À quelques semaines des élections municipales, la question du stationnement s’impose comme un enjeu très concret pour des millions d’automobilistes. Une étude menée par Ipsos pour Yespark met en lumière un malaise grandissant : 67 % des conducteurs estiment qu’il est aujourd’hui plus compliqué de se garer en ville qu’il y a cinq ans.
Alors que 87 % des conducteurs utilisent leur voiture quotidiennement ou presque, près d’un sur deux recherche une place en voirie au moins une fois par semaine. Pourtant, cette quête devient source de tension. Deux tiers des automobilistes qui se garent régulièrement dans la rue déclarent que la recherche d’une place génère du stress. Dans les zones les plus denses, un quart des répondants indique mettre plus de trente minutes à trouver un stationnement, quand les délais restent plus raisonnables en périphérie ou en zone résidentielle.
Conséquence directe : 51 % des conducteurs reconnaissent avoir déjà renoncé à prendre leur voiture par crainte de ne pas pouvoir se garer à destination. Le stationnement n’est plus seulement une contrainte logistique, il influence désormais les choix de mobilité.
Réduire les places en voirie : un débat loin d’être tranché
La suppression progressive de places en voirie, annoncée dans plusieurs villes d’ici fin 2026, divise. Selon l’étude, 46 % des automobilistes estiment que les villes devraient limiter le stationnement dans la rue, tandis que près d’un quart souhaite au contraire maintenir la situation actuelle et 23 % demandent davantage de places.
À l’approche du scrutin municipal, ces chiffres montrent que le sujet dépasse la seule technique urbaine : il touche au quotidien, à l’activité des centres-villes et à l’équilibre entre piétons, transports publics et voiture individuelle.
Ouvrir les parkings privés : un « gisement invisible »
Parmi les pistes avancées, l’ouverture au public des parkings souterrains privés (bureaux, résidences) recueille un large soutien : 67 % des Français y sont favorables. Beaucoup y voient une réserve de places sous-utilisées.
Pour autant, deux freins majeurs sont identifiés : le prix, cité par près des deux tiers des répondants, et la sécurité. Les automobilistes demandent des tarifs attractifs, une accessibilité 24/7 et des conditions d’usage rassurantes pour modifier leurs habitudes.
Autre solution plébiscitée : les parkings relais. Trois conducteurs sur quatre estiment qu’ils peuvent contribuer à réduire les embouteillages. Cette option apparaît comme un compromis permettant de désengorger les centres sans opposer frontalement centre-ville et périphérie.
À l’horizon 2036, les Français anticipent une mobilité plus organisée, moins centrée sur la voiture individuelle et davantage digitalisée. Dans cette perspective, le stationnement devient un outil stratégique d’aménagement urbain.
Le débat est donc ouvert. Entre suppression de places en voirie, optimisation des parkings existants et nouvelles solutions digitales, les municipalités devront arbitrer. Une certitude ressort de l’étude : le stationnement, longtemps perçu comme un détail technique, est désormais au cœur des préoccupations urbaines.
Illustration : Wikipedia (cc)
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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