L’Angleterre n’a pas manqué son entrée dans le Tournoi des Six Nations 2026. À l’Allianz Stadium de Twickenham, le XV de la Rose a infligé un sévère 48-7 au pays de Galles, affichant d’emblée ses ambitions. Une démonstration de puissance et de maîtrise qui place les hommes de Steve Borthwick comme les principaux rivaux de la France dans la course au titre.
Une Angleterre clinique et impitoyable
Face à un pays de Galles en pleine transition, l’Angleterre a imposé un rythme et une intensité que les visiteurs n’ont jamais su contenir. L’ailier Henry Arundell, titularisé pour la première fois depuis plus de deux ans, a frappé fort avec un triplé en première période. En trois ballons touchés, trois essais. Une efficacité redoutable qui a mis les Gallois hors de portée avant même la pause (29-0).
Autour de lui, le demi d’ouverture George Ford, auteur de quatre transformations et d’une pénalité, a parfaitement dirigé le jeu au pied, alternant chandelles et occupation territoriale. Le capitaine Jamie George a même choisi la mêlée plutôt que les points face aux poteaux, symbole d’une confiance assumée dans la supériorité du pack anglais.
Le pays de Galles a, lui, sombré dans l’indiscipline dès le premier quart d’heure. Dix pénalités concédées en 21 minutes, deux cartons jaunes quasi simultanés pour Nicky Smith et Dewi Lake : réduit à 13, le XV du Poireau a encaissé 12 points supplémentaires, scellant le sort de la rencontre. Le sélectionneur Steve Tandy a reconnu une performance en grande partie « auto-infligée », marquée par l’imprécision et le manque de discipline.
Malgré un essai gallois signé Josh Adams en début de seconde période, l’Angleterre a poursuivi son entreprise. Ben Earl, Tom Roebuck et Tommy Freeman ont également franchi la ligne, tandis que le banc – avec l’entrée de Maro Itoje ou Marcus Smith – a maintenu la pression.
Borthwick veut plus avant l’Écosse
Malgré sept essais inscrits, Steve Borthwick s’est montré mesuré. Défensivement solide, efficace au pied, dominante en conquête, l’Angleterre a pourtant laissé, selon lui, des opportunités en route, notamment en seconde période.
L’objectif affiché est clair : arriver à la cinquième journée face à la France avec un Grand Chelem encore possible. Mais avant de penser à Paris, un déplacement périlleux attend les Anglais à Murrayfield pour la Calcutta Cup. L’Angleterre n’a plus gagné à Édimbourg depuis 2020, et le contexte pourrait rendre la tâche délicate.
L’Écosse piégée en Italie
Car l’Écosse, justement, a chuté dès son entrée en lice à Rome face à une Italie inspirée (18-15). Dans des conditions dantesques, les Azzurri ont fait preuve d’un réalisme et d’une rigueur qui ont cruellement manqué aux hommes de Gregor Townsend.
Le demi d’ouverture Paolo Garbisi, pour sa 50e sélection, a parfaitement géré le jeu au pied sous la pluie, tandis que les centres Tommaso Menoncello et Juan Ignacio Brex ont pesé dans les duels. L’ailier Louis Lynagh s’est illustré sur les ballons hauts, compensant l’absence d’Ange Capuozzo.
En face, l’Écosse a accumulé les maladresses : touches manquées, imprécisions dans les transmissions, discipline défaillante. Malgré un essai de Jack Dempsey, le retard pris en première période n’a jamais été comblé. Townsend a reconnu une « immense déception », tout en réaffirmant sa confiance dans son groupe.
Un choc décisif à venir
Le contraste est saisissant. L’Angleterre avance avec assurance, forte d’une 12e victoire consécutive, tandis que l’Écosse aborde le rendez-vous de Murrayfield sous pression. L’Italie, de son côté, confirme sa progression et complique la hiérarchie traditionnelle du Tournoi.
Si la France a frappé fort d’entrée, l’Angleterre a répondu avec autorité. Le duel indirect entre les deux prétendants est lancé. Reste à savoir si le XV de la Rose saura maintenir ce niveau d’exigence face à une Écosse blessée mais toujours dangereuse à domicile.
Illustrations : DR
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