Les émeutes lycéennes – qui n’ont plus de lycéen que le nom – ont mis la France à feu et à sang. Le bilan comptable de cette poussée d’acné collective ? Plus de 750 policiers et 200 manifestants blessés, 78 enseignants transformés en cibles mouvantes et 24 établissements scolaires partiellement ou totalement réduits en cendres. Coût de la bravade ? Quelque 40 millions d’euros. Tout cela pour défendre des revendications qu’on nous dit légitimes, mais devenues totalement inaudibles, noyées dans la casse et le saignement de nos oreilles à l’écoute du trop grand nombre de manifestants incapables d’aligner trois mots de français correct – toute catégorie sociale confondue.
Que jeunesse se passe… vs réalité
Ce que nous avons fait…
Avouons-le : s’il nous semble avoir été moins bêtes qu’eux à leur âge — ce qui est plausible, vu que nous savions au moins lire et nous concentrer plus de trente secondes d’affilée —, la responsabilité de ce gâchis incombe à notre propre génération.
Qui leur sert quotidiennement le refrain des droits par-ci, des droits par-là, sans jamais évoquer les devoirs ? Qui a collé un écran entre les mains de ces chérubins dès la maternelle ? Qui laisse des gamins de douze ans se faire décérébrer par les algorithmes toxiques de TikTok, par des influenceurs cons comme des manches à balai et une pornographie en libre accès, sans lever le petit doigt ? Qui ose encore s’imposer sans craindre de froisser la petite sensiblerie de son rejeton ?
Pour incarner le parent « cool », par simple ou sous prétexte stupide qu’« il faut bien vivre avec son temps », des générations de parents ont bazardé l’autorité. Cette autorité qui guide, qui forme, qui élève, est désormais estampillée « fasciste ». On en voit le résultat aujourd’hui. Exit la culture de l’effort et de l’excellence, on a même renoncé à s’améliorer : « Venez comme vous êtes », qu’ils disent…
Sans oublier ce narcissisme exacerbé du « moi, je ». Ce lorgnage exclusif sur son propre nombril est le produit direct de notre époque. Comment ces jeunes auraient-ils pu évoluer autrement ?
… et ce que nous n’avons pas fait
Ces jeunes ne sont que notre miroir en pire : l’incarnation parfaite de notre démission parentale. Nous avons abandonné l’éducation de nos enfants à un corps enseignant massivement acquis aux dogmes gauchistes – déconstruction des normes sociales, culture de l’excuse et du moindre effort, déresponsabilisation, culpabilisation des Européens, etc – trop heureux de fuir nos propres responsabilités, comme nous avons abandonné à une classe politique pourrie jusqu’à l’os la faculté de prendre les décisions, toutes les décisions, pour la société.
Notre génération aurait dû au moins bloquer le pays en 2005 quand le verdict du référendum sur la Constitution européenne a été cyniquement piétiné par le pouvoir. Nous devrions au moins descendre dans la rue à chaque fois qu’un de nos enfants est sacrifié sur l’autel du fiasco multiculturaliste, et à chaque nouvelle vague d’immigration qui menace la survie de notre pays. Nous devrions au moins nous faire entendre à chaque fois que des milliards s’envolent vers l’Ukraine pendant que nos services publics crèvent. Nous devrions au moins faire bloc derrière nos agriculteurs asphyxiés par les traités de libre-échange scélérats et derrière nos ouvriers condamnés au chômage par les délocalisations.
Photo d’illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
Breizh-info.com, 2026, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d’origine.