Me voici de nouveau dans un train qui traverse cette Bretagne sèche comme un paillasson, sur laquelle quelques gouttes sont tombées ces derniers jours sans parvenir à rendre aux campagnes leur verdure. La température, du moins, a notablement baissé, et le voyage, naguère transformé par la canicule en une sorte de cuisson ferroviaire, est enfin supportable. Je regarde défiler des champs couleur de paille où toute trace de vert semble avoir disparu, tandis que, pour tromper la longueur du parcours, je me plonge dans un entretien d’Edwy Plenel avec Nonna Mayer. Mediapart est un admirable thermomètre : thermomètre du désarroi de la gauche, de ses haines recuites, de ses pulsions et de cette fièvre morale qui lui fait prendre ses alarmes pour les mouvements du monde. Le paysage passe derrière la vitre, les arguments se succèdent dans mes écouteurs, et c’est alors que me vient cette pensée importune, presque inconvenante : à quoi reconnaît-on qu’une vie fut utile, et comment un homme découvre-t-il, au soir de la sienne, qu’il l’a peut-être consacrée à combattre en vain ?
La pensée est cruelle. Il ne signifie pas qu’Edwy Plenel n’ait rien accompli, ni que son existence professionnelle puisse être ramenée à une longue gesticulation sans effet. Il a dirigé la rédaction du Monde, fondé Mediapart, révélé ou contribué à révéler plusieurs affaires d’État, fait tomber des ministres et imposé dans la presse française un modèle économique dont beaucoup prédisaient l’échec. Peu de journalistes peuvent se flatter d’avoir exercé une influence comparable sur la vie publique. L’inutilité dont je parle est plus profonde et, à certains égards, plus tragique : elle tient à l’échec de l’œuvre à laquelle il aura subordonné toutes les autres, cette lutte opiniâtre contre l’extrême droite qui devait empêcher son retour et qui l’aura accompagné depuis ses années de jeunesse jusqu’au seuil de la vieillesse.
Selon l’excellente biographie que lui a consacrée l’OJIM, Plenel est né en 1952. Il appartient à cette génération pour laquelle l’engagement politique ne fut pas une humeur passagère, encore moins un accessoire de carrière, mais une religion séculière avec ses Écritures, ses martyrs, ses hérésies et son eschatologie. Élevé entre la Martinique et Alger, fils d’un universitaire anticolonialiste, il entra très jeune dans la mouvance trotskiste. Sous le pseudonyme de Krasny, « rouge » en russe, il écrivait dès 1969 dans la presse militante avant de rejoindre Rouge, l’organe de la Ligue communiste révolutionnaire. On ne se débarrasse jamais tout à fait de la religion de ses vingt ans. Il abandonna la carte, non le catéchisme ; quitta l’organisation, non la disposition intérieure qui ordonnait le monde entre émancipateurs et oppresseurs, dominés et dominants, antifascistes et fascistes.
Son entrée au Monde, en 1980, lui permit de transposer cette ferveur dans un métier qui convenait admirablement à son tempérament. Il avait le goût du secret, de l’archive dérobée, de l’informateur que l’on retrouve dans un café obscur et du dossier que l’on ouvre sur une table en baissant la voix. Ses relations dans la police, la justice et les administrations nourrirent ses enquêtes. L’affaire des Irlandais de Vincennes, le Rainbow Warrior, les turpitudes de la présidence Mitterrand et les écoutes de l’Élysée contribuèrent à faire de lui un personnage presque romanesque : l’enquêteur que le pouvoir surveille parce qu’il en sait trop. Sa moustache elle-même finit par prendre l’allure d’un paraphe, puis d’un emblème.
Il connut pourtant les revers, les emballements et les accusations aventureuses, comme dans l’affaire dite du scandale de Panama. Le livre de Pierre Péan et Philippe Cohen, La Face cachée du Monde, ébrécha plus tard la statue en dénonçant les mœurs d’un journal qui aurait glissé du contre-pouvoir à l’abus de pouvoir. Plenel dut quitter Le Monde, non sans fracas ni rancœur. Il aurait pu disparaître dans les colloques, écrire des souvenirs et devenir l’un de ces anciens maîtres de la presse dont on sollicite les sentences les soirs d’élection. Il fonda au contraire Mediapart en 2008 et remporta une seconde victoire, plus éclatante encore que la première.
