Et si la Bretagne entrait dans le Tournoi des Six Nations (qui deviendrait le Tournoi des Sept nations) ?

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La question peut faire sourire, elle peut aussi déranger. Pourtant, elle mérite d’être posée sérieusement. Et si, un jour, la Bretagne participait au Tournoi des Six Nations, transformé pour l’occasion en Tournoi des Sept Nations ? Non comme une fantaisie folklorique, mais comme l’affirmation d’une réalité historique, culturelle et sportive : la Bretagne est une nation à part entière, au même titre que l’Irlande, l’Écosse ou le Pays de Galles.

Le Tournoi n’est pas une compétition d’États-nations au sens administratif moderne. C’est un tournoi de nations historiques, souvent celtes, parfois dominées, toujours enracinées. L’Irlande y participe sans être un État unifié classique. Le Pays de Galles et l’Écosse y existent sans indépendance politique totale. La Bretagne, avec ses langues, son peuple, son histoire, ses traditions et désormais son rugby structuré, n’est pas moins légitime.

Longtemps considérée comme une terre marginale du rugby français, la Bretagne a pourtant changé de dimension. L’ascension du RC Vannes, désormais installé durablement dans le rugby professionnel, a servi de catalyseur. Le REC de Rennes n’est pas loin derrière. Ni le Stade Nantais, au 4ème échelon. La formation bretonne produit, attire, conserve. Et surtout, elle révèle une évidence : des joueurs bretons de très haut niveau existent déjà, et ils sont nombreux.

Il suffit de regarder les parcours. Jean-Pascal Barraque, formé à Concarneau, champion olympique à sept, polyvalent et proche des cent matchs de Top 14, incarne cette génération passée par la Bretagne avant de s’imposer au plus haut niveau. Nolann Le Garrec, pur produit du Morbihan, international français, serait sans discussion le chef d’orchestre et le capitaine naturel d’un XV breton. Autour d’eux, Matthias Haddad, Gaël Dréan ou encore Louis Penverne montrent que la Bretagne ne se limite plus à un ou deux talents isolés.

Plus impressionnant encore : la profondeur. Des joueurs formés à Lorient, Muzillac, Plouzané, Saint-Malo, Landerneau ou Rennes alimentent aujourd’hui le Top 14, la Pro D2 et les équipes de France jeunes. La deuxième ligne bretonne, longtemps fantasmée, existe bel et bien. La troisième ligne est riche, mobile, moderne. La charnière a de la gueule. Même les postes historiquement faibles, comme pilier droit, trouvent des solutions par l’enracinement durable de joueurs sélectionnables.

Imaginer une sélection bretonne n’a donc plus rien d’utopique. Un XV avec en plus des Jégou, Picault,  Mathieu Tanguy, Ewan Johnson,  Clovis Le Bail, Arthur Coville, Jean Cotarmanac’h, Yohan Le Bourhis, Matteo Desjeux, Gwenaël DUPLENNE, Timothé MÉZOU, Eliott Roudil, Théodore Roudil, Ewann Puarai aurait une cohérence, une identité, une crédibilité. Pas pour gagner immédiatement le Tournoi, mais pour y exister. Pour défendre une conception du rugby fondée sur la transmission, le lien au territoire, la fidélité aux clubs formateurs.

Avec un Jean-Noël Spitzer sélectionneur, evel-just, chargé de compléter l’équipe en repérant les talents, à Rennes, Nantes, Saint-Nazaire, Lorient, Landerneau, Plouzané, Morlaix, Saint-Malo ou Le Rheu…

Au fond, la question dépasse le sport. Le Tournoi des Six Nations est l’un des rares espaces où l’Europe ne se pense pas comme un marché ou une bureaucratie, mais comme une mosaïque de peuples anciens. Ajouter la Bretagne ne serait pas une rupture : ce serait un retour à l’esprit originel. Celui d’un rugby de nations charnelles, enracinées, fières de ce qu’elles sont.

Un jour peut-être, à Cardiff, Édimbourg ou Dublin, le Bro Gozh ma Zadoù répondra au Flower of Scotland. Ce jour-là, le Tournoi n’aura pas perdu son âme. Il l’aura retrouvée.

Illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle. Breizh-info.com, 2026, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d’origine.

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3 réponses à “Et si la Bretagne entrait dans le Tournoi des Six Nations (qui deviendrait le Tournoi des Sept nations) ?”

  1. Hervé Brétuny dit :

    C’est juste du délire .déjà la féderation française ne laissera jamais faire et l’historique de ces nations britanniques sans état, c’est seuelment la vision différente de Londres de son Etat . et c’est le début du sport qui a laissé passer ça .

  2. CORMIER Jean-Philippe dit :

    Si jamais il devait y avoir une équipe « régionale » de rugby française, elle serait d’abord et avant tout occitane, au sens large. Et sur un plan pratique le tournoi a été élargi à 6 équipes avec l’intégration de l’Italie, en ajouter multiplierait les journées au calendrier. Donc il convient d’arrêter les petits délires narcissico-régionalistes.

  3. RAYMOND NEVEU dit :

    Il faut igouler!!! Déjà Vannes est régulièrement victime de décisions et arbitrages bizarres…Méfiez-vous les lapins sudistes les Seigneurs du Nord ont déjà prouvé qui s’avaient faire le ménage au Sud dans le passé. Vous n’êtes même pas capables de vous défendre devant les barbaresques.

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