les transports.
Une tempête, une figure de martyre chrétienne, et la confusion des symboles
Dans cette dynamique, le nom de Maria Goretti semble dénaturé par l’utilisation qui en est faite. Maria Goretti incarne l’innocence, le refus du mal, et la vertu chrétienne face à l’atrocité. L’épisode de sa mort, son pardon envers son agresseur, et le témoignage de sa foi même au seuil de la mort en font une icône chrétienne de la pureté et de l’amour inconditionnel. Le contraste entre ce modèle de sainteté et la violence brute d’une tempête est frappant.
Le choix du nom de la tempête Goretti semble donc un détournement involontaire du symbole chrétien. Là où la sainte portait l’espoir et la rédemption, la tempête vient rappeler la fragilité de l’ordre naturel et la brutalité de la nature, une réalité implacable et menaçante qui n’a rien à voir avec la douceur de l’histoire de la jeune martyre.
Dans la même logique, le nom de la tempête aurait pu faire référence à des figures qui incarnent la violence, et non la pureté et la réconciliation, comme le suggère l’auteur du texte qui propose un changement de consonne pour un nom comme « Moretti », ou d’autres figures symboliques du mal. Ce contraste entre la figure chrétienne d’une vierge martyre et une tempête aux conséquences dévastatrices interroge non seulement sur les choix de nommage des phénomènes naturels, mais aussi sur la manière dont les symboles sont manipulés dans un monde moderne où la dimension spirituelle semble souvent éclipsée par la réalité brutale du monde matériel.
La tempête Goretti risque de faire parler d’elle pour sa violence et ses conséquences dévastatrices. Cependant, le choix de ce nom doit aussi rappeler les valeurs qui sont de plus en plus oubliées dans notre société moderne : la pureté, le pardon, et le refus du mal. En donnant à cette tempête le nom d’une martyre chrétienne, c’est peut-être l’occasion de remettre en lumière des valeurs essentielles qui font trop souvent défaut dans les discours publics actuels.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
Breizh-info.com, 2026, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d’origine.
3 réponses à “Tempête Goretti : un nom controversé”
le plus choquant dans cette dénomination est que c’est un nom et non pas un prénom comme il semble être d’usage.
En effet curieux nom lorsque j’en ai parlé à mon épouse elle a froncé les sourcils et m’a rappelé qui était Maria Goretti… Rendez à Dieu ce qui est à Dieu et à César ce qui est à César. A propos d’hiver relire Leroy Ladurie s’exprimant sur les phases climatiques sans le CHIEC et ses balivernes.
C’est surtout la grande ignorance, de la culture chrétienne en particulier, qui prévaut dans notre société.