La mort de Quentin Deranque, jeune militant de 23 ans décédé après une violente agression à Lyon, continue de provoquer des répercussions dans plusieurs villes françaises. À Nantes, la soirée du 18 février a été marquée par un hommage sous haute surveillance policière, un contre-rassemblement antifasciste et l’apparition de tags particulièrement choquants se réjouissant de la disparition du jeune homme.
Un hommage à Quentin organisé sous protection policière
Un rassemblement en mémoire de Quentin Deranque s’est tenu place des Enfants-Nantais, devant l’église Saint-Donatien, à l’appel notamment du collectif Némésis et relayé par plusieurs organisations militantes. Entre 150 et 250 personnes se sont réunies en soirée, dans un dispositif très encadré par les forces de l’ordre.
Nantes ce soir en hommage à Quentin pic.twitter.com/TacrKXzxcc
— Breizh-Info (@Breizh_Info) February 18, 2026
Environ 150 à 250 personnes se sont réunies devant la basilique Saint-Donatien pour rendre hommage au jeune homme. Une minute de silence a été observée, une prière a été dite. Le rassemblement, déclaré en préfecture, s’est déroulé sous un important dispositif de sécurité.
La préfecture de Loire-Atlantique avait en amont interdit toute contre manifestation dans une large zone du centre-ville, invoquant le risque d’affrontements entre groupes militants opposés dans un contexte jugé particulièrement sensible.
Ce qui n’a pas empêché plusieurs dizaines de militants se revendiquant de la mouvance antifasciste de se rassembler (pour rappel, lorsqu’il s’agit d’un match de football, des arrestations massives sont faites pour quiconque se prévaut d’appartenir à une équipe non grata le jour du match) à l’appel de collectifs locaux, notamment en bordure du pont Saint-Mihiel et dans le secteur de la place de la Bonde. Ce rassemblement, non déclaré en préfecture, entendait explicitement « répondre » à l’hommage prévu en centre-ville.
Très encadrés par les forces de l’ordre, les contre-manifestants ont scandé des slogans hostiles, notamment « Ici, on ne blaire pas les nazis », avant que le dispositif policier ne limite rapidement leur progression. Les deux rassemblements ne se sont pas croisés, mais la coexistence de ces mobilisations antagonistes a suffi à placer Nantes dans un climat de forte tension sécuritaire.
Les autorités avaient d’ailleurs explicitement justifié les restrictions par le risque « d’éventuels affrontements » entre mouvances radicales opposées, dans un contexte local déjà marqué par des antagonismes politiques persistants.
Des tags antifas ignobles visant la mémoire de Quentin
Au-delà des rassemblements, plusieurs inscriptions apparues dans la ville ont profondément choqué de nombreux habitants et observateurs. Des tags attribués à la mouvance antifasciste, se réjouissant de la mort de Quentin Deranque ou tournant en dérision les appels à lui rendre justice, ont été signalés dans différents secteurs.
À Nantes, les antifascistes félicitent le meurtre de Quentin commis par leurs camarades et multiplient les menaces sur des habitations au hasard. pic.twitter.com/1JcwhbXck8
— Alice Georgeault (@naonedalice) February 18, 2026
Ces inscriptions, particulièrement violentes sur le plan symbolique, traduisent un degré de radicalisation inquiétant du climat militant. Mais aussi une inhumanité assez étonnante surprenante venant d’individus qui se réclament par ailleurs humanistes.
Dans un contexte déjà tendu à l’échelle nationale, ces dégradations viennent s’ajouter à une série d’actions militantes observées ces derniers jours dans plusieurs villes, entre hommages, contre-manifestations et inscriptions murales à forte charge politique.
Une ville révélatrice d’un climat politique explosif
La soirée nantaise illustre plus largement la polarisation autour de la mort de Quentin Deranque. D’un côté, des rassemblements de recueillement organisés par des militants souhaitant honorer sa mémoire. De l’autre, des contre-mobilisations antifascistes refusant toute symbolisation politique du drame.
Cette tension s’inscrit dans un climat national déjà marqué par l’enquête judiciaire en cours sur l’agression mortelle survenue à Lyon, après des affrontements entre militants radicaux en marge d’une conférence politique. Plusieurs interpellations ont été réalisées et l’instruction se poursuit afin d’établir les responsabilités individuelles.
À Nantes, l’apparition de tags se réjouissant explicitement d’un décès marque toutefois un seuil supplémentaire dans la brutalisation du débat public. Elle témoigne d’un climat où l’adversaire politique n’est plus seulement combattu, mais parfois symboliquement déshumanisé, y compris après sa mort, ce qui en dit long sur l’état d’esprit, et sur l’âme, particulièrement sale, de certains individus.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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