Les affaires Bettencourt et Cahuzac établirent la réputation du nouveau journal. La seconde demeure un morceau de bravoure journalistique : un ministre du Budget chargé de poursuivre la fraude fiscale dut reconnaître qu’il possédait lui-même un compte dissimulé à l’étranger. On ne saurait dénier à Plenel cette réussite sans verser dans la mauvaise foi. Seulement, derrière le journal d’investigation se fortifiait un magistère moral, puis une citadelle idéologique. Mediapartdevint peu à peu le vaisseau amiral d’une gauche qui ne se contentait plus de défendre les immigrés et les minorités, mais voyait dans la dissolution des appartenances historiques la condition même de l’émancipation.
Edwy Plenel n’est pas seulement un militant. Il est un croisé, et tout croisé a besoin d’une Jérusalem. La sienne n’existe pas encore. C’est la cité future, la société enfin affranchie des héritages, des frontières intérieures, des fidélités charnelles et des vieilles continuités. Les hommes n’y seraient plus déterminés par leur naissance, leur peuple ou leur religion ; ils ne seraient que des individus égaux, disponibles pour une fraternité universelle. Aux murailles de cette Jérusalem assiégée se pressent, dans son imaginaire, les forces identitaires, les nostalgiques de la nation, les réactionnaires, les catholiques rétifs, les électeurs du Rassemblement national et tous ceux que le lexique journalistique permet de ranger dans les « droites extrêmes ».
Carl Schmitt observait que le politique commence par la distinction de l’ami et de l’ennemi. Plenel n’aurait sans doute que mépris pour le juriste allemand, cependant il illustre parfaitement cette proposition. L’extrême droite n’est pas chez lui un adversaire dont on examine les arguments, les transformations et les assises sociales ; elle est l’ennemi substantiel, le principe maléfique dont les manifestations particulières importent moins que la permanence. Jean-Marie Le Pen, Marine Le Pen, Éric Zemmour, les électeurs populaires du Nord, les bourgeois catholiques de l’Ouest parisien, CNews, les réseaux sociaux, les « masculinistes » : les figures changent, l’essence demeure. Le vocabulaire de l’analyse cède alors subrepticement la place à celui de la démonologie.
L’entretien avec Nonna Mayer en fournit un témoignage presque parfait. Le décor lui-même n’a pas été choisi au hasard : le Musée de la Libération de Paris. Plenel ouvre la conversation avec Bertolt Brecht et le « ventre fécond » d’où peut surgir ce que la traduction française a nommé la « bête immonde ». À quelques mois de l’élection présidentielle, il entend établir une « résonance » entre l’effondrement de 1940 et la possible arrivée au pouvoir du Rassemblement national. Les précautions sont dites, les époques ne sont pas les mêmes, l’histoire ne se répète pas, puis aussitôt congédiées. Vichy, la Collaboration, les années trente et la défaite reviennent comme les décors usagés d’un théâtre dont on refuse de changer la machinerie.
Nonna Mayer ne saurait être soupçonnée de complaisance envers le Rassemblement national. Engagée à gauche, spécialiste depuis plusieurs décennies de ses électorats, elle considère la priorité nationale comme une rupture avec l’égalité des droits. Elle conserve néanmoins une qualité devenue rare dans les sciences sociales militantes : la probité devant les données. Ses convictions ne disparaissent pas lorsqu’elle examine les chiffres, toutefois elle ne contraint pas toujours ceux-ci à réciter le bréviaire. À plusieurs reprises, on la sent ramener son interlocuteur à la complexité des faits, comme une institutrice indulgente corrigerait les emportements d’un élève brillant.
