Le 1er février 2026 marque une nouvelle série d’ajustements qui, pris isolément, peuvent sembler modestes, mais dont l’accumulation pèsera sur le budget des ménages. Épargne, énergie, frais bancaires, aides sociales, transports ou encore tabac : plusieurs dispositifs évoluent simultanément, sous l’effet de mécanismes automatiques d’indexation, de décisions gouvernementales et de cadres réglementaires nationaux et européens.
Une épargne réglementée moins rémunératrice
Premier changement notable : le recul du taux du Livret A, désormais fixé à 1,5 %, contre 1,7 % auparavant. Cette baisse découle de la formule de calcul officielle, qui prend en compte l’inflation et les taux interbancaires. Les autres produits indexés suivent le même mouvement : LDDS, livret jeune et CEL voient également leur rendement diminuer.
Pour les épargnants, la conséquence est mécanique : des intérêts annuels en baisse, à encours constant. Le Livret A conserve toutefois ses atouts traditionnels – liquidité, sécurité, exonération fiscale – mais confirme son statut de placement de précaution plutôt que de rendement. Le Livret d’épargne populaire (LEP) reste plus protecteur pour les ménages modestes, avec un taux maintenu à un niveau supérieur.
Électricité et gaz : des factures légèrement allégées
Du côté de l’énergie, les évolutions sont plus favorables, mais restent limitées. Les tarifs réglementés de l’électricité baissent légèrement, notamment en raison de la réduction de la contribution tarifaire d’acheminement (CTA). Pour un foyer moyen, le gain annuel se chiffre à quelques euros seulement, de l’ordre de 8 à 12 euros selon la consommation.
Le prix repère du gaz recule lui aussi, tant pour les usages de cuisson que pour le chauffage. Si ces diminutions contribuent à freiner la hausse globale des dépenses énergétiques, elles restent insuffisantes pour compenser pleinement les tensions passées sur les prix, d’autant que certaines options tarifaires spécifiques peuvent évoluer différemment.
Frais bancaires : une hausse qui se confirme
À l’inverse, les frais bancaires repartent à la hausse. En moyenne, les tarifs progressent d’environ 3 % par rapport à février 2025. Les augmentations concernent en priorité les frais de tenue de compte, les cartes bancaires et certains retraits hors réseau.
Les établissements justifient ces hausses par l’augmentation de leurs coûts et les investissements liés à la sécurité et au numérique. Pour les clients, l’impact varie selon les profils : quelques euros supplémentaires par an pour les usages simples, davantage pour les ménages disposant de plusieurs services. Ces évolutions incitent de plus en plus de consommateurs à réexaminer leurs contrats ou à comparer avec les offres des banques en ligne.
Péages autoroutiers : une hausse contenue mais réelle
Les tarifs des péages autoroutiers augmentent au 1er février, avec une hausse moyenne de 0,86 %. Présentée comme la plus faible depuis plusieurs années, elle se traduit néanmoins par quelques centimes supplémentaires par trajet, ce qui peut représenter plusieurs euros par mois pour les usagers réguliers.
Cette hausse s’ajoute aux autres coûts liés à l’automobile – carburant, entretien, assurance – qui, eux, ne font pas l’objet d’un ajustement automatique à cette date.
Aides CAF : des droits recalculés
Du côté des prestations sociales, les aides versées par la CAF font l’objet d’un recalibrage. Les plafonds de ressources sont relevés, mais la prise en compte de revenus plus récents peut entraîner, pour certains foyers, une baisse ou une suppression de droits. Cet effet dit “ciseau” touche notamment des familles dont les revenus ont progressé plus vite que les seuils d’éligibilité.
Les variations restent souvent limitées en montant, mais peuvent atteindre plusieurs dizaines d’euros par mois, selon la situation familiale. Les allocataires sont invités à vérifier attentivement leurs notifications et à actualiser leur situation si nécessaire.
À partir de février 2026, les recours en cas de retard ou d’annulation de vol deviennent plus encadrés. Si le droit européen à indemnisation demeure, une étape préalable de médiation devient quasi systématique avant toute action judiciaire. Cette procédure allonge les délais et impose davantage de justificatifs, ce qui pourrait décourager certains passagers d’engager des démarches.
Tabac : une nouvelle hausse ciblée
Enfin, les prix du tabac évoluent à la hausse pour plusieurs références. Selon les grilles officielles, certains paquets de cigarettes augmentent de 20 à 40 centimes, tandis que certains tabacs à rouler enregistrent des hausses plus marquées. Quelques marques affichent des baisses ponctuelles, sans remettre en cause la tendance générale à l’augmentation du prix moyen du paquet.
Pris séparément, ces changements représentent souvent quelques euros par mois. Mais leur cumul sur des dépenses récurrentes – énergie, banque, transport, consommation – contribue à resserrer les marges budgétaires, dans un contexte où le pouvoir d’achat reste sous tension pour de nombreux foyers.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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