Il y a des soirs où la Pro D2 rappelle pourquoi elle reste l’un des championnats les plus imprévisibles du rugby français. À Aguiléra, pour la 21e journée, le RC Vannes est allé chercher une sixième victoire consécutive (33-40) au terme d’un affrontement spectaculaire face à un Biarritz Olympique qui n’a jamais cessé d’y croire.
Leader solide avant le coup d’envoi, Vannes venait au Pays basque avec l’ambition de poursuivre sa série et d’affirmer un peu plus ses intentions dans la course au retour en Top 14. En face, le BO jouait gros, encore englué dans la deuxième moitié du classement et sous la menace d’un rapproché des équipes en lutte pour le maintien.
Un premier acte équilibré et engagé
Les Bretons ont frappé les premiers, imposant d’entrée leur tempo et concrétisant leur domination par un essai rapide. Mais Biarritz, porté par son public, a réagi avec caractère, profitant notamment d’une supériorité numérique temporaire pour recoller puis passer devant.
Les deux équipes se sont rendu coup pour coup, alternant séquences de puissance et envolées plus audacieuses. Vannes a su exploiter les moindres opportunités, tandis que Biarritz s’est montré opportuniste et combatif. À la pause, l’écart restait mince. Rien n’était fait.
L’emballement breton… puis le doute
Au retour des vestiaires, le RCV a appuyé sur l’accélérateur. En quelques minutes, les Morbihannais ont creusé un écart conséquent grâce à un jeu plus fluide et plus tranchant. Les essais se sont enchaînés et, à l’heure de jeu, l’addition semblait salée pour les Basques.
Mais la rencontre a basculé sur l’indiscipline vannetaise. Trop de fautes, des cartons jaunes, puis une période à 13 contre 15 après une seconde exclusion temporaire. En face, Biarritz a senti l’ouverture. Un essai en force, un essai de pénalité, puis un nouveau franchissement ont relancé totalement la partie. Aguiléra s’est mis à y croire. Le score s’est resserré dangereusement.
Pendant dix minutes, le leader a vacillé.
Surano, le geste qui change tout
C’est dans ce moment de flottement que Vannes a montré ce qui distingue un prétendant sérieux d’un simple candidat. Une action fulgurante, une course longue distance parfaitement conclue, et les Bretons ont repris un peu d’air. Ce coup d’éclat, signé Paul Surano, a servi de tournant.
Biarritz a bien tenté un dernier baroud d’honneur, inscrivant un nouvel essai pour faire vibrer son stade jusqu’au bout. Mais cette fois, Vannes a su fermer la porte. Plus de précipitation, plus de largesses inutiles. Les dernières minutes ont été gérées avec sang-froid.
Un leader qui ne sait plus perdre
Ce succès, le sixième de rang, permet au RC Vannes de consolider sa place en tête du championnat, avec une avance confortable sur son premier poursuivant. Tout n’a pas été parfait : l’indiscipline et les temps faibles devront être corrigés à l’approche du sprint final. Mais cette capacité à encaisser, à plier sans rompre, confirme la maturité d’un groupe qui vise clairement plus haut.
Biarritz, de son côté, pourra nourrir des regrets. Le BO a montré des ressources et un vrai courage, mais reste sous pression au classement. Le maintien n’est pas assuré et les prochaines échéances seront décisives.
Pour Vannes, en revanche, le message est clair : même quand le match devient chaotique, même à 13 contre 15, le leader trouve la solution. Et dans un championnat aussi dense que la Pro D2, cette solidité mentale vaut parfois autant que le talent.
Photo : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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