Plenel veut retrouver Vichy derrière le bulletin de vote ; Nonna Mayer lui répond que les premiers électeurs du Front national ne songeaient ni à Vichy ni à l’antisémitisme. Elle rappelle le rejet de la gauche arrivée au pouvoir, puis la conquête progressive d’une partie des classes populaires déçues par cette même gauche. Plenel évoque une ascension devenue « irrésistible » ; la sociologue insiste sur son caractère encore résistible. Il redoute une répétition de 1940 ; elle observe que la France n’est ni occupée ni vaincue, que des contre-pouvoirs subsistent et qu’une comparaison trop mécanique ne saurait tenir lieu de démonstration. Il cherche la récidive historique, elle décrit une recomposition électorale.
L’écart devient plus instructif encore lorsque Nonna Mayer désigne les faiblesses du Rassemblement national. Elle distingue la ligne plus libérale de Jordan Bardella de celle, socialement plus ambiguë, de Marine Le Pen ; sépare l’électorat catholique et masculin d’Éric Zemmour de celui du RN ; constate la stratégie de normalisation du parti et reconnaît que le mot « fascisme » n’éclaire plus suffisamment sa nature présente. Le mouvement qu’elle étudie a évolué. Plenel l’entend, puis ramène chaque nuance vers la catastrophe annoncée : les divisions existaient aussi dans les années trente, le grotesque de Trump rappelle celui d’Arturo Ui, les institutions françaises pourraient offrir à une présidence lepéniste tous les leviers du pouvoir. À chaque issue ouverte par la sociologue, le croisé replace une herse.
Une question manque pourtant durant ce long entretien. Elle est si vaste qu’on finit par n’entendre qu’elle : pourquoi ? Pourquoi des millions de Français, dont beaucoup votaient naguère communiste ou socialiste, se sont-ils détournés de la gauche ? Pourquoi l’ouvrier, le petit employé, l’artisan, l’aide-soignante et le retraité modeste n’accordent-ils plus aucun crédit à ceux qui prétendent parler en leur nom ? Pourquoi l’immigration, que les élites décrivaient comme une heureuse diversification de la société française, est-elle devenue une inquiétude électorale centrale ? Pourquoi les campagnes, les périphéries urbaines et les anciennes régions industrielles ont-elles cessé de croire que l’effacement des frontières et l’intensification des flux humains serviraient leurs intérêts ?
Plenel pose parfois la question, sans jamais consentir à s’exposer à la réponse. L’immigration ne peut être pour lui qu’un « cheval de Troie » permettant d’attaquer l’égalité. L’attachement identitaire ne saurait procéder d’une expérience vécue, d’un bouleversement démographique visible, d’un sentiment de dépossession culturelle ou d’une inquiétude relative à la sécurité ; il doit nécessairement dissimuler une passion plus honteuse. Le citoyen qui parle de frontières pense en réalité à la hiérarchie des races. Celui qui redoute de devenir étranger dans sa propre ville rêve obscurément de Vichy. Celui qui demande que la nationalité crée des droits et des devoirs particuliers menace l’idéal égalitaire. Le diagnostic précède l’auscultation et dispense d’écouter le malade.
C’est ici que se trouve peut-être la cause profonde de l’échec. La gauche marxiste avait promis l’émancipation des travailleurs ; la gauche antiraciste lui a peu à peu substitué celle des minorités. Elle a délaissé l’atelier pour l’université, le salaire pour l’identité, l’exploitation pour la discrimination, la souveraineté populaire pour la protection juridique de catégories particulières. L’homme enraciné, inscrit dans un métier, une commune, une nation et une histoire, devint suspect parce que ces appartenances étaient autant de limites opposées à l’individu abstrait. La mondialisation économique détruisait son emploi pendant que le progressisme culturel lui expliquait que ses réticences procédaient d’une tare morale. On lui ôtait le monde sous les pieds, puis on le réprimandait parce qu’il avait le vertige.
