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Emmanuel Macron ne sera pas à Budapest le vendredi 23 octobre pour le 70e anniversaire de l’insurrection hongroise de 1956. L’ambassade de France l’a confirmé lundi au site d’information hongrois Telex, une semaine après que le Premier ministre Péter Magyar eut annoncé publiquement la venue du président français. Selon l’ambassade, Paris n’avait jamais confirmé officiellement cette visite. Aucune raison n’a été donnée.
Une invitation lancée à Paris en juin
Péter Magyar avait invité Emmanuel Macron lors de sa visite à l’Élysée, début juin, où les 2 dirigeants avaient évoqué la relance des relations franco-hongroises et une coopération en matière de sécurité, de défense et d’énergie. Le 13 octobre encore, le Premier ministre hongrois affirmait que le président français ferait partie des dirigeants étrangers présents. Ni ses services ni le ministère hongrois des Affaires étrangères n’ont répondu aux questions de Telex.
La venue de Macron aurait eu une forte portée symbolique. Ce sera le premier 23 octobre célébré sans Viktor Orbán au pouvoir depuis 16 ans, après la victoire de Péter Magyar aux élections d’avril. Défenseur d’une intégration européenne renforcée, le président français aurait conforté la volonté du nouveau chef du gouvernement de rapprocher la Hongrie de Bruxelles, après des années d’affrontement sous Orbán.
Un président affaibli et une France en proie aux émeutes
Le contexte français pesait aussi sur ce déplacement. Selon un sondage Ifop publié le 19 octobre, seuls 17 % des Français se disent satisfaits de l’action d’Emmanuel Macron, tandis que 56 % se déclarent très mécontents, un record. Et le week-end précédent, la journée de mobilisation contre la vie chère du 17 octobre a dégénéré en émeutes dans plusieurs villes : pillages, attaques de bâtiments publics, et incendie de l’hôtel de ville de Limoges, un édifice de 1883 en grande partie détruit. Au moins 1 800 personnes ont été interpellées dès le lendemain, selon les autorités. Les autorités françaises n’ont pas indiqué si cette situation avait pesé dans la décision du président.
Magyar invoque la fermeté migratoire
Péter Magyar a lui-même réagi aux images venues de France. Dans un message publié le 18 octobre, il a qualifié ces scènes de « choquantes ». Il y a vu la démonstration de la nécessité pour la Hongrie de maintenir une politique migratoire stricte et une protection rigoureuse de ses frontières extérieures : face à ces violences, son pays adopte selon lui « la position la plus ferme possible sur la migration ». Le Premier ministre a rappelé que manifester pacifiquement est un droit fondamental, mais que le vandalisme et la violence sont des crimes graves, et a exprimé sa solidarité avec la nation française.
Von der Leyen et Costa à Budapest
En l’absence d’Emmanuel Macron, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le président du Conseil européen, António Costa, sont confirmés. Ursula von der Leyen doit prononcer un discours. Invité, le président ukrainien Volodymyr Zelensky ne devrait pas venir, selon Péter Magyar.
La venue de la présidente de la Commission ne fait pas l’unanimité. Le quotidien Magyar Nemzet, proche du Fidesz, y voit un « tour d’honneur » de Bruxelles après la défaite de Viktor Orbán, et le député Fidesz Péter Takács dénonce l’alignement du nouveau gouvernement sur les dirigeants proeuropéens. Le Fidesz organisera sa propre commémoration place Bem, à Budapest, sans discours de Viktor Orbán.
Le programme officiel prévoit une séance solennelle au Parlement, une cérémonie place Kossuth, un gala à l’Opéra national et une réception des invités étrangers au Musée national. Le 23 octobre 1956, les Hongrois s’étaient soulevés contre la dictature communiste et l’occupation soviétique. L’insurrection avait été écrasée par l’Armée rouge début novembre.
Photo : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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