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Le Conseil régional de Bretagne a lancé il y a un an la plateforme numérique « mon-compte.bzh », offrant aux usagers bretons un accès simplifié aux services publics numériques. Depuis quelques jours, les internautes ont désormais la possibilité de vérifier la sécurité de leurs données personnelles en ligne.
Mon-compte.bzh, plateforme lancée par la Région en 2022
À la fin du mois de novembre 2022, le Conseil régional de Bretagne (B4) lançait la plateforme numérique « mon-compte.bzh ». Un outil que la Région administrative présentait comme « un service gratuit fourni à tous les usagers bretons pour faciliter leur accès aux services publics numériques de Bretagne ».
S’inspirant du fonctionnement de FranceConnect, solution d’identification créée par l’État pour « sécuriser et simplifier la connexion à plus de 1 400 services en ligne » (qui connut quelques déboires ces derniers mois), mon-compte.bzh a pour objectif de permettre à ses utilisateurs de se connecter facilement aux services qui sont compatibles, sans multiplier les identifiants/mots de passe. Tout en offrant la possibilité de centraliser les données personnelles des usagers en vue d’accélérer leurs démarches.
Comme le précisait la communication du Conseil régional lors du lancement de la plateforme, chaque usager dispose d’un profil « particulier » sur cette dernière et peut se créer tous les profils « professionnel », « associatif »dont il a besoin.
« Ma santé numérique BZH », un nouvel outil disponible
Jusqu’à présent, les services publics numériques proposés via le site sont peu nombreux. Une occasion supplémentaire de rappeler les maigres prérogatives dont disposent le Conseil régional, la grande majorité de ces services publics étant accessibles à l’échelon hexagonal pour les Bretons… En un peu moins d’un an, 67 000 comptes ont été créés sur la plateforme.
Outre l’accès au portail du site bretagne.bzh, les usagers de mon-compte.bzh, en se connectant, peuvent accéder à la plateforme Idéo, dédiée à l’aide aux collégiens pour trouver un stage. Quant aux professionnels, ils peuvent utiliser la plateforme de sourcing Silex dans le domaine des achats publics.
Mais, malgré ces maigres possibilités, la plateforme numérique du Conseil régional de Bretagne propose par ailleurs un service gratuit qui pourrait intéresser plus d’un internaute par ces temps de cybercriminalité en tout genre. Depuis le début de ce mois d’octobre 2023, il est désormais possible pour les usagers de vérifier si leur adresse électronique a été compromise par l’intermédiaire de « Ma santé numérique BZH », directement intégrée dans mon-compte.bzh.
Des experts pour venir en aide aux victimes de cyberattaques
Aussi, outre leur adresse électronique, les internautes peuvent également vérifier si leur mot de passe ou d’autres informations personnelles se trouvent dans des bases de données échangées entre les pirates. Une mésaventure qui peut notamment survenir suite à des incidents de sécurité informatique d’organismes ou d’entreprises (site e-commerce, hôpital, boîte mail, etc.), entraînant la diffusion, à l’insu de l’usager, de ses informations personnelles sur le « dark web ».
« Avec mon-compte.bzh, la Région Bretagne propose un véritable service public de santé numérique », a commenté Jérôme Tre Hardy, conseiller régional en charge de la cybersécurité et du numérique, suite au lancement de ce nouvel outil.
Avis aux intéressés, il est toutefois nécessaire de disposer d’un compte (ou d’en créer un) sur la plateforme mon-compte.bzh avant de pouvoir réaliser cette vérification. En cas d’adresse « compromise », une page s’affiche, récapitulant le contexte de détection des fuites de données. « Entreprises, collectivités, associations, particuliers : chacun doit se sentir concerné par la sécurité informatique», a également rappelé Jérôme Tre Hardy.
À noter en dernier lieu qu’à partir de la fin du mois de novembre, un nouveau service viendra compléter ce dispositif : le CSIRT, le centre de réponse aux incidents de la Région Bretagne, mettra des experts à disposition des PME, ETI, associations ou collectivités victimes d’une cyberattaque.
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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