Nonna Mayer apporte elle-même plusieurs pièces à ce procès involontaire. Elle reconnaît que le Rassemblement national possède un programme identifiable et des candidats clairement désignés, tandis que la gauche ne sait plus où elle va. Elle constate que Jean-Luc Mélenchon est désormais perçu, dans certaines enquêtes, comme plus dangereux pour la démocratie que Marine Le Pen. Elle relève la brutalité de sa stratégie et son incapacité à tendre la main aux autres composantes de la gauche. Plus embarrassant encore, ses données montrent que l’adhésion à plusieurs préjugés antisémites a progressé chez les sympathisants de La France insoumise au point d’égaler, selon l’indicateur large qu’elle emploie, celle observée chez les sympathisants du RN. Elle nuance aussitôt, examine les effets du diplôme, de la religion et de la composition sociologique, refuse les conclusions faciles. Cette honnêteté scientifique l’honore d’autant plus qu’elle fragilise le récit dans lequel l’antisémitisme marcherait toujours du même côté de la rue.
Plenel paraît alors désarçonné par les rudesses de la France insoumise. Il en partage l’horizon multiculturel, l’attention aux minorités et une bonne part du lexique, sans pouvoir tout à fait souscrire à la violence mélenchonienne, aux ambiguïtés apparues depuis le 7 octobre ni à la logique d’un appareil lancé dans la conquête du pouvoir. Le vieux trotskiste reconnaît la machine, peut-être trop bien. Il voudrait l’union des gauches contre l’ennemi principal, mais découvre que l’antifascisme n’est plus une discipline assez puissante pour contenir les ambitions, les clientèles et les passions concurrentes. Jérusalem se divise entre ses défenseurs pendant que les assiégeants gagnent du terrain.
Rien de cela ne conduit Plenel à examiner l’axiome central de son existence. L’échec ne peut provenir de l’idéal ; il vient nécessairement de ce que cet idéal n’a pas été défendu avec assez de vigueur. Si l’extrême droite progresse, c’est que les médias l’ont banalisée, que les gouvernants ont repris ses mots, que Sarkozy a créé un ministère de l’Identité nationale, que Hollande a envisagé la déchéance de nationalité, que Macron a déçu ses électeurs, que CNews a déplacé les bornes du dicible, que les réseaux sociaux diffusent le « grand remplacement », que la droite traditionnelle envisage une alliance. Chaque explication contient sa part de vérité. Leur addition soigneusement ordonnée permet surtout de ne jamais envisager que les Français aient pu voir, juger et choisir par eux-mêmes.
On songe au roi Canut devant la marée. La légende moderne en a fait un souverain assez vain pour commander aux flots de se retirer ; les récits anciens disent au contraire qu’il voulut démontrer à ses courtisans l’impuissance des rois devant les forces naturelles. Edwy Plenel ressemble moins au Canut historique qu’à la caricature que la postérité en a tirée. Depuis quarante ans, il intime à la vague identitaire de redescendre. Elle se retire parfois entre deux scrutins, revient plus haute à l’élection suivante, gagne une grève, une usine fermée, une sous-préfecture oubliée, une rue où les commerces ont changé de langue. Le journaliste accuse le vent, les digues, les guetteurs et les cartographes. Jamais il ne se demande si la lune n’exerce pas sur les sociétés une attraction que les éditoriaux ne peuvent abolir.
Cette force n’a rien de mystérieux. Les sociétés humaines veulent persévérer dans leur être. Elles supportent les échanges, les métissages et même de profondes transformations tant qu’elles conservent le sentiment de demeurer le sujet de leur propre histoire. Elles se rebiffent lorsqu’on leur enseigne que cette continuité serait coupable, que leur passé se résumerait à une suite de crimes et que leur avenir exigerait leur propre indifférenciation. Un peuple peut accepter beaucoup de sacrifices ; il consent rarement de bon cœur à devenir superflu chez lui. Ce mouvement de conservation n’est pas un programme politique complet, encore moins une garantie de sagesse, mais il constitue une puissance élémentaire que l’antiracisme institutionnel aura sottement confondue avec une pathologie.
Le plus émouvant, dans cet entretien, tient peut-être à l’incapacité de Plenel à reconnaître la tragédie qui s’y joue. Retiré de la présidence de Mediapart, désormais plus libre de regarder derrière lui, il revient encore au même ennemi, au même musée, aux mêmes années noires et aux mêmes citations de Brecht. Il dispose enfin du temps nécessaire pour dresser le bilan, cependant ce bilan demeure impossible, car il faudrait admettre que l’adversaire n’a pas seulement survécu : il s’est transformé, élargi, rajeuni et installé au cœur des classes que la gauche prétendait représenter. La bête qu’il croyait avoir tenue hors des murs approche du pouvoir par les urnes, non à la faveur d’une armée d’occupation.
