Breizh-Info s’arrêtera le 31 décembre s’il manque 60 000 euros
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Adresses, numéros de téléphone, coordonnées bancaires ou informations médicales : les données personnelles des Français circulent massivement sur les réseaux clandestins d’Internet. Selon un haut responsable de la gendarmerie, près de 80 % de la population aurait des informations mises en vente sur le darknet. Une situation qui favorise les escroqueries et les usurpations d’identité, sur fond de multiplication des cyberattaques.
« À peu près 80 % des Français ont leurs données en vente sur le darknet à des niveaux plus ou moins importants », a déclaré le général André Petillot, major général de la gendarmerie, le 8 octobre, lors d’une conférence à Toulon.
Selon une étude de l’entreprise de cybersécurité Surfshark, rapportée par Le Figaro, 43,4 millions de comptes ont été compromis en France au premier semestre 2026, soit une augmentation de plus de 62 % par rapport au semestre précédent. Ce chiffre concerne toutefois des comptes et non autant de personnes distinctes.
Des informations personnelles exploitées par les escrocs
Les conséquences peuvent être considérables. Une fois dérobées, les informations personnelles peuvent être revendues pour préparer des fraudes bancaires, de faux dossiers de prêt ou des campagnes d’hameçonnage ciblées.
Le phénomène prend une nouvelle dimension avec le développement des « lookups », des moteurs de recherche clandestins permettant de retrouver des données piratées à partir d’un simple nom. Certains sont accessibles directement sur Internet, sans passer par le darknet.
Selon CNews, ces plateformes peuvent révéler des adresses postales, des dates de naissance, des IBAN ou des numéros de Sécurité sociale. Début octobre, trois adolescents de 17 ans, soupçonnés d’administrer des services de ce type, ont été interpellés lors d’une opération ayant conduit à la fermeture de deux plateformes.
Des services d’effacement sans garantie
Autre dérive dénoncée par UFC-Que Choisir : certains sites proposent désormais d’effacer les données compromises contre rémunération. Une promesse sans garantie, puisque rien n’assure leur disparition des différentes bases exploitées par les cybercriminels.
La Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) reconnaît également ses difficultés à obtenir la suppression de ces informations, les responsables des plateformes étant parfois impossibles à identifier.
Face à cette menace, les spécialistes recommandent d’utiliser des mots de passe différents pour chaque compte et d’activer la double authentification. Le service gratuit « Have I Been Pwned » permet également de vérifier si une adresse électronique apparaît dans des fuites connues, même si sa base n’est pas exhaustive.
Au-delà de la vigilance individuelle, la multiplication des piratages d’entreprises et d’administrations pose la question de leur responsabilité dans la protection des données personnelles qui leur sont confiées.
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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