Une vaste étude menée sur plus de trente ans par des chercheurs de l’université Harvard apporte un éclairage inédit sur les clés de la longévité. Selon ces travaux, publiés dans la revue scientifique BMJ Medicine, la diversité des activités physiques pratiquées jouerait un rôle déterminant pour vivre plus longtemps.
Les scientifiques ont suivi 111 373 personnes – dont près de 71 000 femmes et 40 000 hommes – sur une période débutée en 1986. Tous les deux ans, les participants déclaraient leur état de santé, leurs habitudes de vie et leurs pratiques sportives. Résultat : ceux qui combinaient plusieurs types d’exercices affichaient un risque de mortalité prématurée inférieur de près de 20 % par rapport aux personnes les moins actives.
Marcher reste l’activité la plus protectrice
Parmi toutes les pratiques analysées, la marche se distingue nettement. Les participants qui marchaient le plus régulièrement présentaient un risque de décès réduit de 17 % par rapport à ceux qui marchaient le moins.
D’autres disciplines se sont également révélées bénéfiques. Le tennis, le squash et les sports de raquette sont associés à une baisse du risque de mortalité de 15 %, l’aviron de 14 %, la course à pied et la musculation de 13 %, le jogging de 11 %, tandis que le vélo offre un bénéfice plus modeste de 4 %. Monter régulièrement des escaliers était, lui aussi, corrélé à une diminution du risque de décès de 10 %.
La variété, clé de la longévité
Mais c’est surtout la combinaison de plusieurs activités qui fait la différence. Les personnes pratiquant au moins trois types d’exercices différents chaque semaine bénéficiaient d’une réduction globale du risque de décès de 19 %. Plus encore, le risque de mourir de maladies cardiovasculaires, de cancers ou de pathologies respiratoires diminuait de 13 à 41 % selon les causes.
Les chercheurs soulignent que ces résultats confortent l’idée selon laquelle « promouvoir une diversité d’activités physiques, en plus d’augmenter le volume global d’exercice, pourrait réduire le risque de décès prématuré ».
Pour mesurer l’intensité de l’effort, les scientifiques ont utilisé l’indicateur MET (équivalent métabolique). L’idéal serait d’atteindre 20 MET par semaine en combinant au moins trois activités différentes. Cela correspond, par exemple, à deux heures de course à pied ou cinq heures de marche rapide hebdomadaires.
Pas besoin d’en faire trop
L’étude montre toutefois que les bénéfices plafonnent au-delà d’un certain seuil. Une fois ce niveau atteint, augmenter davantage le volume d’exercice n’apporte plus de gain significatif en termes de mortalité. Les chercheurs évoquent ainsi l’existence d’un « seuil potentiel » au-delà duquel l’activité physique n’améliore plus la longévité.
Ils rappellent néanmoins que cette étude est observationnelle et ne permet pas d’établir un lien de cause à effet direct. Mais la conclusion reste claire : s’engager durablement dans plusieurs formes d’activité physique favorise une espérance de vie plus longue.
Les participants les plus actifs présentaient également un profil de santé plus favorable. Ils fumaient moins, avaient une tension artérielle et un taux de cholestérol plus bas, affichaient un poids plus stable et adoptaient une alimentation plus équilibrée. Leur consommation d’alcool était aussi plus modérée.
Autant d’éléments qui confirment que l’activité physique s’inscrit dans un mode de vie globalement plus sain, favorable à la prévention des grandes maladies chroniques.
Photo d’illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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