Longtemps soupçonné d’être mauvais pour le cœur, le café bénéficie aujourd’hui d’un sérieux réexamen scientifique. De nouvelles études conduisent les cardiologues à nuancer, voire à inverser, leurs recommandations, y compris pour des patients souffrant de troubles du rythme comme la fibrillation auriculaire. Loin d’être un simple excitant à bannir, le café pourrait au contraire offrir plusieurs bénéfices cardiovasculaires, à condition d’être consommé avec mesure.
Un revirement sur la fibrillation auriculaire
Pendant des années, la caféine a été déconseillée aux personnes souffrant de fibrillation auriculaire, un trouble du rythme fréquent, caractérisé par des battements cardiaques irréguliers et pouvant favoriser insuffisance cardiaque et AVC. Le raisonnement semblait logique : stimulant, le café était supposé favoriser les palpitations.
Or, des travaux récents menés notamment en Australie remettent en cause cette idée reçue. Dans un essai contrôlé portant sur des patients en attente de prise en charge pour fibrillation auriculaire, les participants consommant quotidiennement au moins un café présentaient un risque de récidive inférieur à ceux ayant totalement supprimé la caféine. Les épisodes survenaient également plus tardivement. Pour les chercheurs, un café par jour peut désormais être considéré comme sûr chez de nombreux patients concernés.
Des effets anti-inflammatoires bénéfiques
Le café n’est pas qu’un excitant : il contient des centaines de composés bioactifs, dont de nombreux antioxydants. Ces substances sont associées à une réduction de l’inflammation chronique, un facteur clé du développement des maladies cardiovasculaires et de l’athérosclérose.
Si ces effets peuvent aussi être obtenus par une alimentation riche en fruits et légumes, le café s’inscrit comme un complément possible, contribuant à une meilleure santé vasculaire lorsqu’il est intégré à un mode de vie équilibré.
Un allié indirect de l’activité physique
La caféine stimule l’organisme et favorise l’activité quotidienne. Des études observationnelles montrent que les consommateurs réguliers de café marchent en moyenne davantage que les non-consommateurs. Cet effet indirect sur l’activité physique pourrait expliquer en partie les bénéfices cardiovasculaires observés, l’exercice restant l’un des piliers de la prévention cardiaque.
Chez les patients atteints de fibrillation auriculaire, cette augmentation du niveau d’activité pourrait contribuer à réduire la fréquence des épisodes.
Un rôle sur le microbiote intestinal
Les recherches récentes mettent aussi en avant le lien entre santé intestinale et santé cardiaque. Le café agit comme un prébiotique : il nourrit certaines bactéries bénéfiques du microbiote. Ces micro-organismes produisent notamment des acides gras à chaîne courte, impliqués dans la régulation de la pression artérielle et de l’inflammation.
Les buveurs de café présentent une plus grande diversité bactérienne, un facteur désormais associé à un meilleur profil cardiovasculaire.
Pression artérielle : une idée reçue battue en brèche
Contrairement à une croyance tenace, le café ne provoque pas durablement d’hypertension. S’il peut entraîner une légère hausse transitoire de la tension, celle-ci ne dure généralement que quelques dizaines de minutes. À long terme, la caféine, par son effet diurétique, pourrait même contribuer à une baisse modérée de la pression artérielle.
Certaines études suggèrent également que la consommation régulière de café est associée à un risque moindre de développer une hypertension chronique.
Un effet modeste mais réel sur le poids
Enfin, le café pourrait jouer un rôle dans le contrôle du poids. En stimulant le métabolisme de base, la caféine favorise une légère augmentation de la dépense énergétique. Les études montrent une association entre consommation de café et réduction modérée du poids, de l’indice de masse corporelle et de la masse grasse.
Ces effets restent limités et ne remplacent ni une alimentation équilibrée ni l’activité physique, mais ils participent au tableau global des bénéfices observés.
Consommer avec discernement
Ces résultats ne signifient pas que le café soit une solution miracle. Les effets varient selon les individus, la quantité consommée et la tolérance à la caféine. Les spécialistes s’accordent toutefois sur un point : pour la majorité des adultes, y compris certains patients cardiaques, une consommation modérée – un à deux cafés par jour – peut s’inscrire sans risque dans un mode de vie sain, et pourrait même offrir des avantages inattendus pour le cœur.
Illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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