L’UDB est l’acronyme de l’Union Démocratique Bretonne, un petit parti autonomiste de gauche qui est facilement moqué dans les milieux bretons. Pratiquant le « strapotinisme » depuis sa création en 1964 qui l’amène a jouer régulièrement les supplétifs tantôt pour le Parti Socialiste, tantôt pour les Verts, l’UDB a eu une histoire également marquée par ses pratiques staliniennes copiées sur celles du PCF, avec purges régulières et « procès de Morlaix » à défaut de Moscou dans les années 70 et 80. Le tout agrémenté de looks toujours plus improbables et d’une concentration unique au monde de professeurs d’histoire-géo barbus et chevelus.
Ces pratiques folkloriques avaient quelque peu disparues et appartenaient à l’héritage de l’UDB que les rieurs ne manquaient pas de convoquer régulièrement. A Lorient, un petit psychodrame à l’échelle de l’importance numérique et politique de l’UDB, réveille le mythe à l’approche des prochaines élections municipales.
A qui se vendre ?
Une scission a, en effet, touché le confidentiel comité UDBiste local et chaque partie a négocié son bout de strapontin sur l’une ou l’autre des listes de gauche. La « majo’ a suivi Gaëlle Le Stradic (PS) alors que la « mino » rejoignait le député écologiste Damien Girard. En effet, après avoir été crypto-communiste associé au PCF à ses débuts, l’UDB a joué durant des décennies la carte PS avant de faire la danse du ventre devant les Verts ces dernières années, le PS connaissant une lente décadence « de gauche ». Les Verts étant promis également à un écroulement groupusculaire, l’UDB se cherche un nouveau grand frère à qui il pourra proposer ses 1% d’influence. Peut-être du côté de la France Insoumise ?
En attendant, les deux composantes lorientaises de l’UDB se déchirent pas réseaux sociaux interposés. Le premier coup de semonce est venu de la liste « Lorient en Commun » de Damien Girard qui postait une photo du candidat entouré de jeunes présentés comme « membres de l’UDB ».
En fait, seules trois des personnes présentes sur le cliché étaient d’anciens membres de l’UDB nouvellement démissionnaires ou démissionnés. Les autres étant des figurants hors contexte. Présents pour grossir l’effet « bonne prise » de la part de Lorient en Commun ?
Mais malgré ce démenti, dans la cité morbihanaise, les proches de Lorient en Commun continuaient d’user la ficelle UDBiste jusqu’à la corde, ce qui a entraîné ce récent communiqué officiel du « parti » :
Ce mélodrame est typique de la Gauche qui croit qu’en accumulant les étiquettes de groupuscules sur une banderole ou sur un tract fait d’elle une majorité dans le pays. La farce Nouveau Front Populaire a procédé d’ailleurs de cette même croyance en associant 300 groupuscules se détestant les uns les autres auteur de la France Insoumise. Attelage improbable auquel aurait d’ailleurs voulu appartenir l’UDB, en vain. A Paris où tout se décide, on ne sait pas qui est l’UDB.
Une polémique à 12 saisons
A Lorient, la série des « militants UDB sur deux listes » ne fait que commencer et les rebondissements devraient se succéder d’ici le mois de mars dans la grande tradition du petit parti autonomiste. Polémique dans la polémique, Damien Girard vient d’annoncer, entre deux appels à soutenir le peuple Inuit face aux appétits de Donald Trump, qu’il ne serait pas candidat à sa succession en tant que député en cas de dissolution de l’assemblée nationale, ne cherchant à se concentrer que sur la mairie de Lorient. Précaution utile, même si elle provoque des grognements dans son propre camp, sachant qu’un ras de marée RN ne risquera pas, cette fois-ci, d’être arrêté par la farce NFP.
Photos : capture d’écran compte Facebook Lorient en Commun, UDB
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