La Bretagne administrative confirme sa place dans le paysage économique français. En 2023, la région se classe neuvième au niveau national en termes de richesse produite, avec un produit intérieur brut (PIB) de 119 milliards d’euros, selon une étude de l’Insee. Elle se situe juste derrière les Pays de la Loire et devant la Normandie. La région contribue ainsi à 6,2 % du PIB de la France métropolitaine hors Île-de-France, une part équivalente à son poids démographique.
Une croissance régulière depuis vingt ans
Sur près d’un quart de siècle, la trajectoire économique bretonne est plutôt favorable. Entre 2000 et 2023, le PIB régional a progressé de 34,5 %, soit une croissance légèrement supérieure à la moyenne nationale. La Bretagne a mieux résisté à certaines crises, notamment lors de la pandémie de 2020, où le recul de l’activité a été moins brutal qu’ailleurs.
Plus récemment, entre 2022 et 2023, la croissance bretonne s’établit à +1,4 %, bien au-dessus de la moyenne observée dans les autres régions de province. Un signe de dynamisme, même si la région reste loin des performances franciliennes.
Une richesse portée par les services
Comme dans le reste du pays, la production de richesse repose majoritairement sur le secteur tertiaire. Les services représentent près des trois quarts de la valeur ajoutée régionale. Le commerce, l’hébergement-restauration, l’information-communication et certains services aux entreprises jouent un rôle moteur, notamment dans les pôles urbains.
Les services publics (administration, éducation, santé) occupent également une place importante, légèrement supérieure à la moyenne nationale, confirmant le poids de la fonction publique dans l’économie régionale.
Une spécificité bretonne : agriculture et agroalimentaire
La Bretagne se distingue toutefois par la place importante accordée aux activités agricoles et à l’industrie agroalimentaire. La fabrication de denrées alimentaires représente à elle seule plus de 5 % de la valeur ajoutée régionale, soit plus du double de la moyenne nationale. La région concentre près de 12 % de la valeur ajoutée nationale de cette branche.
L’agriculture pèse également davantage qu’ailleurs dans l’économie bretonne. Ces secteurs historiques restent structurants, mais ils génèrent moins de valeur ajoutée que les activités à forte intensité technologique ou financière.
Un handicap en termes de productivité
Cette spécialisation explique en partie une productivité plus faible. En Bretagne, le PIB par emploi atteint 74 600 euros, contre plus de 80 000 euros en moyenne dans les autres régions de province. Autrement dit, les secteurs dominants sont nombreux en emplois, mais moins créateurs de richesse individuelle.
Industrie et agriculture en recul relatif
Sur le long terme, la part de l’industrie et de l’agriculture dans la richesse produite diminue. Entre 2000 et 2022, leur contribution recule respectivement de 2,5 et 0,7 points. À l’inverse, ce sont la construction et les services qui portent désormais la croissance régionale.
Cette évolution reflète une transformation structurelle de l’économie bretonne, alignée sur les tendances nationales, mais avec un décalage lié au poids persistant des activités traditionnelles.
Un modèle solide, mais à moderniser
La Bretagne affiche donc une trajectoire économique stable, avec une croissance régulière et une résistance appréciable aux crises. Mais son modèle repose encore largement sur des secteurs peu générateurs de valeur ajoutée, ce qui limite son potentiel de montée en gamme.
Le défi des prochaines années sera clair : diversifier l’économie régionale, renforcer les filières innovantes et technologiques, sans sacrifier les piliers historiques que sont l’agriculture et l’agroalimentaire, qui font partie intégrante de l’identité bretonne.
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