Le CHU de Nantes, Nantes Université et Doctolib ont annoncé le lancement d’un partenariat en recherche et innovation destiné à développer et évaluer des solutions d’intelligence artificielle appliquées à la santé. L’objectif affiché est clair : tester ces outils en conditions réelles au sein d’un environnement hospitalo-universitaire et produire des données scientifiques robustes sur leur efficacité, leur sécurité et leur impact organisationnel.
Cette collaboration, présentée comme une première pour Doctolib, repose sur une logique d’évaluation en « vie réelle ». Les solutions numériques seront déployées dans des services hospitaliers du CHU de Nantes, puis analysées selon des protocoles prédéfinis sur des périodes de 12 à 24 mois.
Les critères d’évaluation porteront notamment sur l’adoption par les professionnels, l’impact sur les parcours de soins, la satisfaction des patients et des soignants, la qualité des données collectées ainsi que la réduction du temps administratif médical.
Trois axes prioritaires de recherche
Les premiers projets devraient être lancés dans l’année et s’articuleront autour de trois grands axes.
Le premier concerne l’évaluation d’outils d’intelligence artificielle destinés aux soignants, notamment des algorithmes d’orientation ou de triage hospitalier. L’enjeu sera de mesurer leur fiabilité et leur utilité dans l’organisation concrète des services.
Le deuxième axe vise l’accompagnement des parents de jeunes enfants. Un assistant conversationnel développé par Doctolib sera évalué par les équipes hospitalières afin d’analyser son impact sur la compréhension des informations de santé et sur l’orientation dans le système de soins.
Enfin, le troisième volet portera sur l’optimisation des parcours liés aux pathologies chroniques, notamment dans la coordination entre médecine de ville et hôpital.
Les résultats, lorsqu’ils seront disponibles, pourront donner lieu à des communications académiques et à des publications scientifiques.
Le projet Ophélia : tester un modèle d’orientation pédiatrique
Un premier projet baptisé « Ophélia » est déjà engagé. Il part d’un constat formulé par les équipes des urgences pédiatriques : une part significative des consultations ne relève pas d’urgences vitales.
Le dispositif vise à tester un modèle d’orientation développé par Doctolib afin d’évaluer sa capacité à distinguer les situations urgentes des cas pouvant relever d’autres circuits de soins. Les prédictions du modèle seront comparées aux prises en charge réellement effectuées.
Les analyses s’appuieront sur des données issues de l’entrepôt de données de santé du CHU de Nantes, dans un cadre présenté comme conforme aux exigences de confidentialité et au RGPD.
Une inscription dans la stratégie nantaise de santé numérique
Le partenariat s’inscrit dans la dynamique locale portée par La Fabrique de l’Innovation en Santé®, structure du CHU de Nantes développée avec Nantes Université. Les travaux seront notamment menés au sein du bâtiment Gina, première réalisation du projet « Archipel de la Santé » de Nantes Métropole.
Au-delà des projets opérationnels, cette coopération entend aussi favoriser des travaux de recherche fondamentale et l’animation de l’écosystème universitaire, notamment à travers des data challenges et des hackathons étudiants.
Reste désormais à voir si ces expérimentations permettront de démontrer un bénéfice mesurable pour les patients et les professionnels de santé, dans un contexte où l’intelligence artificielle médicale suscite autant d’attentes que de débats.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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