La DGSI (Direction générale de la sécurité intérieure) dans l’un de ses récents « flash ingérence » met en garde les entreprises françaises sur une pratique pratiquée de plus en plus et liée à l’usage de l’IA : l’utilisation de logiciels de traduction en ligne.
La DGSI écrit :
« Des salariés d’une entreprise française stratégique ont utilisé un outil d’IA générative pour traduire des documents confidentiels
Le directeur des services informatiques d’une entreprise multinationale a appris que certains salariés avaient utilisé un outil d’IA générative « grand public » développé par une société étrangère pour la traduction de documents confidentiels. Après avoir interrogé les équipes, il est apparu que les salariés utilisaient régulièrement cet outil dans le cadre de leurs activités, sans l’aval de leur hiérarchie.
Des consignes ont été rapidement passées afin que les salariés privilégient l’usage d’une solution payante d’IA générative acquise par la société. L’équipe dirigeante a également mis en place un groupe de travail afin de définir une doctrine d’utilisation de l’IA en interne. »
Pourquoi cette méfiance des « Services » à l’encontre des outils d’IA en ligne ? La DGSI précise :
« Le versement d’informations internes aux entreprises dans un outil d’IA générative, particulièrement si elles revêtent un caractère sensible, constitue un risque important de réutilisation de ces informations pour les entreprises concernées. Les versions grand public des principaux outils d’IA générative, gratuites et standards, utilisent souvent les données entrées par l’utilisateur pour entraîner leurs modèles. La politique de confidentialité de certains outils d’IA générative impose le stockage des données d’utilisateurs dans des serveurs situés à l’étranger, parfois sans obtenir le consentement clair et explicite des utilisateurs. Ce stockage implique que ces données puissent être soumises à des lois étrangères à portée extraterritoriale et puissent entraîner la responsabilité de l’entreprise. Par ailleurs, la question de la propriété des données issues de l’IA doit également être étudiée au regard des conditions d‘utilisation de l’outil. La connexion de certaines applications d’IA générative à des outils externes (interface logicielle de type API, plugins) augmente les vulnérabilités. Ces outils sont souvent moins sécurisés, ce qui peut entrainer des fuites de données d’utilisateurs, voire favoriser des attaques cybernétiques. »
En matière informatique, la naïveté de certaines entreprises ou de certains salariés français est encore abyssale, notamment en matière de traduction. Celles-ci, par soucis d’économie, ne se rendent, en effet, pas compte qu’elles dévoilent des informations sensibles par le simple fait de traduire leurs documents en low-cost. L’emploi de traducteurs assermentés et liés à l’entreprise par contrat de confidentialité est indispensable dans certains cas, notamment pour les entreprises de l’armement.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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