Souvent associée aux plages tropicales, l’eau de coco n’est pourtant pas réservée aux climats chauds. Même en hiver, lorsque la sensation de soif se fait plus discrète, la déshydratation peut s’installer insidieusement. Air sec, respiration plus fréquente, vêtements chauds qui provoquent une sudation invisible : autant de facteurs qui favorisent les pertes hydriques sans que l’on s’en rende compte. Dans ce contexte, l’eau de coco apparaît comme une solution naturelle et efficace pour maintenir une bonne hydratation.
Selon une étude, plusieurs travaux scientifiques montrent que l’eau de coco peut rivaliser avec certaines boissons énergétiques industrielles en matière de réhydratation, sans les additifs artificiels. Le gastro-entérologue américain Saurabh Sethi y souligne que cette boisson végétale contient naturellement des électrolytes essentiels, notamment du potassium, du magnésium et de faibles quantités de sodium, indispensables à l’équilibre hydrique de l’organisme.
Une recherche publiée dans la revue Sports a comparé les effets de l’eau de coco enrichie en glucides à ceux d’une boisson sportive classique chez 19 cyclistes. Résultat : les performances et les paramètres physiologiques se sont révélés similaires. D’autres travaux, notamment parus dans le Journal of Human Movement Sciences and Health, confirment que l’eau de coco favorise une meilleure rétention hydrique que l’eau plate, tout en offrant une alternative plus naturelle aux boissons industrielles.
Des électrolytes naturellement présents
Le principal atout de l’eau de coco réside dans sa richesse minérale. Le potassium contribue à réguler la pression artérielle et contrebalance l’excès de sodium présent dans l’alimentation occidentale. Le magnésium, quant à lui, joue un rôle clé dans la contraction musculaire et aide à prévenir les crampes et la fatigue. Ces éléments font de l’eau de coco une boisson particulièrement intéressante après un effort physique, en période de forte chaleur, ou lors d’épisodes de maladie accompagnés de diarrhée.
La diététicienne Ashley Oswald rappelle toutefois que la majorité des personnes en bonne santé n’ont pas besoin de boissons électrolytiques au quotidien. Une alimentation équilibrée suffit généralement à couvrir les besoins en minéraux. Elle recommande de réserver l’eau de coco aux situations de déshydratation réelle, reconnaissables à des signes comme une soif intense, des urines foncées, une fatigue inhabituelle ou des étourdissements.
Pour renforcer son efficacité en cas de déshydratation, un simple ajout de sel peut être utile, le sodium étant rapidement éliminé lors de la transpiration. L’eau de coco contient naturellement peu de sodium, contrairement aux boissons sportives commerciales.
Le sucre, un faux problème
Certains consommateurs s’inquiètent de la teneur en sucre de l’eau de coco, qui varie entre 6 et 8 grammes par tasse. Une quantité modérée, bien inférieure à celle des sodas ou des jus industriels. Selon les experts, ce sucre naturel joue un rôle utile dans le transport des minéraux vers les cellules. Boire de l’eau de coco pendant un repas permet également de limiter les pics de glycémie.
À l’inverse, les boissons électrolytiques « sans sucre » s’avèrent moins efficaces, le glucose facilitant justement l’absorption des électrolytes.
L’eau de coco reste déconseillée aux personnes souffrant d’insuffisance rénale avancée ou de certaines pathologies cardiaques en raison de sa richesse en potassium. Dans ces cas, un avis médical est indispensable. Les spécialistes rappellent également qu’elle ne constitue pas un « détoxifiant » miracle, contrairement à certaines allégations marketing.
Pour la majorité des individus en bonne santé, l’eau de coco présente très peu d’inconvénients et constitue une alternative naturelle, efficace et peu transformée aux boissons énergétiques industrielles.
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[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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