À la fin de l’émission, Plenel cite Walter Benjamin. Il évoque les passagers d’un train qui, comprenant que le convoi court à la catastrophe, tirent ensemble le signal d’alarme. L’image me fit relever les yeux vers la vitre. Mon propre train poursuivait tranquillement sa route entre les champs bretons, et je songeai que Plenel avait peut-être passé sa vie à tirer un signal d’alarme dans un convoi qui n’allait pas où il le croyait. À force d’annoncer le même précipice, il n’avait pas vu que les voyageurs avaient changé de train, précisément parce qu’ils ne voulaient plus aller vers la destination qu’il leur assignait.
Une vie n’est jamais tout à fait inutile lorsqu’elle laisse derrière elle des journaux, des enquêtes, des livres et des institutions. L’œuvre politique d’Edwy Plenel porte néanmoins la marque d’un échec monumental : il aura consacré son existence à conjurer un phénomène qu’il se refusait à comprendre, et ce refus aura peut-être contribué à le fortifier. Le croisé est toujours sur la muraille, la moustache au vent, récitant Brecht devant les étendards qui se rapprochent. Il ne lui reste qu’une question à poser, la seule qu’il évite depuis quarante ans : si l’ennemi est devenu le peuple, lequel des deux s’est trompé de chemin ?
Balbino Katz
— chroniqueur des vents et des marées —
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10 réponses à “Edwy Plenel, le croisé sur la muraille : 40 ans à combattre un phénomène qu’il refuse de comprendre”
Très très bel article. Bravo et merci à BK
Bien vu !
Je suis cependant plus pragmatique avec ce truc :
-1970 : « l’immigré est l’armée de réserve du grand capital, c’est du dumping salarial et social » / 1980 « il faut délaisser le prolétaire français au bénéfice de son concurrent importé immigré »
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-1970 : « Il faut lutter contre le cléricalisme les curés etc … » / 1980 « l’islam est une religion d’amour et de paix, vive les mosquées, le voile, le halal »
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-1970 : « Je suis pour le populisme intégral » » / 1980 « le populisme est un truc de facho et de nazi »
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En 2014, il publie un essai Pour les musulmans salué par le journaliste Thierry de Cabarrus pour sa dénonciation de l’« islamophobie de France » et du « repli sur soi » des Français. Il dresse notamment un parallèle entre le racisme antimusulman et l’antisémitisme du XIXe siècle
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C’est là que c’est amusant puisqu’en 2026 le pauvre Edwy est pris entre deux feux de ses deux amours « Edwy est-tu pro palestinien donc antisémite, ou est-tu pro-Israël ou Islamophobe ? » cruelle question pour un Trotskiste intégriste laïque qui n’est que le masque décomposé de la christianophobie.
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Ceci étant dit, quiconque a étudié le mouvement néo-conservateur US, sa création etc…(donc aucunement conservateur) Les arcanes profondes du mouvement, comprendra que Edwy est un pure néo-conservateur US in fine.
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On pourrait passer des mois à décrire les nombreuses pathologies psychiatriques de cet individu polymorphe, pervers et souvent pris au piège de sa perversion (accusé d’islamophobie par SOS racisme lol) pour ma part je n’en retiens que le parvenu arriviste vertébré comme un lombric.
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La colonne vertébrale de à l’image de la gauche toute entière, qui au début des années 80, a comme un seul homme, sur ordres, changé intégralement de logiciel en moins de deux semaines suite au discours de leur dieu Georges Marchais « il faut arrêter l’immigration légale et clandestine, chômage, islam, pinard, halal etc… »
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J’en ai été témoin direct, j’étais encore très jeune, mais c’est le jour où j’ai compris que je ne serai jamais de gauche, quand on n’est à gauche on n’a pas besoins d’ennemis le parti, le groupe, la doctrine est le premier ennemi de tous vos intérêts bien compris. (pire que cela, en 24 heures après des décennies à être un dieu, vous pouvez passer à démon au bénéfice du premier pouilleux pourvu qu’il soit étranger)
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Je n’idéalise pas pour autant le camp d’en face mais au niveau de ce qui se qualifie de « fous du bus » la gauche est la grande gagnante incontestée, Edwy Plenel l’illustre assez bien.
