La science-fiction devient réalité. Des chercheurs américains viennent de franchir une étape historique en créant les plus petits robots autonomes jamais conçus. Invisibles à l’œil nu, entièrement programmables et capables de se déplacer seuls, ces microrobots mesurent moins d’un millimètre. Une taille comparable à un grain de sable.
Ce projet, mené conjointement par l’Université de Pennsylvanie et l’Université du Michigan, marque une avancée majeure dans le domaine de la nanorobotique, un champ scientifique qui stagnait depuis près de quarante ans sur la question de l’autonomie à si petite échelle.
Des robots minuscules… mais intelligents
Malgré leur taille infime, ces robots embarquent un véritable cerveau électronique, des capteurs et un système de propulsion. Ils sont capables de percevoir leur environnement, de réagir à des stimuli et d’adopter des trajectoires complexes.
Contrairement aux robots traditionnels dotés de bras ou de pattes, ces microrobots évoluent dans des environnements liquides en générant un minuscule champ électrique qui pousse les molécules d’eau autour d’eux. Résultat : une nage fluide, robuste, et surtout durable. Tant qu’ils disposent d’une source d’énergie, ils peuvent fonctionner pendant des mois.
Leur alimentation est également révolutionnaire : ils tirent leur énergie de la lumière. Une quantité infinitésimale suffit à les faire fonctionner, ouvrant la voie à des usages dans des environnements jusque-là inaccessibles.
Une prouesse saluée par la communauté scientifique
Pour Kevin Chen, roboticien au MIT, cette innovation est majeure : « Ce sont les plus petits robots autonomes programmables que j’aie jamais vus. C’est une avancée passionnante pour la communauté scientifique. »
Le système informatique embarqué a été développé par l’équipe du professeur David Blaauw à l’Université du Michigan. Grâce à des impulsions lumineuses, chaque robot peut recevoir des instructions spécifiques. Ainsi, dans un essaim, chaque unité peut avoir une mission différente : cartographier un espace, mesurer une température, rechercher un chemin.
Les robots communiquent avec les chercheurs à travers une sorte de « danse ». En observant leurs mouvements au microscope, les scientifiques décodent les informations transmises. Une chorégraphie microscopique qui devient langage numérique.
Vers des applications médicales
Les perspectives médicales sont spectaculaires. Ces robots pourraient un jour être injectés dans le corps humain afin de mesurer des températures locales, prélever des tissus ou explorer des zones difficiles d’accès, comme l’intérieur d’une dent.
Certains types de lumière traversant les tissus humains, ces microrobots pourraient être alimentés sans fil, directement depuis l’extérieur du corps. L’ultrason est également envisagé comme source énergétique alternative.
L’évocation du film culte Fantastic Voyage (1966), où des scientifiques miniaturisés voyagent dans le corps humain, n’est plus si farfelue.
Une révolution industrielle en préparation
Au-delà du médical, ces robots pourraient intervenir dans la fabrication de composants électroniques ultra-précis. Ils sont capables de déposer du métal, de graver des circuits et même de s’assembler entre eux pour réparer des structures à l’échelle microscopique.
Leur coût de fabrication laisse entrevoir une diffusion massive : aujourd’hui estimé à 10 dollars l’unité en laboratoire, le prix pourrait chuter à quelques centimes en production industrielle.
Pour l’instant, ces robots ne communiquent pas entre eux. Mais les chercheurs travaillent déjà à leur donner des capacités collaboratives, à l’image des colonies de fourmis ou des cellules vivantes. À terme, des essaims coordonnés pourraient accomplir des tâches complexes.
Une chose est certaine : cette technologie ouvre un champ immense de possibilités. Médecine, industrie, exploration, sécurité… L’ère des robots invisibles vient de commencer.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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