Anglicanisme : face à Canterbury, les Églises conservatrices du Sud créent un nouveau conseil mondial

La fracture au sein de l’anglicanisme mondial continue de se creuser. Réunis à Abuja, au Nigeria, plusieurs responsables d’Églises anglicanes conservatrices ont annoncé la création d’un nouvel organe de gouvernance international, signe d’une contestation croissante de l’autorité traditionnelle de l’archevêque de Canterbury, chef symbolique de la Communion anglicane.

Cette décision a été prise lors d’un rassemblement du Global Fellowship of Confessing Anglicans (GAFCON), un mouvement regroupant des Églises anglicanes majoritairement situées en Afrique, en Amérique latine et dans d’autres régions du Sud.

Un nouveau conseil mondial anglican

Les responsables du mouvement ont annoncé la création d’un Global Anglican Council, une nouvelle structure de direction destinée à coordonner les Églises affiliées au mouvement.

Le conseil sera présidé par l’archevêque rwandais Laurent Mbanda, élu à l’unanimité. L’archevêque brésilien Miguel Uchoa en assurera la vice-présidence, tandis que l’évêque canadien Paul Donison a été nommé secrétaire général.

Cette nouvelle structure remplace l’ancien Primates Council du mouvement et entend réunir non seulement des évêques, mais aussi des prêtres et des représentants laïcs.

Selon ses promoteurs, ce modèle collégial doit permettre de mieux représenter l’ensemble du monde anglican conservateur.

Une crise doctrinale ancienne

Cette initiative s’inscrit dans un conflit qui dure depuis plusieurs années au sein de l’anglicanisme mondial.

Les responsables de GAFCON reprochent à certaines Églises occidentales, en particulier l’Église d’Angleterre, d’avoir adopté des positions jugées contraires à l’enseignement biblique sur plusieurs questions, notamment le mariage et la sexualité.

Les tensions se sont accentuées après l’évolution de certaines pratiques, comme les bénédictions de couples homosexuels, mais aussi avec la nomination de Sarah Mullally comme archevêque de Canterbury, première femme à occuper cette fonction et favorable à ces évolutions.

Pour les dirigeants du mouvement conservateur, ces changements représentent une rupture doctrinale.

L’autorité de Canterbury contestée

L’an dernier, GAFCON avait déclaré que l’Église d’Angleterre avait « abandonné son autorité morale pour diriger la communion anglicane », accusant certaines institutions occidentales de promouvoir une doctrine qualifiée de « révisionniste ».

Plusieurs provinces anglicanes d’Afrique et du Sud global se sont depuis rapprochées du mouvement.

Ces Églises affirment représenter des dizaines de millions de fidèles, certains estimant même qu’elles pourraient constituer une majorité parmi les environ 95 millions d’anglicans dans le monde, même si ces chiffres restent discutés.

Une stratégie prudente

Beaucoup d’observateurs s’attendaient à ce que la réunion d’Abuja débouche sur la désignation d’un chef spirituel rival de l’archevêque de Canterbury.

Mais les dirigeants du mouvement ont finalement choisi une approche différente en privilégiant un système de gouvernance collégiale, afin d’éviter une confrontation frontale avec la structure historique de la Communion anglicane.

Selon les responsables de GAFCON, cette organisation reflète la conviction que les mécanismes actuels de gouvernance de l’anglicanisme ne correspondent plus à la réalité démographique et spirituelle du christianisme mondial.

Pour les promoteurs du mouvement, la question centrale n’est pas institutionnelle mais théologique. Comme l’a résumé l’un des porte-parole du rassemblement : le débat porte avant tout sur une interrogation fondamentale — l’Église doit-elle être guidée par l’Écriture ou par l’évolution des sociétés contemporaines ?

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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