La banque américaine J.P. Morgan anticipe une poursuite spectaculaire de la hausse de l’or. Dans une note publiée début février, l’établissement estime que le métal jaune pourrait atteindre 6 300 dollars l’once d’ici la fin de l’année 2026. Une projection qui, si elle se confirme, marquerait un niveau jamais atteint dans l’histoire moderne des marchés financiers.
Cette anticipation repose sur un constat central : la demande structurelle pour l’or ne faiblit pas, bien au contraire. J.P. Morgan estime que les banques centrales continueront d’acheter massivement du métal précieux, à hauteur d’environ 800 tonnes en 2026, dans un contexte de diversification accélérée des réserves de change.
Banques centrales et investisseurs en quête de valeur refuge
Selon les analystes de la banque américaine, la dynamique actuelle ne relève pas d’un simple mouvement spéculatif. Elle s’inscrit dans une tendance de fond, liée à la remise en cause progressive des actifs financiers dits « papier ». Dans un environnement marqué par l’endettement massif des États, l’instabilité géopolitique et la volatilité des marchés, l’or retrouve un rôle central comme actif tangible et réserve de valeur.
J.P. Morgan souligne ainsi que la surperformance des actifs réels par rapport aux actifs financiers traditionnels reste « solidement ancrée », malgré les phases de correction à court terme observées ces derniers mois.
Le marché de l’or a pourtant connu des secousses importantes. Fin janvier, le cours du métal précieux a chuté de près de 10 % en une seule séance, sa plus forte baisse journalière depuis 1983. Cette correction a été accentuée par le relèvement des exigences de marge sur le marché à terme du CME, entraînant des ventes forcées.
Pour autant, cette volatilité ne remet pas en cause, selon les grandes banques, la trajectoire de moyen et long terme. Les analystes estiment que ces ajustements sont inhérents à un marché devenu central dans les stratégies de couverture des investisseurs institutionnels.
Un consensus rare parmi les grandes banques
J.P. Morgan n’est pas isolée dans son analyse. D’autres établissements majeurs partagent des projections proches. Deutsche Bank maintient ainsi un objectif de 6 000 dollars l’once à l’horizon 2026, évoquant une demande toujours soutenue malgré les fluctuations de prix.
D’autres banques internationales convergent vers des niveaux historiquement élevés, même si certaines adoptent une approche plus prudente. Les objectifs oscillent entre 4 400 et 6 200 dollars l’once selon les scénarios retenus, traduisant néanmoins un consensus clair : l’or reste perçu comme un actif stratégique dans les années à venir.
Au-delà des chiffres, cette envolée anticipée du métal jaune pose une question plus large. La ruée des banques centrales vers l’or reflète une défiance croissante vis-à-vis des monnaies fiduciaires et du système financier international tel qu’il s’est structuré depuis plusieurs décennies.
Dans ce contexte, la trajectoire de l’or apparaît moins comme une anomalie que comme le symptôme d’un rééquilibrage profond. Si les prévisions les plus élevées se concrétisent, elles pourraient marquer une nouvelle étape dans la remise en cause du modèle monétaire actuel, avec des conséquences bien au-delà du seul marché des métaux précieux.
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3 réponses à “Or à 6 300 dollars l’once : pourquoi les grandes banques parient sur une envolée historique d’ici fin 2026”
Le 30 janvier l’or à chuté de 12% et l’argent de 31 % c’est comme les bulles immobilières, à un certain moment ça explose…..
La bulle n’est pas encore assez grosse pour exploser. C’est le seuil psychologique des 5000 $ qui a freiné un temps les ardeurs, mais certains analystes avancent qu’il peut aller jusqu’à au moins 10000.
Dans le marché de l’OR il ne faut pas confondre les certificats papiers ETF OR qui sont spéculatifs avec options et l’OR physique avec la production mondiale de 2600 tonnes annuelles. La spéculation est dangereuse en cas de crise, car les appels de marge comme ce fut le cas voilà le 30 janvier dernier, mais très peu suivi 48 heures après et pourquoi ?
La fonction de l’OR c’est une sécurité de ne pas voir les machines offset imprimer de la monnaie papier et le plus dangereux de la monnaie virtuelle numérique. On n’a rien trouvé de mieux depuis l’antiquité de contrôle des monnaies pour les échanges et la spéculation. Si on estime à 6300 dollars l’once d’or c’est que les USA ont mis sur le marché 3000 milliards fabriqués, afin de boucher les trous des déficits et surtout plus de 54’000 milliards de dettes en comptant tout. L’Europe malgré son envie de holdup sur les avoirs russes et les dépôts chez Euroclear n’en est pas moins dans la déchéance monétaire avec une dette grandiose de 26’000 à 28’0009 milliards voire beaucoup plus.
Alors comme on s’attend à un effondrement financier des emprunts impayées, qui est inéluctable du fait des dettes occidentales insolvables, l’OR physique fait objet de garantie face aux actifs exprimés en dollars les pertes peuvent être énormes comme en 2008 voire plus. Tout cela malgré la 3ème guerre mondiale financière qui dure depuis 2008 et commerciale en ce moment. Les conflits contre la Russie très riche sans dettes et 50% des ressources mondiales fut une folie. Elle n’aura servi à rien sinon dépenser 500 milliards et repousser les dettes. Les autres conflits contre l’Iran et Venezuela iront nul part car les investisseurs refusent cette comédie. Personnellement je vois l’OR beaucoup plus haut que 6300 dollars l’once. On parlait en 2008 après le saut des 1000 dollars l’once, des grands argentiers de banques centrales et institutionnelles préconisaient jusqu’à 10’000 dollars l’once. Nous y voilà et c’est normal, 6300 dollars sera un palier pour digérer la hausse car les USA ne voudront jamais dévaluer leur monnaie de singe subventionnée par les dettes. Hélas pour eux la Chine vient d’adosser sa monnaie à l’OR et les BRICS ne souscrivent presque plus aux dettes occidentales en s’assurant auprès de l’OR.