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« A force de jongler avec des seaux de merde on finit par s’en prendre un sur la tête » et c’est ce qui arrive régulièrement à Edwy, pris entre l’intérêt direct de ses enfants et de ses relations, et les nombreux gages qu’il se doit de donner à l’islamisme. (comprenne qui peut, bien que qui connait Edwy sait ce dont il s’agit)
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Pour faire taire Edwy une seule équation « Edwy, es tu pro palestine donc antisémite islamophile et pro-terrorisme, ou es-tu pro-Israël donc antisémite, colonialiste, impérialiste ? »
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En 2026 c’est soit l’un soit l’autre, et c’est vous, la gauche qui avez crée ce chantage qui ne t’arrange pas, Edwy mon invertébré psychotique.
Pas du tout d’accord avec cet article et pour plusieurs raisons. D’une part vous ne faites que de citer un soi-disant échec du journaliste, or sans lui beaucoup de scandales d’État n’auraient jamais été mis à jour. D’autre part, il n’est pas aberrant ni condamnable de vouloir suivre une voie et de voir que celle-ci est plus que semées d’embûches. Alors oui certes il peut y avoir des desillusions, mais cela n’empêche en rien tout le combat et l’instigation dont il a fait preuves pendant des décennies. À l’inverse, citez nous un seul journaliste de Valeurs Actuelles ou de Cnews qui a fait preuve d’autant de ténacité dans son travail avec les résultats judiciaires que l’on connaît. Non pas que je sois fan absolu de Monsieur Plenel, mais votre portrait est un petit peu trop au vitriol. (Jalousie mal placée ?). La prochaine fois que vous prendrez le train, regardez plutôt les autres passagers, cela vous réussit mieux en terme d’inspiration (CF « double tenaille »). Cordialement.
En ce moment le sosie de Fétide Adams (julien dray) nous fait du chantage électoral en cœur avec EDWY PLENEL « Si le RN gagne les élections ce sera le chaos la guerre civile ».
Je retourne leurs prédictions à ces deux vieux cadres de la haute noblesse de l’absolutisme royal républicain populophobes que nous devrions raccourcir au plus vite : « Si LFI gagne le pays sera ingérable + ce sera la guerre civile + la discorde avec tous nos alliés + la charia + la faillite, Staline, Mao, Pol Pot, Ho Chi Minh, Castro, des dictateurs déguisés en militaires du Hamas »
Les prochaines échéances électorales vont être de la pure délectation, que le RN arrive au second tour ou pas.
Il sera merveilleux de voir la gauche reporter ses voix sur LFI après les sorties antisémites, pro terroristes, pro islamiques etc…(au niveau diplomatique ça va être un choc)
Le crif, la licra, sos racisme, tous d’ultra-gauche sont de facto et dors et déjà DCD, la période laissera des traces puisque la gauche a dors et déjà fait un choix, l’antisémitisme et l’islamophilie. (la carrière d’Emmanuel Valls à l’envers)
Chacun à gauche devra se positionner, soit « impérialiste colon génocidaire islamophobe », soit « terroriste islamiste pro charia antisémite ».
C’est là où en sont clairement Edwy Plenel et toute la gauche. Là où c’est extrêmement bizarre c’est que la fausse droite Française ne les met pas face des conséquences de leurs délires vieux de 53 ans.
Un esprit critique pourrait un voir une complicité active, un jeu caste, un sketch dans lequel chaque membre de la caste s’arrange pour faire « match nul, un partout la balle au centre » dans le seul but de la préservation de l’état profond, science po & Co, la royale noblesse de papier de la nomenklatura de la république absolue. (vouée elle-aussi à la guillotine)
« Messire le peuple a faim »
« Manant taisez-vous, la République a des urgences bien plus nobles : trouver un strapontin ministériel à tout le monde avant la fin du trimestre ! »
Gérard Larcher souffre d’attendre son fauteur à 40.000 euros pour festoyer,
Dame Yael Braun Pivet souffre de n’avoir pas encore son pavillon d’accueil de l’assemblée nationale,
Emmanuel Macron souffre de ne pas pouvoir dissoudre les nuages, les syndicats, le Conseil constitutionnel par un simple décret sur-le-champ.
