Le RC Vannes poursuit sa marche impressionnante en Pro D2. Vendredi 6 mars, les Bretons ont signé une huitième victoire consécutive en s’imposant sur la pelouse de Valence-Romans (26-36) lors de la 23ᵉ journée du championnat. Un succès solide qui confirme la domination vannetaise sur la saison.
Mais derrière cette réussite éclatante, une réalité du rugby professionnel français reste implacable : le système complètement abjecte et injusrz d’accession au Top 14 peut anéantir une saison exceptionnelle en deux matches. Et l’histoire récente rappelle que même une équipe largement dominatrice peut voir ses rêves s’effondrer brutalement.
Une domination nette sur la Pro D2
Sur le terrain de Valence-Romans, pourtant réputé difficile, les Vannetais ont une nouvelle fois montré leur efficacité collective. Rapidement, Robin Taccola frappait deux fois coup sur coup pour donner de l’air aux Bretons. L’équipe de Jean-Noël Spitzer prenait alors le contrôle du match.
À la pause, Vannes menait déjà et semblait maîtriser les débats grâce à un collectif solide et opportuniste. La seconde période voyait les locaux tenter de revenir, mais les Morbihannais répondaient immédiatement, notamment avec un essai de Sione Kalamafoni qui scellait définitivement la rencontre.
Avec cette victoire, le RC Vannes compte désormais 17 points d’avance sur son premier poursuivant, Colomiers. Une avance considérable à sept journées de la fin de la saison régulière.
À ce stade du championnat, la première place semble promise aux Bretons.
Une équipe complète et expérimentée
Ce succès confirme plusieurs tendances fortes de la saison vannetaise. Le collectif fonctionne parfaitement, la défense est solide et l’équipe sait faire preuve de réalisme au moment décisif.
Le jeune ouvreur Jean Cotarmanac’h, impeccable au pied lors de cette rencontre, a lui aussi marqué des points, tandis que des cadres comme Anthony Bouthier, Kalamafoni ou Blanc-Mappaz apportent leur expérience.
Autrement dit, le RC Vannes semble avoir toutes les armes pour retrouver le Top 14.
Mais en Pro D2, rien n’est jamais aussi simple.
Le piège cruel du système de montée
Le système d’accession au Top 14 reste l’un des plus redoutables du sport français. Même en terminant largement en tête de la saison régulière, rien n’est garanti.
Pour monter directement, le premier doit remporter la finale de Pro D2. En cas de défaite, il doit encore passer par un match de barrage contre l’avant-dernier du Top 14.
Autrement dit, une saison exceptionnelle peut être détruite en deux matches.
Le club de Grenoble en a fait l’amère expérience ces dernières années. Résultat : une année quasiment parfaite… réduite à néant.
Le RC Vannes avance aujourd’hui comme un rouleau compresseur. Mais la véritable bataille se jouera en phase finale, dans un contexte totalement différent.
Les matches couperets changent la donne : pression maximale, adversaires surmotivés, arbitres plus stricts, intensité accrue. Et face à une équipe de Top 14 lors du barrage, l’écart de moyens et d’expérience peut peser lourd.
La domination actuelle des Bretons est donc une excellente nouvelle pour le rugby breton… mais elle ne garantit rien pour la suite.
Le RC Vannes réalise sans doute l’une des plus belles saisons de son histoire. Le club breton est aujourd’hui le grand favori pour terminer premier de la phase régulière.
Mais dans un système aussi impitoyable que celui de la Pro D2, la prudence reste de mise.
Car dans ce championnat, marcher sur la saison régulière ne suffit pas. La montée se joue souvent en une soirée… et parfois même en un seul match.
La fiche technique
Arbitre : M. Lac.
Spectateurs : 7414.
Les points. Valence Romans : 3 essais de Martin (20’), Mawalu (29’), Marco-Pena (49’) ; 1 transformation de Méret (50’) ; 3 pénalités de Méret (4’, 42’), Rodor (72’).
Vannes : 5 essais de Taccola (12’, 14’), Geffré (25’), Bouthier (43’), Kalamafoni (74’) ; 4 transformations de Cotarmanac’h (13’, 15’, 26’, 44’) ; 1 pénalité de Cotarmanac’h (37’).
Carton jaune. Vannes : Augry (48’).
VALENCE ROMANS : 15. Martin (Méret, 75’, Mawalu, 79’) – 14. Rozière, 13. Neiceru, 12. Marrou (cap.), 11. Mawalu (Marceline, 47’) – 10. Méret (Lhusero, 68’), 9. Rodor – 7. Vachon (Moore, 46’), 8. Bholi (Roux, 59’), 6. Bruchet – 5. Fabrègue (Goumat, 55’), 4. McCauley – 3. Vial (Milasinovich, 55’), 2. Marco-Pena (Idoumi, 55’), 1. Pontanier (Aléo, 55’).
Entraîneur principal : Fabien Fortassin.
VANNES : 15. Bouthier – 14. Ayarza, 13. Taccola, 12. Saili (Boudehent, 53’), 11. Stevenson (Surano, 59’) – 10. Cotarmanac’h (Debaës, 75’), 9. Ruru – 7. Blanc-Mappaz (cap.), 8. Kalamafoni, 6. Augry – 5. Mézou (Desjeux, 63’), 4. Geffré (L. Boulier, 47’) – 3. Bourgeois (Schonert, 47’), 2. Béziat (El Bibouji, 59’), 1. De Benedittis (Djehi, 47’).
Entraîneur principal : Jean-Noël Spitzer.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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