Les médias subventionnés sont unanimes : les jeunes hommes se droitisent considérablement et le clivage se creuse avec les femmes de leur génération. Cependant, bien que les premiers captent l’attention des analystes, la radicalisation des secondes passe largement sous silence. Dans un article remarqué, Scarlett Maguire s’en inquiète et affirme que les conséquences de cette radicalisation à gauche croissante des jeunes femmes pourraient être « dramatiques et durables ».
Spécialiste en sondages et stratégie politique, Scarlett Maguire soutient dans un article de janvier 2026 pour le New Statesman, que les jeunes femmes britanniques sont de plus en plus à gauche, aliénées et politiquement radicalisées. En se basant sur un grand nombre de statistiques, elle affirme que cette tendance bouleversera les équilibres sociaux et politiques dans les années à venir, « les femmes ayant de plus en plus le sentiment d’avoir moins de points communs avec les hommes de leur âge. »
Malgré l’accent mis par les médias sur l’alignement des jeunes hommes avec les partis populistes de droite comme Reform UK, les données montrent que les jeunes femmes se déplacent beaucoup plus spectaculairement vers la gauche radicale, avec 23 % de votes verts lors des élections générales de 2024—près de quatre fois la moyenne nationale et plus du double de la part des jeunes hommes.
Un clivage qui ne se limite pas aux urnes, puisque les femmes britanniques sont moins attachées à leur pays et plus nombreuses à penser être victimes d’injustice :
Les jeunes femmes britanniques semblent se sentir plus éloignées de leur pays que leurs homologues masculins et sont plus enclines à penser qu’elles sont traitées injustement par le pays, comparativement aux générations précédentes (les hommes sont légèrement en désaccord avec cette affirmation, contre 55 % de femmes qui y adhèrent, contre 37 %). Les jeunes femmes se sentent moins attachées à leur pays que les jeunes hommes et bien plus nombreuses à penser que le pays est raciste (58 % contre 37 %). Seule une minorité (31 %) se dit fière d’être britannique (contre 51 % des hommes du même âge) et seulement 38 % estiment que la Grande-Bretagne est une nation tolérante (56 % des jeunes hommes partagent cet avis).
Une majorité de femmes déclare se sentir seule (53 %), une proportion nettement supérieure à celle des jeunes hommes qui partagent ce sentiment. Et contrairement à la vulgate, elles sont beaucoup plus connectées qu’eux :
84 % des femmes de cette tranche d’âge [16 – 25 ans ] affirment utiliser TikTok régulièrement, contre 67 % des hommes. Les jeunes hommes sont plus susceptibles d’utiliser X, mais en bien moindre nombre que les femmes sur TikTok (46 % contre 26 %).
Les différences comportementales, tout comme les valeurs personnelles, pourraient expliquer en grande partie le fossé entre les sexes. La consommation de médias en ligne, l’accès à l’enseignement supérieur (le fossé est particulièrement marqué entre les femmes diplômées et les hommes non diplômés , les femmes représentant aujourd’hui 56 % des effectifs universitaires) et même la situation amoureuse semblent tous contribuer à l’évolution des opinions politiques, de plus en plus divergentes, des jeunes hommes et des jeunes femmes.
Une tendance que l’on observe dans de nombreuses nations européennes. Et qui ne présage rien de bon…
Audrey D’Aguanno
Photo d’illustration : Easy-Peasy.AI
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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Une réponse à “Radicalisation des jeunes femmes britanniques « tristes, aliénées et de plus en plus à gauche »”
Elle a beaucoup de dents, votre Britannique en furie…