Jean-Luc Mélenchon souffre de voir que la République, c’est moins bien quand c’est lui qui n’a pas tous les pouvoirs absolus.
Gabriel Attal souffre de devoir porter des costumes slim tout en ayant l’impression permanente que la France entière le regarde comme le délégué de classe un peu trop zélé.
Sandrine Rousseau souffre de découvrir que le barbecue du dimanche est en train de détruire l’univers à petit feu et que l’arbre qu’elle vient de serrer dans ses bras lui a fait comprendre qu’elle manquait cruellement de radicalité.
(Et tous les ramasse miettes de l’absolutisme républicain populophobe souffrent de ne pas être encore assez subventionnés à leur goût)
Edwy Plenel souffre de passer ses journées à traquer les secrets des puissants tout en vérifiant si le moindre centime de son journal indépendant ne risque pas de froisser sa conscience révolutionnaire.
Par le passé (lors de la période où il dirigeait activement Mediapart), Edwy Plenel avait lui-même indiqué s’appliquer une règle interne de grille salariale (avec un écart de 1 à 4 maximum au sein du journal) et avait révélé toucher un salaire brut de l’ordre de 7 400 euros par mois (soit environ 5 700 euros nets).
Mouais, la guillotine ce n’est pas mon délire mais ça ne ferait vraiment pas de mal, de toute façon ils ont déjà totalement perdu la tête donc ça ne changerait leur état psychiatrique qu’en mieux, moins dingues, plus silencieux, moins nuisibles.
(chaque prof de sociologie attaché à un prof de science po dans la droite ligne des « mariages républicains » )
Edwy ne pourrait pas me reprocher de faire mon Trotskiste n’est-ce pas ^^
Précision: je parlais de La Poste à Rennes. Very sorry!
« Pour 2027, Sandrine Rousseau prône une alliance de son parti avec LFI, menée par Jean-Luc Mélenchon. « La candidature de Marine Tondelier [patronne des Ecologistes] ne décolle pas dans les sondages, et on ne peut pas rajouter des candidatures à gauche », a justifié ce samedi 22 août la députée Ecologiste et Social de Paris, qui était notre invitée politique sur franceinfo. »
Ce qui mécaniquement fait de EELV un parti antisémite et islamique pro terroristes.
Au moins c’est fait, je me ferai un plaisir de le rappeler à chaque taré qui distribue des tracts EELV :
-« Ne me parlez pas, vous êtes un parti allié à LFI, donc antisémite, islamophiles comme hitler et ses trois divisions musulmanes, de végétariens comme hitler, regroupant pas mal d’artistes peintres comme hitler, et qui plus est socialistes comme hitler »
Ca va être un régal de leur faire goûter à leur propre médecine. Vivement la période électorale qu’on puisse les humilier en public !
@maurice Je vous remercie pour cette critique, dont je comprends parfaitement les raisons. Je ne nie d’ailleurs nullement les réussites journalistiques d’Edwy Plenel : les affaires Bettencourt et Cahuzac sont explicitement évoquées dans mon article, et j’y écris que peu de journalistes ont exercé une influence comparable sur la vie publique française.
L’« inutilité » dont je parle ne concerne donc pas son œuvre journalistique, mais le combat idéologique auquel il a consacré sa vie : après quarante années de lutte contre l’extrême droite, celle-ci n’a jamais été aussi proche du pouvoir. Mon propos était précisément de montrer qu’il cherche les causes de cet échec partout, sauf dans l’éventuelle inadéquation de sa propre grille de lecture. Je reconnais volontiers que le portrait est sévère, peut-être même au vitriol ; la jalousie, en revanche, n’y entre pour rien. Quant aux autres passagers du train, je continuerai de les observer puisque, sur ce point au moins, nous sommes d’accord : ils constituent souvent une source d’inspiration plus réjouissante que les vieux croisés de la presse française.
