Feux de forêt : les coopératives forestières réclament des moyens concrets dans le budget 2027

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Plus de 35 000 hectares de forêts sont partis en fumée en quelques jours. Dans la foulée, la ministre de la Transition écologique Monique Barbut a annoncé un « grand plan d’investissement pour la forêt française ». Les Coopératives forestières (UCFF) demandent désormais que cette ambition se traduise en euros dès le projet de loi de finances pour 2027 — et qu’elle porte prioritairement sur la prévention par la gestion.

La prévention se joue en amont du feu

Le message de la filière est simple : un plan d’investissement ne produira ses effets que s’il finance ce qui protège réellement la forêt avant l’incendie. Débroussaillements, éclaircies, entretien des pistes, desserte des massifs : autant d’opérations qui réduisent la masse combustible, brisent la continuité de la végétation et ouvrent l’accès aux secours. Faute de financements suffisants et d’un cadre juridique lisible, elles ne sont aujourd’hui pas menées à la hauteur nécessaire.

L’UCFF formule deux demandes précises à l’occasion de la préparation du PLF 2027 et de la concertation annoncée par la ministre.

Financer les dessertes et les équipements de secours

La première porte sur les équipements de défense des forêts contre les incendies (DFCI) et sur les dessertes forestières, qui conditionnent la rapidité d’intervention des pompiers en cas de départ de feu ou d’accident. Alors que neuf incendies sur dix sont d’origine humaine, l’organisation demande le financement et l’extension de ces équipements à l’ensemble des massifs, afin de garantir un accès rapide des secours partout sur le territoire. Ces crédits devraient également être prévus dans le cadre de la future Politique agricole commune, actuellement en discussion à Bruxelles.

Sortir de l’insécurité juridique

La seconde demande concerne le droit de l’environnement, et notamment l’article L411-1 du Code de l’environnement relatif à la protection des espèces. Son application donne lieu à des interprétations qui peuvent bloquer des travaux forestiers pourtant indispensables à la prévention des incendies, à commencer par les débroussaillements. L’UCFF réclame une clarification pour lever l’insécurité juridique pesant sur les gestionnaires, les exploitants et les entreprises de travaux forestiers.

« On ne peut pas obliger les forestiers à entretenir leurs forêts et en même temps leur interdire d’effectuer ces travaux indispensables », alerte Tammouz Eñaut Helou, ingénieur forestier et secrétaire général de l’UCFF, qui cite en exemple l’imbroglio autour de la mise en œuvre des obligations légales de débroussaillement (OLD). Et de rappeler qu’une forêt gérée et aménagée résiste mieux au feu.

Six millions d’hectares sans signe de gestion

Le président de l’UCFF, Bertrand Servois, pointe pour sa part le gisement que représentent les six millions d’hectares de forêts privées françaises ne présentant aucun signe de gestion. Le plan ministériel constituerait selon lui une opportunité, à condition de dynamiser réellement la gestion durable sur ces surfaces.

Il souligne dans le même temps une contradiction : les aides au renouvellement forestier sont remises en cause, avec l’arrêt des financements et l’annulation récente du décret par le Conseil d’État. D’où la demande adressée au gouvernement de traduire à nouveau, dans le budget 2027, cette ambition en moyens concrets pour aider les forestiers à entretenir activement leurs massifs.

Photo : DR

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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4 réponses à “Feux de forêt : les coopératives forestières réclament des moyens concrets dans le budget 2027”

  1. guillemot dit :

    L’entretien d’une foret coute cher et tous les moyens de prévention des incendies ne sont certainement pas à la hauteur du danger tant pour le particulier que pour l’Etat. Mais, avant toute chose ne serait il pas nécessaire de se pencher sur l’origine de tous ces feux, car , ainsi que le dit un expert : à l’origine il y a toujours la main de l homme , volontaire ou accidentel et souvent les sanctions ne sont pas à la hauteur de la catastrophe.

  2. Mémé dit: dit :

    Et chez vous , si vous avez une belle cheminée , il vous est interdit d ‘ y faire un bon feu de bois !! vous auriez une grosse amende pour pollution ! On entend pas les écolos dire que les feux de forêt polluent ……………..

  3. RAYMOND NEVEU dit :

    La fondation du Patrimoine va lancer une campagne phénoménale de demande de dons fissa Mohammed…nous arrosons la planète entière de nos aides…RAS LE BOL . La République doit disparaître. FREXIT immédiat.

  4. Maurice dit :

    Du pognon pour acheter des canadairs ou, mieux, construire en France ces appareils, il n’y en a pas.
    Par contre il y en a pour envoyer des canons Ceasar à l’Ukraine à plus de 5 millions l’unité.

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