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28-01-2014 – 07H00 Vannes (Breizh-info.com) – Comme nous l’avions annoncé précédemment, un café politique se tiendra à Vannes, mercredi 29 janvier, sur le thème « contestation et dissidence : la crise a t-elle causé le divorce entre la République et ses citoyens ? ». Nous avons interrogé Augustin Debacker, animateur et organisateur de ces cafés politiques, sur la finalité de ces réunions et débats publics.
Breizh-info.com : Pouvez-vous vous présenter ?
Augustin Debacker : Je m’appelle Augustin Debacker et je coorganise, avec Nicolas Jullien, l’animation du Café Politique « Du Grain à Moudre« . Salarié et père de famille, je m’inscris dans cette classe moyenne qui, aujourd’hui, se pose de nombreuses questions politiques autour des institutions, de leurs pertinences et de leur efficacité dans la recherche du bien commun.
Breizh-info.com : quel est le concept de « du grain à moudre », le café politique vannetais ?
Augustin Debacker : Nous voulons encourager autour de nous un « questionnement philosophique », à la lumière de la raison seule, par des intervenants de qualité. Aux doutes d’une grande partie de la population, nous pensons qu’en sortant des sentiers battus, nous pouvons apporter un peu d’oxygène à la vie de l’esprit de nos contemporains. Ici, pas de circonvolutions, de faux-fuyants ou de discours moralisateur : c’est en donnant « du grain à moudre » rationnel et raisonnable aux Français qu’ils pourront former leurs idées politiques.
Breizh-info.com : Y-a-t-il une étiquette politique ? Comment se sont passées les premières réunions ?
Augustin Debacker : Nous n’avons pas d’étiquette politique et ne nous rattachons à aucun parti.
Les premières réunions se sont très bien passées, avec à chaque fois une vingtaine de personnes, des interventions et échanges très intéressants. M. Gilles Dumont avait abordé la question de la démocratie moderne qui ressemble de plus en plus à une aristocratie élue tant le peuple est tenu éloigné des prises de décisions.
Selon le dernier sondage du Cevipof, 87% des Français considèrent que les responsables politiques se préoccupent peu ou pas du tout des gens comme eux! Tandis que M. Gilles Simon avait abordé le sujet des mouvements sociaux et, notamment, celui des Bonnets Rouges pour tenter de comprendre ce phénomène nouveau qui voit manifester ensemble des syndicalistes et des catholiques, des patrons et des ouvriers, des artisans et des employés.
Nos Cafés Politiques prétendent aider les gens à comprendre plutôt que de tomber dans des jugements faciles et un peu naïfs.
Breizh-info.com : Quelles sont les perspectives pour l’année 2014 ?
Augustin Debacker : Pour l’année 2014, nous essayerons de tenir le rythme de deux cafés par trimestre, avec un café en Janvier avec M. Simon Alain sur la question de la séparation entre la république et les citoyens que révèle la crise économique et en Mars avec M. Joël Hautebert sur les liens entre la modernité et le totalitarisme.
Breizh-info.com : Quel est votre point de vue sur la situation de la Bretagne en ce début d’année ?
Augustin Debacker : Certaines régions comme la Corse, le « grand Paris » ou le « grand Lyon », bénéficient ou vont bénéficier de statuts particuliers qui renforcent leur autonomie. Pourquoi la Bretagne ne pourrait-elle pas bénéficier d’une authentique régionalisation? La Bretagne est aujourd’hui à un carrefour politique, coincée entre sa volonté d’affirmer ses légitimes libertés locales et, d’un autre côté, une décentralisation qui relève plus de la déconcentration du pouvoir parisien. Il faut, à mon avis, que les Bretons puissent bâtir un véritable projet politique qui unissent les deux aspirations, l’autonomie et la protection des libertés locales.
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