Bien cordialement,
BK
Je vous félicite, M. Le Chat Bègue (ou Bafouilleur ?), pour ce nouvel opus que je trouve plein de qualités d’analyse et d’élégance d’écriture. Votre verdict implacable à l’encontre du Plenel, même s’il est délivré avec presque de la magnanimité et comme une ombre d’indulgence, est d’une grande pertinence.
Il embrasse, derrière le cas personnel du fondateur de Mediapart, la décadence intellectuelle et morale de la quasi-totalité de la gauche française (si l’on excepte de rares individualités comme Marcel Gauchet ou le regretté Jacques Julliard). Il met en scène les gesticulations antifascistes de Plenel, devenues grotesques dans le contexte politique d’aujourd’hui, un contexte que celui qui se présente comme un observateur attentif et un analyste perspicace, se révèle, contrairement à son interlocutrice, incapable d’observer sereinement et de façon objective.
On pourrait, à mon avis, se montrer cependant encore plus sévère à l’encontre d’un Julien Dray, l’inventeur et le tireur de ficelles en coulisses de SOS Racisme, quelqu’un dont la nocivité pour notre pays fut peut-être encore plus grande que celle de Plenel. Et puis, si Plenel a gardé fière allure, avec sa taille restée svelte et sa moustache en devanture comme un étendard, le pauvre Juju, lui, devenu obèse et claudicant, contraint, afin de remplir un peu sa gamelle, d’aller émarger piteusement et faire le mariole sur les plateaux de CNews !
Bien qu’ayant moi aussi milité pendant quelques années dans les rangs de la LCR et de ses succédanés, la seule fois où j’ai croisé physiquement Edwy Plenel, c’est – on appréciera le caractère insolite et paradoxal de mon anecdote ! – dans un colloque, se tenant (si je me souviens bien) au Sénat, autour (cela j’en suis sûr) de la personnalité et de l’œuvre de Charles Péguy.
Cette réunion n’avait pas attiré les grandes foules ; se trouvaient réunis là, entre autres « vedettes intellectuelles de premier plan », Finkielkraut, Bensaïd et Plenel, tous les trois se considérant en effet comme des héritiers ou des disciples, des admirateurs en tout cas du directeur des Cahiers. Je pense cependant que Finky a de bien meilleurs titres pour prétendre postuler à l’héritage de ce dernier (qu’on se réfère en particulier à son très beau « Mécontemporain »), que les deux autres.
Si j’allais saluer Bensaïd, pour qui, je l’avoue, j’avais, malgré tout ce qui m’en séparait désormais, conservé un reste de tendresse, je me gardais bien de m’immiscer dans la discussion qu’il était en train d’avoir avec le moustachu, tant ma détestation à l’égard de ce dernier était déjà affirmée… Que peut-il, en effet, y avoir de commun entre un Plenel et un Péguy, entre un déconstructeur acharné et cynique de notre nation et un patriote ultra qui poussa son mysticisme patriotique jusqu’au sacrifice suprême.
Et puis, on pourrait aussi évoquer le pauvre Fabius. Chaque fois que je vois apparaître son visage bouffi, je suis saisi par le sentiment amer de ses échecs et de sa déchéance que je crois pour ma part y lire. Lui, qui, du fait de ses brillantes études, paraissait au départ promis à un si brillant avenir, à une si brillante carrière, n’affiche en définitive à son palmarès qu’un déplorable séjour au quai d’Orsay (peut-être, avec Kouchner, l’un des pires ministres des affaires étrangères de la 5ème république !) et, pour finir, sa calamiteuse présidence du Conseil Constitutionnel.
Il serait intéressant que Babino Katz écrive un livre de chroniques sur la Bretagne du début du XXIème siècle, lui qui a une belle plume et a été formé tant par le nationalisme breton familial que par l’école de pensée de la Nouvelle Droite. Ce pourrait être une synthèse savoureuse.
Oui oui Raymond, reprenez encore un verre de chouchen…