Pétrole : vers un baril à 100 ou 120 dollars ? Le conflit en Iran menace l’économie mondiale

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Le week-end dernier a marqué une nouvelle étape dans l’escalade militaire au Moyen-Orient. Les frappes israélo-américaines contre l’Iran, suivies de ripostes régionales, ont immédiatement provoqué une tension brutale sur les marchés de l’énergie. Le baril de Brent, qui évoluait autour de 60 dollars en début d’année, a dépassé les 80 dollars, certains analystes évoquant désormais la perspective d’un passage à 100, voire 120 dollars en cas d’enlisement.

Au cœur des inquiétudes : le détroit d’Ormuz, ce passage stratégique par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial, soit près de 20 millions de barils par jour. Depuis les premières frappes, le trafic maritime y est fortement perturbé. Des pétroliers s’accumulent aux abords du détroit, les primes d’assurance flambent et plusieurs compagnies ont suspendu leurs traversées.

Ormuz, point de bascule énergétique

Les cours ont réagi immédiatement. Le Brent a bondi de plus de 10 % en séance, franchissant les 82 dollars. Le gaz européen, référence TTF aux Pays-Bas, a progressé de plus de 25 %, certains pics approchant des niveaux observés lors des tensions énergétiques de 2022.

Pour de nombreux économistes, tout dépendra désormais de la durée du conflit et d’éventuelles attaques contre les infrastructures pétrolières régionales. Plusieurs raffineries du Golfe, notamment en Arabie saoudite, ont déjà été mises à l’arrêt par précaution après des incidents sécuritaires.

Des spécialistes cités par la presse économique estiment qu’un blocage prolongé d’Ormuz pourrait entraîner une perte effective de plusieurs millions de barils par jour. Dans ce scénario, le baril pourrait rapidement franchir les 100 dollars. Certains évoquent même un retour vers 120 ou 130 dollars si les installations énergétiques venaient à être directement ciblées.

Un choc comparable à 2022 ?

La dernière flambée comparable remonte au début de la guerre en Ukraine, lorsque le baril avait frôlé les 140 dollars. L’impact avait alors été immédiat sur l’inflation mondiale, notamment en Europe, déjà fragilisée par la dépendance au gaz.

Aujourd’hui, les analystes rappellent que le contexte diffère : diversification des approvisionnements, réserves stratégiques, montée en puissance des producteurs américains. Mais les marchés restent fébriles.

Le gaz naturel liquéfié n’est pas épargné. Une part significative du commerce mondial de GNL transite également par Ormuz, notamment en provenance du Qatar. Toute interruption durable aurait des répercussions directes sur les prix européens, déjà sensibles aux tensions internationales.

L’Opep+ impuissante face au risque logistique

Face à la crise, l’Opep+ a annoncé une hausse de production de 206 000 barils par jour pour avril. Une décision supérieure aux anticipations, mais jugée insuffisante par plusieurs observateurs. Le volume transitant par Ormuz est sans commune mesure avec cette augmentation.

Le problème n’est pas uniquement quantitatif, mais logistique : même si les pays producteurs augmentent leur offre, encore faut-il pouvoir acheminer le pétrole. Les infrastructures de contournement existantes ne permettent d’absorber qu’une fraction des flux habituels.

Paradoxalement, certains pays non exposés au détroit pourraient bénéficier de la situation. Les États-Unis, le Canada, le Brésil ou encore la Russie pourraient capter une rente liée à la rareté relative de leurs barils non menacés par la zone de conflit.

L’Europe sous pression

La Commission européenne se veut rassurante sur l’approvisionnement immédiat. Mais la sensibilité du continent aux prix mondiaux reste forte. Une hausse durable du brut aurait un impact rapide sur les prix à la pompe, sur les coûts de transport et, par ricochet, sur l’inflation.

Les stocks de gaz européens, actuellement en phase de reconstitution pour l’hiver prochain, pourraient également être affectés par des prix plus élevés que prévu. Les souvenirs de 2022, avec une électricité à des niveaux record, restent dans tous les esprits.

À ce stade, les marchés semblent intégrer un risque élevé mais pas encore un scénario catastrophe. Beaucoup dépendra de la stratégie iranienne et de la capacité des grandes puissances à éviter un embrasement régional durable.

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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Une réponse à “Pétrole : vers un baril à 100 ou 120 dollars ? Le conflit en Iran menace l’économie mondiale”

  1. JLP dit :

    La hausse des prix n’est dû qu’à la spéculation. Le pétrole qui passe le détroit d’Ormuz est destiné à 80 % à la Chine (disons : à l’Extrême-Orient). Rassurez-vous, en dépit des traders, les cours vont vite retomber car le détroit n’est pas coupé : la marine des mollahs anéantie, il est « juste » sous le menace de drones aériens et navals iraniens ; or pour la première fois la Chine a déployé un bâtiment de guerre pour s’assurer que tout rentre vite dans l’ordre. Imaginez-vous nos pauvres Européens privés de leurs commandes sur Shein ou Temu :-( :-( :-(

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